Natif de Saguenay, Vincent Hoa Mai aimerait bien réussir un podium dans le cadre du 15 km des Pichous qui sera doublé cette année du Championnat québécois de 15 km. Père de trois jeunes enfants, l’étudiant en médecine pose ici en compagnie de sa plus grande fan, Lou Ann, 4 ans.

Les yeux rivés sur le podium

Natif de Saguenay, Vincent Hoa Mai aimerait bien réussir un podium, voire remporter les grands honneurs, le samedi 14 mars, dans le cadre de la 51e édition du 15 km des Pichous qui est aussi l’hôte du Championnat québécois de 15 km.

Lorsqu’il était membre de l’équipe du Rouge et Or de l’Université Laval, le Saguenéen n’a jamais pu prendre part à ce rendez-vous annuel hivernal en raison de blessures. Maintenant père de trois jeunes enfants, l’étudiant en médecine ne fait plus partie du Rouge et Or, mais il a appris à écouter son corps et à moduler ses entraînements tout en conciliant avec brio famille et stages en médecine.

L’occasion s’est présentée parce qu’il fait partie des coureurs élites invités au championnat québécois qui se tient cette année dans le cadre du 15 km des Pichous. « La compétition sera vraiment relevée. Ça me met un peu de pression, car j’aimerais faire un podium. Mais c’est un objectif personnel que je me suis donné et je ne serai pas déçu si je finis cinquième. Je vais juste être content d’arriver prêt pour cette course », explique Vincent Hoa Mai en entrevue téléphonique. « Pour l’instant ma préparation va bien et personne n’est malade à la maison. C’est plus une question de fierté. Je veux juste arriver, être content de ma forme et d’avoir participé. Et on verra ce que ça va donner ! »

Tous deux natifs du Saguenay, Vincent Hoa Mai et sa conjointe, Marie-Hélène Gilbert, et leurs trois enfants, Lou Ann 4 ans, Elia, 2 ans et Alexandrine, 4 mois (absente sur la photo), joindront l’agréable en visitant leur famille samedi prochain, alors que Vincent prendra part au 15 km des Pichous, où il aimerait décrocher un podium.

Blessures sévères

En 2017, l’athlète de 32 ans pensait bien devoir renoncer à tout jamais à la course à pied en raison de deux déchirures sévères au tendon d’Achille. « Pendant un an, je ne pensais pas être capable de revenir du tout. Les médecins me disaient qu’il y a un tiers des gens qui ne reviennent jamais, un tiers qui ne revient pas au même niveau et un dernier tiers qui reviennent plus fort. Pendant un an, j’ai eu de la misère et j’ai essayé de revenir à quatre reprises. Chaque fois, j’avais de l’enflure. Finalement, je me suis dit que je ne reviendrais pas, j’ai enlevé mes objectifs de courses à pied et j’ai fait une saison de vélo. L’année suivante, j’ai commencé à retrouver de bonnes sensations. L’été passé, j’ai vraiment fait de bons résultats. Je ne me mettais plus de pression », relate le Saguenéen dont la conjointe est aussi du Saguenay.

« En ne me mettant pas d’objectifs, ça faisait que si je sentais un peu de douleur, je faisais du vélo. Et en n’ayant pas d’entraîneur, j’écoutais plus mon corps. Ç’a été la recette gagnante pour moi », convient celui qui a terminé 2e l’été dernier, au Championnat québécois de 15 km qui était présenté à Rougement. Il avait conclu avec une minute d’avance sur le champion 2019 des Pichous et devant les trois coureurs qui ont fait un podium du 15 km des Pichous en 2019. « J’espère pouvoir faire honneur à la région et démontrer que de bons athlètes en course à pied proviennent du Saguenay. »

En famille

Vincent Hoa Mai maximise ses entraînements en profitant de tous les moments dont il dispose, notamment en se déplaçant au pas de course pour se rendre au travail. « C’est huit kilomètres pour aller à mes stages. Si j’ai plus de temps, je fais un petit détour. Je fais donc de 8 à 12 km le matin et autant le soir, mais je ne perds pas de temps en voiture. (...) Quand je suis en stage un peu plus loin, j’y vais en vélo ou je prends l’autobus et je rentre à la course le soir. Dans le trafic, en voiture, ça me prend 40 minutes et à la course, c’est 35 minutes. »

Il profite aussi du soutien de sa conjointe qui est elle-même une ancienne coureuse du Rouge et Or. « Avec trois enfants, elle n’en fait plus, mais elle comprend et elle m’épaule », souligne-t-il. Comme ils aiment impliquer les enfants, ils choisissent les compétitions où ils peuvent y aller en famille et tout le monde n’en est que plus heureux.