Miguel Goderre et Virginie Maltais s'envoleront pour l'Australie au début de 2018, pour participer aux Championnats du monde d'ultimate frisbee des moins de 24 ans.

L'ultimate frisbee, du Lac à l'Australie

Deux athlètes du Lac-Saint-Jean vont vivre une expérience hors du commun en janvier, à Perth en Australie, dans un sport qui ne cesse de gagner en popularité, mais qui n'est pas encore familier pour tout le monde. Virginie Maltais et Miguel Goderre ont été sélectionnés au sein de l'équipe canadienne mixte en vue des Championnats du monde d'ultimate frisbee des moins de 24 ans, présentés du 7 au 13 janvier au pays des kangourous.
La première vient d'Hébertville-Station, tandis que le second est originaire d'Alma. Les deux étudiants de l'Université Laval à Québec pratiquent l'ultimate depuis plusieurs années et lorsqu'est venue l'occasion de prendre part à cette compétition d'envergure, ils n'ont pas hésité à sauter sur l'occasion. Qui plus est, les deux sont des petits cousins !
« En juin, on a participé à une fin de semaine d'essais à Montréal et quelques semaines plus tard, on recevait un courrier électronique qui nous confirmait notre sélection au sein de l'équipe mixte, explique Virginie Maltais à l'autre bout du fil. On pouvait tenter de se qualifier pour l'équipe masculine, féminine ou mixte. Miguel et mois avons été sélectionnés sur l'équipe mixte. »
Expérience
Virginie Maltais joue au ultimate frisbee depuis la fin de son secondaire et fait partie de l'équipe du Québec depuis deux étés. Miguel Goderre a débuté sa carrière un peu avant, en plus d'être un athlète accompli au volleyball et au football. Virginie a participé à plusieurs tournois depuis le début de l'été, dont un au sein de l'équipe canadienne. De son côté, Miguel est un membre du Royal de Montréal, de l'American Ultimate Disc League.
« Quand on a su que les Championnats du monde avaient lieu en Australie, on s'est dit qu'on n'avait pas le choix d'aller aux essais pour tenter de se qualifier », lance la jeune femme.
Preuve que l'ultimate frisbee gagne en popularité au Québec, 10 athlètes de la Belle province ont été choisis sur l'une ou l'autre des trois équipes canadiennes (mixte, féminin ou masculin) en vue des mondiaux. À titre comparatif, il y en avait six en 2013 et cinq en 2016.
Financement recherché
D'ici leur départ pour l'Australie, les deux amis doivent préparer leur voyage. Contrairement à d'autres organisations sportives, il n'existe aucune structure de financement pour les membres de l'équipe canadienne. Chaque joueur doit trouver le financement nécessaire pour pouvoir se rendre à Perth.
« C'est nous qui payons notre saison à 100 pour cent, ainsi que notre billet d'avion pour l'Australie, fait valoir Virginie Maltais. Ça revient à facilement 5000 dollars chacun. On tente d'organiser des activités avec notre équipe pendant les matchs. Miguel et mois avons tenté de communiquer avec nos députés Alexandre Cloutier et Denis Lebel, sauf que ce dernier va démissionner donc on ne sait plus trop vers qui se tourner. On va tenter de faire un peu de publicité pour tenter de trouver de l'aide, en plus de mettre sur pied des activités de financement. »
Qu'est-ce que l'ultimate frisbee?
L'ultimate frisbee est plutôt méconnu dans la région, mais il existe un circuit professionnel américain, l'American Ultimate Disc League, dont fait notamment partie le Royal de Montréal.
Ce sport se joue sur une surface où les dimensions sont semblables à celles d'un terrain de football. Il se joue à sept contre sept et l'objectif est d'atteindre la zone des buts située aux deux extrémités du terrain en s'échangeant le disque, puisqu'il est interdit de bouger lorsque le joueur a le frisbee en sa possession.
Grande particularité de l'ultimate frisbee : il est autoarbitré. Les joueurs des deux équipes décident entre eux si une faute est commise, jusqu'à un consensus.
Aux Championnats du monde, des observateurs devraient se trouver sur les lignes de côté. Ils peuvent notamment appeler si des passes ont été captées en dehors des limites du terrain. Ils peuvent aussi intervenir si les deux équipes ne s'entendent pas sur une décision.
Virginie Maltais soutient que l'ultimate allie football, basketball et soccer, en raison des différents mouvements et stratégies lors d'un match.
« Ça mélange plusieurs sports, reconnaît la native d'Hébertville-Station. Ça ressemble passablement au soccer en raison de tous les mouvements qu'il faut faire pour se démarquer ou encore pour faire des passes. C'est un sport ou l'esprit du jeu est tellement important. »