Lysanne Richard of Canada poses for a portrait on the 21 metre platform prior to the third stop of the Red Bull Cliff Diving World Series in Polignano a Mare, Italy on May 30, 2019. // Dean Treml/Red Bull Content Pool // AP-1ZHZABU9N2111 // Usage for editorial use only //
Lysanne Richard of Canada poses for a portrait on the 21 metre platform prior to the third stop of the Red Bull Cliff Diving World Series in Polignano a Mare, Italy on May 30, 2019. // Dean Treml/Red Bull Content Pool // AP-1ZHZABU9N2111 // Usage for editorial use only //

Lysanne Richard reçoit deux prix

Dave Ainsley
Dave Ainsley
Le Quotidien
En pleine saison morte, la plongeuse de haut vol originaire de Jonquière Lysanne Richard vient de recevoir coup sur coup deux prix prestigieux.

Elle a d’abord remporté le titre d’athlète de l’année du site Internet La Voix des sportifs qui suit les athlètes d’élite à travers la francophonie. Une liste de six noms avait été soumise par les responsables, quatre Français ainsi que la patineuse de vitesse courte piste sherbrookoise Kim Boutin.

Un vote du public a ensuite permis de couronner Lysanne Richard, troisième l’an dernier sur le circuit Red Bull et deuxième au classement mondial qui divise les points par le nombre de compétitions grâce à cinq podiums en six épreuves, ayant raté une partie de la saison en raison d’une blessure au cou.

Bien qu’il n’existe pas encore de prix distinct pour le plongeon haut vol, la semaine dernière, lors du Gala de Plongeon Canada, Lysanne Richard a reçu le prix de Vague positive, en raison du rayonnement donné à son sport. Sa candidature avait été soumise par Plongeon Canada et son club, Camo. « C’est un prix dédié à l’implication sociale », souligne la récipiendaire qui est associée à plusieurs causes, en plus des conférences qu’elle donne.

La plongeuse de haut vol originaire de Jonquière Lysanne Richard a été honorée deux fois plutôt qu’une au cours des dernières semaines.

« C’est un prix qui existe depuis l’année dernière seulement. C’est vraiment un beau prix, parce que ce ne sont pas nécessairement les résultats », raconte Lysanne Richard qui donnera une conférence le mois prochain à l’UQAM. Avis aux intéressés, elle est disponible pour en faire d’autres, dans sa région natale si possible.

Calendrier chargé

La prochaine année sera la plus occupée pour les plongeuses de la série internationale. La saison débutera à Bali, en Indonésie, à la mi-mai, pour se terminer en novembre à Sydney, en Australie. Il faut ajouter à ce calendrier au moins une compétition de la Fédération internationale de natation (FINA) dont la date exacte reste à déterminer.

« C’est vrai que ça va être une longue saison. D’habitude, le circuit Red Bull ne se rendait pas jusqu’en novembre. Des fois, on avait une Coupe du monde FINA en novembre et dans ce temps, ça débutait un peu plus tard », met en contexte Lysanne Richard.

Elle prend donc toutes les précautions possibles pour préserver son corps, et particulièrement son cou qui lui a causé des problèmes lors des dernières saisons. Lysanne Richard travaille donc intelligemment dans sa préparation. « Depuis la fin de la saison, même si ça me manque, je n’ai pas encore fait de haut vol afin de donner une pause d’impact à mon corps. Avec un calendrier comme ça, il va vraiment falloir travailler stratégiquement. Je ne ferai pas beaucoup de répétitions, même en compétitions. Je pense que c’est ma recette pour pouvoir continuer », estime Lysanne Richard, qui a également mis l’accent sur la préparation physique et mentale.

« Il y avait quand même du plongeon, mais pas du haut vol », précise la native de Jonquière qui recommencera à plonger de sa hauteur habituelle la semaine prochaine en prévision du début de la longue saison qui s’en vient à grands pas.

« Ça va arriver quand même vite. Le temps passe vite dans le dernier sprint d’habitude », rappelle Lysanne Richard.

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BIENTÔT UNE PLATEFORME DE 20 MÈTRES AU STADE OLYMPIQUE

Un projet que Lysanne Richard chérit depuis plusieurs années va finalement aboutir dans les prochaines semaines. Le Stade olympique de Montréal sera bientôt équipé d’une plateforme d’une hauteur réglementaire de 20 mètres. 

«Ce qui est dommage, c’est que je vais avoir ce beau jouet-là et je ne pourrai pas m’en servir énormément. En même temps, le fait que ce soit à Montréal fait que je vais pouvoir l’utiliser plus souvent, donc travailler mes plongeons avant la saison. Rendue en compétition, je n’aurai pas besoin d’en faire beaucoup parce que je vais les avoir faits à la maison. C’est sûr que ça devrait m’aider à compenser le fait que je ne puisse pas prendre de plongeons de haut vol en peu de temps», convient Lysanne Richard, soulignant la collaboration de Plongeon Canada et la haute direction de la Régie des installations olympiques dans ce dossier. 

Une plateforme de 18 mètres est déjà installée au Stade olympique, qui est utilisée par Lysanne Richard, mais celle de 20 mètres représentera la hauteur officielle de compétition. 

«Ç’a l’air de peu deux mètres, mais c’est tellement important comme différence. En compétition, on ne plonge jamais en bas de 20 mètres. Avoir 18, ce n’était pas suffisant pour faire les plongeons les plus difficiles où on a vraiment besoin de ces 20 mètres. De plus, 20 mètres, c’est la hauteur FINA. Éventuellement, on va peut-être pouvoir recevoir des compétitions féminines à Montréal», avance l’athlète de 38 ans, poursuivant que cette plateforme incitera des plongeurs d’ailleurs à venir s’entraîner à Montréal. 

«Ça devient vraiment un outil très précieux», exprime Lysanne Richard qui donnera une démonstration de plongeon haut vol lors de la même fin de semaine du 29 février et du 1er mars dans le cadre des Séries mondiales de plongeon de la FINA, au Stade olympique. «Le 20 mètres devrait être installé pour cet événement. Ce serait la première fois que je vais y avoir accès», raconte Lysanne Richard.