Les Marquis de Jonquière pourront-ils reprendre les activités en janvier? Les membres de l’organisation, dont Éric Claveau, Bob Desjardins et Éric Gravel, devraient être fixés d’ici une quinzaine de jours, lors de la prochaine réunion de la LNAH.
Les Marquis de Jonquière pourront-ils reprendre les activités en janvier? Les membres de l’organisation, dont Éric Claveau, Bob Desjardins et Éric Gravel, devraient être fixés d’ici une quinzaine de jours, lors de la prochaine réunion de la LNAH.

L’espoir d’une reprise en janvier diminue pour la LNAH

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Malgré son tempérament optimiste, le commissaire de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), Renaud Lefort, commence à sentir ses espoirs s’amenuiser quant à la reprise des activités en janvier 2021. Surtout quand il voit les restrictions et les impondérables se multiplier. Toutefois, il rappelle que la décision finale appartient aux propriétaires des équipes qui prendront part à une réunion par visioconférence d’ici 15 jours.

En entrevue téléphonique, M. Lefort admet que la situation n’est guère encourageante. « Pour l’instant, on a encore notre plan de recommencer en janvier. (...) Tant et aussi longtemps que nous aurons le temps de pouvoir recommencer et se virer sur un 10 cents, on va le faire. »

Mais le défi est bien présent. Les régions déjà en rouge sont prolongées jusqu’au 23 novembre et le Saguenay-Lac-Saint-Jean vient lui aussi de passer au rouge. Les équipes ont une bonne proportion de joueurs qui proviennent des zones rouges. À cela s’ajoutent les possibilités de confinement-déconfinement-reconfinement, les risques d’éclosion de cas dans une équipe, l’impact de la quarantaine pour les joueurs et leur présence au travail dans la vie de tous les jours, etc.

« Je suis un éternel optimiste, mais ça commence à rentrer dedans de tous bords tous côtés, avoue le commissaire Lefort. On dirait qu’on ne peut plus rien prévoir ni essayer de penser trop longtemps d’avance. »


« Avant de penser à annuler la saison, on a voulu se donner le plus de temps possible et c’est pourquoi on s’est donné rendez-vous vers la mi-novembre, pour voir ce qui se passerait. »
Éric Gravel, Marquis de Jonquière

Déjà, la perte de revenus des séries du printemps a fait mal et plusieurs commerçants qui appuient la ligue et les équipes ont souffert de l’impact de la pandémie. Les Marquis de Jonquière ont l’avantage d’être appuyés par la municipalité, mais ce n’est pas le cas de tous les clubs de la LNAH.

« Pour faire du hockey dans la LNAH, ça prend bien de la passion et un grand désir de faire du hockey. Ce n’est pas une mine d’or ; les gens ne se mettent pas riches. Ce sont tous des propriétaires qui ont des entreprises qui marchent bien ailleurs, mais ce sont surtout des passionnés. Et je compte sur leur passion pour ne jamais décrocher et continuer à vouloir en faire », assure Renaud Lefort.

Mais le commissaire redoute l’ajout de nouvelles restrictions. « C’est déjà assez compliqué comme ça, s’il faut aller dans encore plus compliqué pour faire du hockey et que le divertissement devient une préoccupation plus qu’un divertissement, je pense qu’il n’y a personne qui va vouloir s’en aller là-dedans », estime Renaud Lefort.

Cela dit, la décision des propriétaires fera foi de tout pour la suite des choses.

Marge de manoeuvre

Gouverneur et directeur des opérations hockey des Marquis de Jonquière, Éric Gravel n’a pas lancé la serviette. À l’autre bout du fil, il rappelle que le calendrier de 18 matchs, soit 9 à domicile et 9 sur la route, pour les mois de janvier, février et mars, est toujours dans les plans.

« Avant de penser à annuler la saison, on a voulu se donner le plus de temps possible et c’est pourquoi on s’est donné rendez-vous vers la mi-novembre, pour voir ce qui se passerait. Mais si (le nombre de cas) ne va pas en diminuant, d’après moi, ce sera difficile de continuer », convient M. Gravel.

Pour l’instant, l’organisation des Marquis a tout mis sur pause en attendant de connaître la suite des choses. « On avait commencé en septembre à solliciter nos commanditaires, mais on a tout mis ça de côté. On avait une meilleure réponse en septembre, car les gens se disaient que ça ne durerait pas aussi longtemps. Mais là, c’est plus dur. On coupe les dépenses au maximum. Si ça ne change pas, on n’aura pas le choix de suivre la vague », convient-il.