Les Wildcats de l’entraîneur-chef Daniel Lacroix sont arrivés à Chicoutimi mercredi après-midi et ont sauté sur la glace du centre Georges-Vézina quelques heures plus tard.
Les Wildcats de l’entraîneur-chef Daniel Lacroix sont arrivés à Chicoutimi mercredi après-midi et ont sauté sur la glace du centre Georges-Vézina quelques heures plus tard.

Les Wildcats ont traversé la tempête

La première moitié de la saison 2019-2020 des Wildcats de Moncton a eu des allures de la série télévisée Lance et compte. L’entraîneur-chef John Torchetti a été congédié en décembre dans des circonstances nébuleuses, Daniel Lacroix a pris sa place, puis l’équipe a ajouté des morceaux importants au casse-tête, dans le but de faire un long bout de chemin en séries éliminatoires. Depuis ce temps, tout roule pour les chats sauvages, qui sont sur une séquence spectaculaire de 18 matchs sans défaite en temps réglementaire.

Avec une récolte de 17 victoires et un revers en prolongation, les Wildcats ont profité des succès plus mitigés des Saguenéens, au cours des dernières semaines, pour s’emparer de la tête de l’association Est, se donnant même une priorité de cinq points.

« Je vais donner beaucoup de crédit aux joueurs parce qu’on a un calendrier difficile et le plus dur est de se préparer pour chaque adversaire, mais surtout de le traiter avec respect », a exprimé Daniel Lacroix, rencontré en fin d’après-midi mercredi, au terme d’un entraînement d’environ une heure sur la glace du centre Georges-Vézina. Les Wildcats venaient de débarquer au Saguenay quelques heures plus tôt.

Daniel Lacroix est arrivé à la barre des Wildcats dans des circonstances particulières. Alors que l’équipe allait plutôt bien, l’entraîneur a momentanément quitté pour des raisons personnelles, avant de revenir. Il a finalement été congédié et remplacé par Lacroix le 23 décembre. Il retournait là où sa carrière d’entraîneur a débuté, en 2002, quand il a occupé un rôle d’adjoint pendant quatre saisons.

« Le monde du hockey est fait comme ça et ce sont des choses qui arrivent, a réagi celui qui a été entraîneur adjoint avec le Canadien de Montréal de 2014 à 2018. Pour avoir été dans le hockey assez longtemps, notre job est d’être prêts quand la belle opportunité se présente. Je me retrouve dans un calibre que j’apprécie, au sein d’une organisation et avec des gens que je connais et que j’apprécie. »

L’expérimenté homme de hockey est conscient que l’organisation des Wildcats vise grand cette saison. Il est prêt à relever le défi.

« Je connais la culture des Wildcats et j’ai également mes propres valeurs, a affirmé Daniel Lacroix. Les attentes sont élevées au sein de la ligue, mais aussi à l’intérieur de l’organisation. On veut tous bien faire et on a des joueurs avec de bonnes intentions. On met la barre haute et on veut s’améliorer tous les jours. Il n’y a pas de mauvaise journée dans la vie, dans le sens qu’on fait toujours face à des défis et il faut trouver des solutions. »

Après le match face aux Saguenéens, les Wildcats affronteront le Drakkar à Baie-Comeau vendredi, avant de traverser le fleuve Saint-Laurent pour un rendez-vous avec l’Océanic, dimanche, à Rimouski.

« C’est un voyage important pour nous, a reconnu Lacroix, qui peut compter sur une équipe en santé. Pour grandir, tu veux te mesurer à de bonnes équipes et il n’y a pas de cachette dans la ligue que l’association Est est très compétitive. Des équipes comme Rimouski, Chicoutimi et Cap-Breton sont très solides, sans oublier qu’il n’y a pas de match facile. On sait que jeudi, on va affronter une équipe bien préparée, dans un environnement qui est agréable à jouer. »

Après trois saisons avec les Voltigeurs, le gardien chicoutimien Olivier Rodrigue évolue avec les Wildcats de Moncton.

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OLIVIER RODRIGUE À LA MAISON

Gardien de but numéro un des Wildcats, le Chicoutimien Olivier Rodrigue dispute une première saison au Nouveau-Brunswick après avoir passé trois ans dans l’organisation des Voltigeurs de Drummondville. Jeudi soir, il évoluera devant parents et amis dans ce qui pourrait être son dernier match au centre Georges-Vézina, à moins que les deux équipes se retrouvent en séries éliminatoires.

« Je ne me sens pas nécessairement plus confortable ici, a relativisé le cerbère, toujours aussi calme en entrevue. Ça reste un match comme les autres et Chicoutimi n’est pas loin derrière nous au classement. C’est un gros match à aller chercher et je vais tenter de tirer une bonne performance, que ce soit ici, à Halifax ou au Cap-Breton. »

Troisième gardien le plus victorieux de la LHJMQ avec 27 gains, Olivier Rodrigue contribue grandement aux succès de son équipe, lui qui a remporté ses huit derniers départs.

« On sait qu’on est sur une belle séquence, mais comme je l’ai dit, chaque match est important et tout ce qu’on veut, c’est gagner des matchs, surtout à l’approche des séries », a-t-il exprimé, ajoutant que le changement d’entraîneur, en décembre dernier, n’avait pas trop affecté les troupes.

« Dan Lacroix est arrivé ici avec une manière un peu plus défensive de diriger l’équipe, sauf que si tout le monde suit le plan de match et conserve une bonne éthique de travail, on peut accomplir de belles choses cette saison », a-t-il mentionné.

Médaillé d’or au Championnat mondial de hockey junior, Olivier Rodrigue est revenu de ses émotions. Appelé à occuper le rôle de troisième gardien, il a tout de même retiré un important bagage d’expérience. « Je suis content d’avoir vécu l’expérience et je ne me sentais vraiment pas à part des autres, a-t-il raconté. Je faisais partie de l’équipe et j’ai reçu une médaille comme les autres. Je ne voulais pas seulement rester dans mon coin et je voulais avoir du fun. Je voulais être le meilleur coéquipier possible et j’ai appris à occuper un rôle différent. »