En à peine deux ans, le Jonquiérois Marc-Antoine Simard (à l’avant) a fait des progrès impressionnants en triathlon. Il s’est initié successivement à la course, au vélo et à la natation pour finalement participer à un premier triathlon sprint l’été dernier. Il est passé en vitesse supérieure la semaine dernière, avec une 7e position chez les 25-29 ans de la distance olympique, au Triathlon international de Montréal.

Marc-Androine Simard, un passionné de triathlons

Bien malin qui aurait pu prédire que le Jonquiérois Marc-Antoine Simard se distinguerait à une épreuve de triathlon. Il y a deux ans à peine, cet employé de Rio Tinto n’avait jamais fait de triathlon. Grâce à un ami, il s’est d’abord initié à la course, puis au vélo et à la natation, pour finalement devenir un véritable passionné de la discipline. Sa progression spectaculaire s’est traduite par des résultats impressionnants !

La semaine dernière, au Triathlon International de Montréal, l’athlète de 27 ans a conclu son 2e triathlon à vie en distance olympique (1500 m de natation, 40 km de vélo et 10 km de course à pied) avec un chrono de 2 h 28mn, soit deux minutes de moins que ce qu’il avait prévu. Cette performance lui a valu le 7e rang de sa catégorie (25-29 ans) et le 61e rang au classement général masculin. Plus motivé que jamais, le Jonquiérois ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Aujourd’hui (samedi), il vise même un podium au classement général, au Triathlon de Saint-Félicien.

Il a débuté sa carrière de triathlète sur la distance « sprint » (dont les distances sont la moitié du volet olympique), parcours qu’il réussit maintenant à terminer en moins de 1 h 10 ! « C’est l’un de mes amis qui a commencé à me faire courir. J’ai fait des demi-marathons et je courais pour le plaisir avec mon chien. Puis, il m’a incité à faire du vélo. Je n’étais pas sûr, mais j’ai fini par aller m’acheter un vélo. » Durant la saison hivernale, il l’a incité à nager et finalement, le Jonquiérois s’est inscrit à un premier triathlon l’an dernier, tenu au parc Ste-Foy de Québec. Il a conclu avec un temps de 2 h 56. « C’est là que j’ai pogné la piqûre ! »

Soucieux de s’améliorer, l’été dernier, à mi-chemin de la saison, il a demandé conseil à Fredéric Bouchard, un champion de demi-Ironman, qui a accepté de le prendre sous son aile. « Je me suis entraîné fort durant l’hiver, mais c’est une passion et non un fardeau. Même que les jours où je ne m’entraîne pas, je trouve ça plate ! »

Il s’entraîne de sept à dix heures semaine. Si le vélo reste sa force, la natation demeure ce qu’il souhaite le plus améliorer. « C’est vraiment la natation qui est le plus difficile. C’est super technique et ça ne fait pas encore deux ans que je nage. Je m’améliore, mais il reste encore beaucoup de travail à faire », concède Marc-Antoine Simard.

Actuellement, il souhaite prendre de l’expérience de course afin d’être en mesure de mieux gérer son énergie. « En triathlon, tu ne peux pas tout donner à la nage, sinon tu n’auras plus d’énergie pour le vélo et la course. Tu dois apprendre à gérer ton énergie et ça prend de l’expérience de course pour y parvenir. Avec ce triathlon, ça me donne une idée pour améliorer mes temps de vitesse sur le sprint », explique celui qui travaille sur des quarts de travail de nuit et parfois de jour chez Rio Tinto.

Samedi, il tentera d’améliorer son temps à Saint-Félicien et parvenir à se hisser sur le podium du classement général. La fin de semaine suivante, il prendra le départ du Triathlon Esprit de Montréal, ce qui constituera un autre bon test.

« Je souhaite faire des podiums dans la distance olympique. Mon objectif final serait d’accéder au podium dans cette catégorie au classement général », a-t-il conclu.