Antoine Duchesne (Groupama-FDJ) est heureux d’apprendre que la prochaine étape de la course Paris-Nice se déroulera au sec, mais les coureurs n’auront pas de foules au départ et à l’arrivée, en raison des mesures prises pour limiter la propagation du coronavirus.

Les trois pires étapes sont passées au Paris-Nice pour Antoine Duchesne 

En plus de devoir composer avec les caprices de Dame nature, le cycliste natif de Chicoutimi Antoine Duchesne et ses coéquipiers de la formation Groupama-FDJ ont su résister aux nombreux pièges que leur réservaient les premières étapes de Paris-Nice.

Mardi, à l’occasion de la troisième manche de la « course au soleil », les six membres de l’équipe française sont parvenus à terminer dans le peloton de tête, ce qui augure bien après ces épreuves qui ont favorisé les sprinteurs.

« Les trois pires étapes sont derrière nous. Ç’a été très exigeant avec le vent, la pluie et les températures assez froides, mais nous avons été capables de faire du bon travail pour bien placer nos leaders qui sont majoritairement des grimpeurs », a indiqué Duchesne à Sportcom.

Ce dernier a été le 54e à franchir la ligne d’arrivée lors de cette troisième étape de 212,5 kilomètres reliant les villes de Châlette-sur-Loing et de La Châtre.

« C’était une course très nerveuse et c’est resté très groupé pendant plus de 100 kilomètres. Tout le monde se battait pour les places à l’avant et il y a eu une cassure en fin de parcours, ce qui a permis à tous les membres de notre équipe de conclure dans le peloton de tête. C’est une bonne journée pour nous. »

L’Espagnol Ivan Cortina Garcia (Bahrain – McLaren) s’est imposé au sprint final. Également de cette compétition, Guillaume Boivin (Israel Start-Up Nation) est 129e, à près de huit minutes du vainqueur. La quatrième étape aura lieu mercredi, à l’occasion d’un contre-la-montre de 15,1 kilomètres présenté à Saint-Amand-Montrond.

« Nous visons un bon classement au général et nos gars sont bien placés pour la suite des choses. Par contre, il nous reste beaucoup de travail à faire et nous allons profiter de ce contre-la-montre pour décompresser des trois derniers jours assez tendus », a-t-il conclu.

Sans public

Ce devait être spécial pour les coureurs de franchir le fil d’arrivée sans les encouragements de la foule. Coronavirus oblige, l’organisateur de Paris-Nice, ASO, a décidé que le public ne sera plus présent pour les départs et les arrivées des cyclistes, et ce, à partir de la deuxième étape à Châlette-sur-Loing. En France, une mesure gouvernementale interdit les rassemblements de plus de 1000 personnes pour limiter les risques de propagation du COVID-19. Johanne Saint-Pierre