Copropriétaire des Marquis de Jonquière, Marc Boivin estime à 80 % les chances que la LNAH poursuive ses activités avec six formations l'automne prochain, et ce malgré que les formations de Trois-Rivières et de Laval aient annoncé la fin de leurs activités. M. Boivin s'attend à ce que la concession de Trois-Rivières soit acquise par un nouveau groupe et soit de retour dans le circuit Godin.

Marc Boivin prévoit un été mouvementé

Copropriétaire des Marquis de Jonquière, Marc Boivin est très confiant de voir la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH) poursuivre ses activités la saison prochaine avec six équipes. Mais un sérieux coup de barre devra être donné pour que le circuit prenne véritablement son erre d'aller, estime-t-il. « L'été va être mouvementé. Il y aura des changements, c'est sûr, car la ligue est à un tournant. »
En entrevue téléphonique, M. Boivin évalue à 80 % les chances que la LNAH poursuive ses activités avec six formations l'automne prochain malgré les annonces de fin des activités du Blizzard de Trois-Rivières (mi-avril) et des Prédateurs de Laval (mercredi). Il s'attend en effet à ce que la concession de Trois-Rivières soit acquise par un nouveau groupe et qu'elle effectue un retour dans le circuit Godin cet automne. « Je ne suis pas vraiment inquiet pour (l'avenir de) la ligue et je pense que la concession va repartir à Trois-Rivières. Les conditions à Trois-Rivières sont encore bonnes pour une équipe de hockey. La municipalité assume les heures de glace et fournit une aide financière appréciable. Les dirigeants de la concession ne paient pour les concessions, la publicité ; ils ne paient pas de taxes ni de redevances sur les billets », énumère Marc Boivin concernant les avantages consentis au Blizzard.
Assemblée reportée
Mercredi soir, les dirigeants de la LNAH ont tenu un appel-conférence avec les propriétaires des formations de Jonquière, Sorel-Tracy, Rivière-du-Loup, Saint-Georges et Thetford. Un exercice qui a été salué par le président des Marquis et qui a permis aux propriétaires de faire le point par suite de l'annonce de la fin des activités de Laval, après Trois-Rivières à la fin de la saison régulière.
Deux autres rencontres sont d'ailleurs prévues la semaine prochaine pour préparer un plan la saison 2017-18. « Je suis bien confiant pour Trois-Rivières. On va se reparler lundi et on devrait être en mesure d'être davantage fixé sur son avenir », mentionne-t-il.
Comme il ne reste officiellement que cinq équipes pour l'instant, l'assemblée générale annuelle (AGA) qui devrait avoir lieu vendredi et samedi a été remise à une date ultérieure. « Les règlements nous le permettent. L'AGA, ça touche plus les règlements et dans les procès verbaux, il y avait déjà deux ou trois choses que l'on voulait changer », mentionne-t-il, en ajoutant que la ligue continuera de plancher sur des projets d'expansion.
Laval ferme boutique
Mercredi matin, la direction des Prédateurs de Laval a publié un communiqué annonçant officiellement la fin de ses activités après trois saisons au vieux Colisée de Laval. Déjà minée par une faible assistance (moyenne de 600 spectateurs), l'organisation lavalloise n'a pas été en mesure de faire ses frais.
Le propriétaire de l'équipe, Hugo Bernard, affirme avoir tenté de relocaliser l'équipe dans trois villes différentes sans succès. « En fait, l'organisation lavalloise avait une possibilité de relocalisation dans une autre ville, mais uniquement pour la saison 2018-2019. Il fallait donc élaborer un plan de transition pour une saison, afin de sauver l'équipe et garder les joueurs actifs », explique-t-il. 
L'organisation affirme avoir trouvé de nouveaux investisseurs. Ces derniers avaient participé à l'élaboration d'un plan de relance et avaient soumis neuf demandes à la LNAH, dont un changement de nom pour les Chiefs et une réduction salariale pour les joueurs et entraîneurs. Toutefois, aucune n'a été retenue par les gouverneurs. La décision a donc été prise de remettre la concession aux dirigeants de la LNAH.