Un autre aspect à ne pas négliger est l’activité sportive lors de journées plus nuageuses et même pluvieuses. Il ne faut jamais perdre de vue que la chaleur est tout de même présente.

L’importance de l’hydratation

Avec un été particulièrement chaud, l’hydratation devient primordiale pour tous ceux qui font du sport et pas seulement pour les athlètes de pointe, mais aussi pour ceux qui font du sport plus occasionnellement.

«Souvent, dans une canicule comme celle qu’on traverse encore actuellement, souvent les gens ne font pas attention à la déshydratation et c’est le pire ennemi. Souvent les gens vont s’en rendre compte quand il va être trop tard», signale le préparateur physique des Saguenéens de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gino Roberge, qui occupe le même poste cette semaine lors de l’Académie des Sags, pour les jeunes du hockey mineur.

«Ça peut arriver à tout le monde», prévient-il, précisant que la déshydratation n’est pas réservée à un sport en particulier. Il rappelle que dans les cas les plus extrêmes, la déshydratation peut mener à l’hôpital. Les premiers symptômes qui vont apparaître seront de l’urine jaune, des étourdissements et des maux de tête. «Il faut que les gens en soient conscients», insiste Gino Roberge.

«Habituellement, on demande aux gens de boire entre un et deux litres d’eau dans une journée normale quand ils ne font à peu près rien. Imagine quand tu fais du sport avec des températures élevées. Tu n’as pas le choix. C’est hydratation, hydratation et hydratation, image-t-il. Le gars qui va faire du vélo à 20-22 degrés normalement va prendre un peu d’eau avant. Celui qui ne boit pas avant et qu’il fait 32-33 ou 34 degrés, en embarquant sur son vélo, il est pratiquement déjà déshydraté. La thermorégulation, notre air climatisé, demande tellement d’énergie, qu’il part et il manque déjà d’eau. C’est là que tu vas voir des personnes qu’après deux ou trois heures, ils vont avoir des coups de chaleur, des étourdissements, des maux de coeur.»

Afin de rapidement dissiper les effets, une boisson riche en électrolytes et une bonne hydratation par la suite devraient rapidement régler le problème.

Les jeunes hockeyeurs qui participent à l’Académie des Sags boivent s’hydrater régulièrement et sont surveillés de près en raison de la chaleur.

Même sans soleil
Un autre aspect à ne pas négliger est l’activité sportive lors de journées plus nuageuses et même pluvieuses. Il ne faut jamais perdre de vue que la chaleur est tout de même présente. «C’est un piège. Les gens vont se dire que parce qu’il ne fait pas soleil, ils sont corrects. Ce n’est pas parce qu’il ne fait pas soleil et qu’il a mouillé que notre corps ne ressent pas la température. La température ressentie est encore à 34 degrés», rappelle Gino Roberge.

Gino Roberge prévient que les symptômes de la déshydratation peuvent apparaître rapidement lors de températures élevées.

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ADAPTER L'ENTRAÎNEMENT

Gino Roberge insiste sur le fait qu’il est primordial d’adapter son entraînement en période de grande chaleur. 

Par exemple, pour quelqu’un qui fait des poids et haltères, il suffit de diminuer les répétitions et le nombre de séries et à l’inverse, augmenter le temps de récupération. Dans ces situations, il est important de ne pas être trop orgueilleux et de revoir ses objectifs à la baisse. 

«Oui tu vas peut-être réussir ton dix kilomètres en 40 minutes, mais tu vas le ressentir le lendemain, raconte Gino Roberge. Quand il vente ou qu’il mouille très fort, tu ne courras pas en 40 minutes pareil. Tu es aussi bien de réviser tes objectifs à la baisse, avoir un entraînement de qualité, bien récupérer et ça ne te suivra pas pendant une ou deux semaines.»

Depuis deux semaines, le préparateur physique accorde une grande importance à l’hydratation des jeunes hockeyeurs qui participent à l’Académie des Sags. Hier, même à l’intérieur du centre Georges-Vézina, malgré la glace, il faisait chaud. Les jeunes font également des exercices à l’extérieur, ce qui rend la prise de liquide encore plus primordiale. «On ajuste l’entraînement en fonction du jeune. Personne ne va réagir de la même façon à la chaleur. Certains vont s’entraîner dans des températures super élevées et n’auront pas de problèmes. Pour d’autres, à la minute que la température est un peu plus élevée, ils vont être déstabilisés complètement», fait remarquer Gino Roberge. 

«Le joueur qui est sur la glace et qui dit qu’il n’a pas soif, s’il arrive dehors, il commence à travailler un peu fort et commence à boire, il est trop tard, prévient-il. Il faut vraiment que les gars s’hydratent toute la journée. Il y a des gourdes d’eau partout. Les entraîneurs leur demandent de s’hydrater avant, pendant et après l’entraînement. C’est hyper important.»