Les frappeurs des Voyageurs sont demeurés bien discrets dans le troisième match de la série face aux Diamants.

Les Voyageurs dans les câbles

Les bâtons des Voyageurs sont demeurés bien silencieux dans le troisième duel de la série face aux Diamants, au Stade Canac de Québec. Une grosse manche des locaux où ils ont frappé autant de coups sûrs que les Jonquiérois dans toute la série leur a permis d’engranger une troisième victoire au compte de 8-1 et ainsi envoyer leurs rivaux dans les câbles.

« Ils nous ont dominés dans les matchs 1 et 3 et ont été plus opportunistes dans la deuxième rencontre. Je ne peux pas le résumer d’une autre manière que ça », a laissé tomber l’entraîneur-chef des Voyageurs, Martin Pouliot, à l’autre bout du fil après la rencontre.

En troisième manche, les Voyageurs ont pris les devants pour la première fois de la série, sur un optionnel qui a permis à Antoine Gervais de croiser le marbre. Cette priorité a été de bien courte durée. En fin de manche, Raphaël Prémont a créé l’égalité sur un simple.

Les dégâts sont toutefois survenus en fin de cinquième manche quand les Diamants ont fait défiler 10 frappeurs, marquant six points, sur sept coups sûrs. Après avoir cédé quatre simples, dont un sur un amorti où il a figé en gardant la balle sans faire aucun relais, le partant des Voyageurs Alexandre Laprise a cédé sa place à Guillaume Chénard, ce qui n’a pas eu l’effet escompté. Au total, les Diamants ont frappé 14 coups sûrs contre seulement trois pour les Voyageurs, dont un en septième, ce qui ne leur en donne que huit depuis le début des hostilités. L’attaque, qui a été le pain et le beurre de la formation depuis le mois de juillet, n’a produit que cinq points jusqu’ici dans la série.

« Je cherche mon attaque, de souffler l’entraîneur. À 50 ans, j’aimerais être capable de mettre le doigt sur le bobo, mais je le cherche. On faisait de grosses manches avec huit, neuf et dix points et ça n’arrive plus. »

« Le coup dans l’allée et le circuit de deux points, il me semble que c’est loin dans mes souvenirs. C’est comme si on était gelés au bâton », d’admettre Pouliot, se donnant la journée de vendredi pour décompresser et décider de son lanceur partant pour le match numéro 4.

Les gros canons des régionaux sont demeurés bien discrets encore une fois. Seulement Yan-Éric Tremblay et Antoine Gervais, en septième, dans le haut de l’alignement, ont frappé la balle en lieu sûr. L’autre coup sûr est venu du bâton du jeune William Tremblay qui mène l’équipe avec trois coups sûrs face aux Diamants. Félix Castilloux, Jean-Philippe Chagnon, dont la moyenne en séries est maintenant sous la barre de .100, et Jean-Nicolas Lebrun n’ont toujours pas atteint les sentiers grâce à un coup sûr en trois rencontres.

« Ses meilleurs sont meilleurs que nos meilleurs. On a juste à aller voir les stats. C’est facile à lire. Je ne blâme personne en particulier, mais quand tu regardes les moyennes au bâton... a-t-il résumé. Les bâtons sont lourds et les gars forcent. Il faut avoir joué pour le comprendre. Des fois, ça va super bien. Tu la vois comme un pamplemousse. Ça peut durer deux, trois semaines. Après, tu laisses passer de bons lancers, tu te cherches et tu fais des fausses balles. »

Les Diamants auront l’occasion d’envoyer les Voyageurs en vacances pour une troisième fois en cinq ans, samedi, cette fois au Stade Richard-Desmeules.