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Florence Normand s’entraînera dans la région de Vancouver, au cours des prochains jours.
Florence Normand s’entraînera dans la région de Vancouver, au cours des prochains jours.

Les soeurs Normand, d’un continent à l’autre

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
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La saison 2020 de cyclisme a été très calme au Québec et un peu partout sur la planète. À l’exception de quelques grandes courses internationales, peu de compétitions ont été présentées. Les cyclistes du monde entier se préparent maintenant à la saison 2021, avec l’espoir qu’elle ait lieu. Parmi ces adeptes du vélo, les sœurs jumelles Adèle et Florence Normand ont bien l’intention de mettre les bouchées doubles, cette saison, la première en Europe et la seconde en Amérique.

Tout d’abord, Adèle a signé une entente avec la formation Elles Pays de la Loire en première division nationale de France à l’automne, la meilleure division amateur. Elle a quitté le Québec au début de mois de janvier pour un premier camp d’entraînement avec sa nouvelle équipe, mais aussi une première occasion de rouler en petit groupe depuis belle lurette.

« Comme prévu, ça se passe super bien. Mon intégration se fait bien et je m’entends bien avec l’équipe. Je ne pense pas avoir de difficulté à passer la saison ici. On est dans un moment de l’année où l’équipe fait de longues sorties pour faire des kilomètres et non de gros efforts. Ça roule très bien, c’est très fluide. »

À sa première saison chez les espoirs, elle qui a terminé son parcours junior la saison dernière, la cycliste de 19 ans voit une différence de niveau qu’elle aime bien. « Le calibre est très élevé, et le truc que je remarque le plus, c’est leur aisance sur le vélo. Les filles prennent les virages vite, elles ont plus l’habitude. Par exemple, quand je prends un rond-point, elles sont habituées, mais moi je prends un peu plus de précautions. Je le vois aussi dans les descentes. »

Malgré qu’elle en soit à sa première saison à ce niveau, la tenante de trois titres de championne provinciale sur route aimerait bien obtenir de bons résultats, elle qui courra sur le circuit de la Coupe de France et dans quelques épreuves de l’Union cycliste internationale (UCI). « J’aimerais faire un podium sur une Coupe de France. Je sais qu’il y a aussi quelques courses UCI qui conviennent à mon profil de grimpeuse, alors peut-être aussi un bon résultat sur une de ces courses. Sinon, je veux me faire remarquer par une équipe professionnelle pour essayer d’avoir dans quelques années, où même l’an prochain, un contrat professionnel. »

Adèle Normand a fait la rencontre de sa nouvelle équipe en France, il y a quelques jours.

Si tout va bien, Adèle prendra la direction de l’Espagne à la mi-février pour un camp d’entraînement avant de débuter la saison avec la première Coupe de France à la fin mars. En avril, elle aimerait bien participer au Tour de Bretagne. « C’est une course UCI, où de très bonnes coureuses vont être. Ensuite ce sera les Coupes de France et quelques courses UCI si nous sommes invitées. Pour le reste du calendrier, je vais combler avec des courses régionales avec mon équipe alliance. »

Au niveau régional, elle coursera sous les couleurs du Vélo Club Sébastiennais. Elle a aussi eu l’occasion de rouler un peu avec eux. « Je les ai rencontrés pour une sortie la semaine dernière. Encore fois, tout est super, je me sens comme chez moi. »

Un retour en force

De son côté, Florence disputera la prochaine saison sous les couleurs de la formation Macogep-Tornatech-Girondins de Bordeaux, une équipe pro continentale qui évolue principalement en Amérique. Étant un peu plus difficile de rouler au Québec avec la neige, Florence participe régulièrement à des compétitions, les mercredis, sur la plateforme Zwift, contre d’excellentes athlètes du Québec et du Canada. D’ailleurs, elle a obtenu plusieurs bons résultats, dont une première place, ce qui lui laisse croire que la forme est bien présente, même après une saison perdue et des blessures.

« C’est très compétitif, il y a un bon niveau. C’est l’fun parce que ça nous permet de nous dépasser et de voir notre niveau de forme. J’ai été blessée dans les dernières années et cet été, mon niveau de forme n’était pas excellent. Donc c’est agréable de voir que j’ai rattrapé un peu ce que j’ai perdu et que je vais être capable de compétitionner l’été prochain. Les résultats étaient au-dessus de mes attentes et je suis super contente », souligne Florence.

Afin de bien se préparer pour la saison, la jeune cycliste partira par elle-même vers la Colombie-Britannique, où elle pourra rouler un peu à l’extérieur, en compagnie d’une coéquipière. « On sait que ce n’est pas la place la plus chaude, il va faire froid et pleuvoir, mais au moins on va pouvoir rouler dehors et faire un peu de kilomètres. On a aussi une coéquipière qui habite là-bas et on va essayer de rouler avec elle et de faire sa connaissance, parce qu’on ne l’a pas rencontrée encore », explique-t-elle.

Quant à la reprise des courses, le calendrier est encore à fixer et plusieurs obstacles se dressent devant Florence et son équipe. « Notre directeur sportif fait ce qu’il peut. Il envoie des candidatures un peu partout en Amérique et à l’international en vue de participer au plus grand nombre de courses possibles, mais les réponses ne sont pas toujours positives. Il y a plusieurs courses qui ne savent toujours pas si elles vont avoir lieu. Aussi, le fait qu’on est une équipe canadienne, il y a certains organisateurs qui ne veulent pas prendre de risque et choisissent des équipes locales. Pour mars, on n’a pas beaucoup de bonnes nouvelles, mais on reste positif pour plus tard. »