Marcel Schouten, au centre, a terminé devant les Brésiliens Diogo Villarinho (3e) et Fernando Ponte (2e).

Marcel Schouten s’impose

Le Néerlandais Marcel Schouten a remporté le 10 km FINA de la Traversée internationale du lac Saint-Jean, jeudi après-midi, affichant sa supériorité dans les derniers mètres de l’épreuve.

Au terme d’un sprint intense dans la dernière ligne droite, Schouten a devancé le Brésilien Fernando Ponte et Diogo Villarinho. Le vainqueur a craint jusqu’à la toute fin d’être rattrapé, avant de finalement toucher la plaque en premier.

« Dans les 20 derniers mètres, ce n’était plus de la nage, c’était plutôt une bataille jusqu’à l’arrivée, mais j’ai gagné donc c’est bien », a résumé le nageur de 26 ans, lui qui en était à sa première présence à Roberval.

Marcel Schouten a nagé les 10 kilomètres en 1 h 56min10sec et deux dixièmes, une seconde et deux dixièmes devant Fernando Ponte. Ce dernier a devancé de seulement trois dixièmes son compatriote Diogo Villarinho.

« Normalement, je ne suis pas très bon à l’arrivée et je perds beaucoup de positions dans les derniers mètres, a fait remarquer Schouten. Cette fois, j’ai pris ma place jusqu’à la fin. »

C’était en peloton jusque dans les trois derniers kilomètres et le rythme était très lent, a ajouté le représentant des Pays-Bas. J’ai pensé que c’était possible de tenter une échappée, mais ce ne l’était pas. Je suis resté devant et j’ai décidé d’attendre jusqu’à la fin. »

Appelé à s’exprimer sur sa stratégie, Marcel Schouten a été on ne peut plus clair.

« C’était d’arriver premier et j’ai réussi, s’est exclamé le gagnant en riant. Je ne pensais pas que c’était possible, mais le rythme était lent et je me sentais fort. Je me suis donc dit que j’allais essayer. »

Nicolas Masse-Savard a été le premier Canadien à rallier l’arrivée. Il a terminé neuvième, à 11 secondes du vainqueur. Même s’il aurait aimé terminer un peu plus haut au classement, le nageur de Gatineau a fait remarquer qu’il n’avait jamais terminé aussi près du premier.

« Ça a super bien été, jusqu’à 9950 mètres, mais quand le sprint est parti, j’ai manqué un peu de puissance pour demeurer dans le peloton. C’est un bon résultat, mais j’aurais aimé faire un podium, du moins terminer plus proche du premier.

La dernière ligne droite a été pour le moins intense pour Nicolas Masse-Savard, appelé à jouer du coude jusqu’au fil d’arrivée. Un aspect qui l’a quelque peu déstabilisé.

« Ça a été vraiment violent et quand je prends un coup, c’est difficile de rembarquer (dans le peloton), a noté Masse-Savard. C’était quasiment un match de boxe, particulièrement dans le dernier tour où il y avait des Argentins violents et je me suis fait embarquer dessus. Recevoir des coups de coude à la fin d’un 10 km, ça demande beaucoup d’énergie. »

Cunha s’est imposée in extremis au sprint du 10 km FINA chez les femmes.

Une Brésilienne chez les femmes

Chez les femmes, Ana Marcela Cunha a triomphé après un sprint des plus serrés, devançant Vivianne Jugblut et Samantha Arevalo Salinas. Par l’entremise de son entraîneur, qui faisait office d’interprète, la Brésilienne a expliqué qu’elle avait utilisé son plan B pour le sprint, c’est-à-dire d’exploiter sa puissance. Le plan A était d’être le mieux positionnée possible, mais l’embouteillage a modifié la stratégie.

Stephanie Horner, triple olympienne originaire de Beaconsfield, a terminé quatrième. 

« Habituellement, je flanche après cinq kilomètres, donc j’étais très contente de tenir le coup jusqu’à la fin, a résumé la nageuse de 29 ans. Il me manquait juste une petite ‘‘gear’’ pour m’accrocher, mais je suis contente.

Seule régionale en action jeudi, la Félicinoise Dania Bélisle a terminé hors délai. Elle s’attendait à connaître une dure journée au bureau.

« C’était surtout un manque de préparation et je le savais, mais au moins, il y a avait du soleil », a philosophé Bélisle, le sourire aux lèvres malgré tout. Les premiers kilomètres étaient agréables, mais c’était plus difficile par la suite. »

Blessée à une main à l’entraînement, Dania Bélisle a indiqué que l’idée d’abandonner ne lui a pas traversé l’esprit. Elle se tourne maintenant vers le 10 km à Mégantic, au début du mois d’août. 

Elle devrait être de retour à Roberval l’an prochain, cette fois au 32 km, si tout va bien.

Au terme d’un sprint final endiablé, les quatre nageurs ont pratiquement touché la plaque en même temps à l’arrivée.

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EN BREF

• Un petit tour dans le bateau réservé aux médias pendant le 10 km hommes a permis de constater l’impressionnante vitesse de croisière des nageurs. Un peu comme à vélo, les athlètes à l’arrière arrivent à s’accrocher dans l’aspiration, à condition de tenir le rythme. Cette situation contribue aux arrivées massives au sprint. La zone de ravitaillement est également intrigante, alors que les participants récupèrent des vivres accrochés sur une perche, qui est tenue par leur entraîneur. Rien de tout ça n’est évident, sauf pour les acteurs du spectacle. L’expression « comme un poisson dans l’eau » ne pourrait être mieux utilisée…

• La 26e édition du Marathon de la relève marquera la journée de vendredi. Les 25 athlètes quitteront la plage Robertson de Mashteuiatsh à 13 h 30 et ils sont attendus à Roberval vers 15 h 30. L’événement de 10 kilomètres mettra aux prises 25 nageurs âgés entre 14 et 26 ans. Six sont originaires de la région, soit François Michaud (Alma), Audréanne Bouchard (Chibougamau), Gabrielle Savard (Dolbeau-Mistassini), Léanne Girard (La Baie), Alexann Petiquay (Mashteuiatsh) et Guillaume Poulin (Saint-Félicien) seront du départ…