Loris Rafanomezantsoa a l’intention de faire sa place au sein de la brigade défensive des Sags dès cette saison.

Louis Rafanomezantsoa: le choix dans l’ombre

Depuis le repêchage, dans les discussions chez les partisans des Saguenéens et dans les médias, il a énormément été question d’Hendrix Lapierre et de Théo Rochette. Un troisième joueur de 16 ans est débarqué à Chicoutimi cette semaine avec la ferme intention d’y demeurer, Loris Rafanomezantsoa.

Lors des deux matchs intraéquipe avec les recrues, le défenseur de Trois-Rivières a montré de quel bois il se chauffait, notamment avec son coup de patin. «Il bouge bien la rondelle, a des bons pieds et est fort physiquement. Il joue avec une belle confiance. Il n’a pas l’air intimidé du tout sur la glace», de noter l’entraîneur-chef des Sags, Yanick Jean, très heureux de sa prise au 21e rang du dernier repêchage à Shawinigan, maintenant qu’il l’a vu en action avec les autres jeunes espoirs de l’équipe pour le camp des recrues.

«C’est sûr qu’il va jouer chez nous. Quand, on ne le sait pas. Chose certaine, ça va faire un bon défenseur junior», de louanger le pilote des Bleus.

L’an dernier, Loris Rafanomezantsoa évoluait dans le midget espoir, disputant également quelques parties avec les Estacades de Trois-Rivières. Peut-il faire le saut dans la LHJMQ dès cette saison sans disputer une saison complète dans le midget AAA?

«C’est du cas par cas. C’est différent pour chaque joueur, répond Yanick Jean. Au camp estival des moins de 17 ans, les dirigeants de Hockey Canada s’attendaient à ce que la marche entre le midget espoir et les meilleurs au Canada paraisse et ça n’a pas été le cas du tout. On va voir avec le calibre du camp qui va augmenter. On va surtout prendre la meilleure décision à la fin du camp par rapport au jeune et non par rapport à l’équipe.»

«Je veux montrer aux entraîneurs que je suis prêt à faire le saut et que je veux faire le saut», lance sans détour le principal intéressé de 6 pieds et 160 livres.

«J’ai l’impression d’avoir un peu moins de pression que les choix de première ronde. Je veux sortir de l’ombre et me faire découvrir par le personnel et les partisans», de laisser savoir le défenseur qui apprécie la glace olympique du centre Georges-Vézina. Il n’est pas en territoire inconnu puisque Trois-Rivières possède également une patinoire de dimension olympique.

Rafanomezantsoa voit son passage dans le midget espoir comme une bonne chose, où il a pu se développer davantage grâce à une utilisation accrue en plus de toucher au midget AAA. Il a également eu le privilège, comme son nouveau coéquipier Hendrix Lapierre, de recevoir une invitation pour le camp estival des moins de 17 ans, où il a attiré l’attention. «Ç’a été une belle surprise et une expérience inoubliable. C’est incroyable ce que j’ai pu vivre. C’est sûr que j’étais stressé. Hockey Canada, c’est une marche de plus comme le junior. C’est un peu meilleur. J’ai réussi à enlever cette pression et ça bien été, de relater Loris Rafanomezantsoa. C’était une semaine vraiment chargée et ça préparait vraiment bien pour un camp junior. Ça ressemble à ça avec beaucoup de glace et d’entraînement sans beaucoup de repos.»

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QUATRE NATIONALITÉS !

L’arbre généalogique de Loris Rafanomezantsoa n’est pas simple. Né en France, le jeune homme possède quatre nationalités. « C’est sûr que je ne me sers pas des quatre. Je demeure Canadien », rigole le défenseur de 16 ans.

Son père est originaire du Madagascar, une île de l’Afrique de l’Est, tandis que sa mère est Française. Le paternel s’est exilé pour ses études en France, où ils se sont rencontrés. « Mes parents sont venus étudier les deux ensemble au Québec et ils ont vraiment aimé. On est retournés et on est restés », raconte Loris Rafanomezantsoa, qui était âgé d’environ 1 an lors du déménagement de la famille au Québec. Sa soeur et son frère, tous deux plus âgés, sont également nés en France. « J’ai de la famille un peu partout », annonce avec le sourire Loris Rafanomezantsoa, qui a également une grand-mère américaine. 

Son nom de famille attire également l’attention, mais le principal intéressé n’en fait pas de plat. « Je m’en fais souvent parler. Les gens me trouvent souvent des surnoms comme Rafa ou Rafi », mentionne-t-il. Dave