Chaque athlète aura son poste d’entraînement à une distance de 2 mètres selon les plans de CrossFit Saguenay.
Chaque athlète aura son poste d’entraînement à une distance de 2 mètres selon les plans de CrossFit Saguenay.

Les studios d’entraînements privés déçus de ne pas pouvoir ouvrir

La Coalition des studios d’entraînements privés du Québec est déçue de ne pas être considérée dans la liste des secteurs visés par la reprise des activités énoncée mercredi et demande au gouvernement d’y être ajoutée «le plus rapidement possible».

La Coalition espère une reprise des activités des studios depuis près d’un mois, alors qu’un contact avec le cabinet du docteur Horacio Arruda et avec le ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fiztgibbon, avait été entrepris pour présenter un plan de relance le 24 avril dernier.

Selon le porte-parole de l’organisme, Mathieu Dumontet, étant donné que les établissements membres de la Coalition représentent des centres de petite surface et non des grands centres d’entraînement, il serait plus facile de procéder à leur déconfinement.

«À la base, dans notre modèle, nous sommes plus près de nos clients et nous sommes en mesure de contrôler un flot de gens, le nettoyage et la propreté», a-t-il expliqué.

M. Dumontet propose donc de permettre la réouverture des studios d’entraînement avant les centres à grande surface. «Nous souhaitons que le gouvernement fasse une distinction entre les deux styles d’établissements.»

Du pareil au même en région

Le propriétaire du studio d’entraînement CrossFit Saguenay, Peter Tremblay, est du même avis. «Nous avons fait des plans et nous sommes en mesure d’avoir neuf personnes dans la salle en même temps en respectant les deux mètres de distanciation. C’est différent du gym à grande surface où l’on utilise une machine trois ou quatre minutes et on change. Chez nous, on utilise notre matériel une heure et il est désinfecté avant et on le désinfecte après.»

D’ailleurs, M. Tremblay espère obtenir en début de semaine prochaine une dérogation qui permettrait l’entraînement en salle. «J’en avais fait une au début de la crise et cela a été refusé, mais dernièrement ça s’est fait à Québec et ils peuvent accueillir six personnes. Je tenterai d’en avoir une également.»

Santé physique

Mathieu Dumontet s’inquiète et remarque que la motivation des membres de son studio d’entraînement en prend un coup depuis peu. «C’est majeur, cela fait déjà deux mois que les gens sont confinés. Dans des études faites par l’armée, des gens confinés et en isolation extrême, il y a un mur qui secoue à deux mois. On le voit également autour de nous, les gens répondent moins aux directives, le moral est bas et je le vois avec mes clients à distance présentement», a-t-il ajouté.

Peter Tremblay voit également une baisse de motivation chez ses clients. «On faisait de l’entraînement web, mais vers la fin les gens n’avaient plus de motivation. Ils sont tannés de s’entraîner seuls à la maison», a-t-il lancé.

Le porte-parole de la Coalition rappelle que la santé physique et mentale est importante en vue d’une possible deuxième vague. «Il y a un aspect préventif dans cela. On remarque que les gens qui sont en meilleure santé, qui ont un meilleur système immunitaire, c’est plus facile pour eux d’encaisser les impacts de la COVID-19», a-t-il soulevé.

Santé économique

Peter Tremblay venait tout juste d’acheter le studio d’entraînement lorsque la COVID-19 a forcé la fermeture des salles de conditionnement physique. «Nous nous étions fixé des objectifs financiers pour la première année, il est certain que nous serons en dessous de nos prévisions. Nous ne sommes pas en péril, mais avoir su, nous n’aurions peut-être pas acheté à ce moment.»

Le propriétaire de CrossFit Saguenay comme le porte-parole de la Coalition des studios d’entraînement du Québec attendent avec impatience le feu vert du gouvernement pour le retour à l’entraînement.