Le gardien Loïc Lacasse  des Marquis de Jonquière.

Loic Lacasse cédé au 3L

Les Marquis de Jonquière ont trouvé une réponse à une question qui intéressait les partisans de l'équipe depuis plusieurs semaines quand ils ont échangé le gardien Loïc Lacasse aux 3 L de Rivière-du-Loup, lundi. En retour, ils ont obtenu les services du défenseur Francis Trudel.
Depuis le début de novembre, Lacasse partageait le travail devant le filet avec Cédrick Desjardins. Les Marquis ont choisi de se départir d'un de leurs gardiens parce que c'est à cette position que se trouvait leur meilleure monnaie d'échange.
«La grosse valeur que nous avions était l'un de nos gardiens, a expliqué l'entraîneur et directeur général des Marquis, Richard Martel. Nous n'aurions pas avancé en donnant un défenseur en retour d'un autre défenseur ou un bon marqueur pour un autre bon marqueur. Nous pouvions bouger ou encore rester comme ça, ne pas effectuer de transaction majeure et garder nos deux gardiens en cas d'ennuis ou d'une blessure à l'un des deux.
«En jouant une fois par semaine, nous n'avions pas un gardien qui était capable de prendre son erre d'aller. Je ne suis pas convaincu que c'était bon pour les deux gardiens. Nous avons donc décidé de procéder à une transaction qui nous a permis d'obtenir ce dont nous avions besoin, un défenseur. Rivière-du-Loup était intéressé à Loïc Lacasse et nous avons décidé de faire la transaction après en avoir discuté longuement.»
Un autre élément a penché dans la balance, l'approche des séries éliminatoires.
«Dans les séries, il y aura un gardien sur la glace et un autre sur le banc, a ajouté Martel. Quand tu constates qu'il te manque un petit quelque chose pendant les séries, ce n'est pas facile de penser que le gardien qui est sur le banc aurait pu te permettre de l'obtenir.»
Les 3 L n'ont pas été les seuls à montrer de l'intérêt pour un gardien des Marquis. Lorsque la formation jonquiéroise a pris la décision de laisser aller un de ses cerbères, elle en a avisé les autres équipes de la LNAH. Certaines ont réagi, mais Richard Martel assure que la proposition retenue était la meilleure.
«Ce sont deux bons gardiens et c'est la chose la plus difficile, mais c'est le jeu, a encore mentionné le pilote des Marquis. Il faut prendre des décisions et s'assumer. On peut jouer en peureux et rester sans rien faire. On peut jouer en prenant un certain risque calculé et nous sommes allés de ce côté.
«Nous avons dit que nous allions échanger un gardien si une offre est intéressante. Sans une bonne offre, il n'était pas question de bouger. Ce fut une décision difficile à prendre. Dans notre esprit, nous avions repêché Desjardins pour l'an prochain seulement. Nous avions l'intention de céder Loïc au début de la prochaine saison et de fonctionner avec un gardien. On ne pensait pas que cette situation se présenterait dès cette année. Il fallait vivre avec cette situation et nous avions des décisions à prendre.»
Pour seconder Cédrick Desjardins jusqu'à la fin de la saison, les Marquis feront appel à Raphaël Girard. Ce dernier a porté l'an dernier les couleurs des Ducs d'Angers, une équipe qui a perdu en finale de la Ligue Magnus. De retour au Québec depuis environ un mois, les Marquis l'ont obtenu à titre d'agent libre.
De l'expérience
En Francis Trudel, Richard Martel estime ajouter un défenseur de premier plan. Il a notamment connu d'excellentes séries éliminatoires, le printemps passé, avec une récolte de quatre buts et 13 passes en 13 parties. Maintenant âgé de 33 ans, il évoluait pour la formation de Rivière-du-Loup depuis la saison 2012-2013.
«C'est un défenseur d'expérience, a rappelé Richard Martel, tout en soulignant que les bons défenseurs disponibles sont une denrée rare dans la LNAH. Francis Trudel était le défenseur disponible le mieux coté dans la ligue. Tout le monde veut des défenseurs. Dans notre circuit, la grande difficulté est la défensive. Il n'y a pas assez de profondeur à cette position pour effectuer des transactions.»
La période ouverte aux transactions dans la LNAH prendra fin à 20h, mardi. Richard Martel croit que d'autres marchés seront conclus dans la ligue et il n'exclut pas la possibilité de bouger à nouveau.
Un appel flatteur
Un journaliste de la région de Gatineau est entré en communication avec Richard Martel, lundi, pour lui raconter que son nom avait été prononcé pendant une discussion à bâtons rompus entourant l'annonce officielle de l'arrivée d'Éric Landry à la barre des Olympiques. Landry a joué sous les ordres de Martel à Saint-Hyacinthe, il y a bien des années, et quelqu'un a soulevé l'idée que son ancien entraîneur pourrait le seconder dans ses nouvelles fonctions jusqu'à la fin de la saison. Flatté, le pilote des Marquis a par contre rejeté l'hypothèse. «C'est impossible. Je me suis engagé en début de saison envers les Marquis.
La direction a des attentes, tout comme les partisans. Quand j'ai accepté de revenir avec les Marquis, c'était en grande partie en raison des partisans. Pendant les séries, j'ai senti un désir chez les partisans de me voir en arrière du banc. Les gens croient en notre équipe et nous avons de bonnes foules. Il est impossible que je quitte les Marquis de Jonquière cette année. Je vais respecter ma parole.»