Roger Blackburn
Le Quotidien
Roger Blackburn
La chaleur extrême force les saumons des rivières du fjord à se confiner dans des refuges thermiques pour rester au frais dans l’eau. Les pêcheurs doivent aussi endurer les fortes chaleurs.
La chaleur extrême force les saumons des rivières du fjord à se confiner dans des refuges thermiques pour rester au frais dans l’eau. Les pêcheurs doivent aussi endurer les fortes chaleurs.

Les saumons en refuges thermiques

La Fédération québécoise pour le saumon atlantique (FQSA) nous informait cette semaine que le début de saison de pêche au saumon était époustouflant sur plusieurs rivières partout au Québec.

« Montaisons abondantes, taux de fréquentation plus qu’intéressants, gros spécimens dénombrés dans les rivières ; c’est une année qui commence en force. Malgré les incertitudes toujours présentes – en raison de la pandémie – tout porte à croire que les Québécois sont bien présents sur nos rivières. Il s’agit d’une excellente nouvelle », fait part la directrice générale de la (FQSA), Myriam Bergeron.

Rivières du fjord
Au Saguenay, même si les montaisons de saumons sont satisfaisantes, les rivières souffrent de la chaleur. « Les pêcheurs avaient hâte de se déconfiner, l’achalandage est bon, les locations de chalets à Bardsville et les emplacements de camping sont très populaires, mais la dernière vague de chaleur affecte grandement les saumons. Les poissons cherchent des refuges thermiques et se mettent à l’abri de la chaleur dans des fosses de rétention, et il est plus difficile à pêcher dans ces conditions », explique la directrice générale de l’Association de la rivière Sainte-Marguerite, à Sacré-Coeur, Valérie Maltais.

« Nous constatons de belles remontées de saumons en début de saison. Nous avons dû reporter à l’an prochain les travaux d’installation d’une barrière de comptage électronique en raison de la COVID-19. Nous observons cependant beaucoup de truites de mer au big pool, ce qui est plutôt inhabituel en début de saison , constate Valérie Maltais. La vague de chaleur extrême est aussi difficile pour les pêcheurs. Marcher avec des waders (bottes-pantalons) à 32 degrés, ce n’est pas très confortable. »

Sur la rivière Petit-Saguenay, on constate la même situation avec la vague de chaleur. « Depuis une semaine, il se capturait des saumons tous les jours, mais la chaleur a gagné la rivière et la pêche est plus difficile », constate Richard Bernier, directeur général de la rivière à saumon.

Le terrain de camping et la location de chalets connaissent également un bon achalandage, alors que de nombreux touristes avaient hâte de se déconfiner et de sortir de chez eux.

À la Rivière-à-Mars, Contact Nature compte déjà plus d’une centaine de saumons – 160 en date du vendredi – ayant franchi la passe migratoire.

« Ce qui est surprenant cette année, c’est que les saumons sont beaucoup plus gros. Il y a énormément de grands saumons. Il s’agit de la meilleure montaison à même date depuis 2016 », a commenté Marc-André Galbrant, directeur général de Contact Nature, qui gère les activités de pêche sur la rivière.

Sur la rivière Saint-Jean Saguenay, la barrière de comptage a été installée et de beaux spécimens ont été observés sur les images de la caméra. Il est à noter, également, qu’il y aura des travaux dans le ruisseau Patrice Fortin (tributaire de la rivière Saint-Jean), les 13 et 14 juillet, si les conditions météorologiques sont favorables. Le déplacement de sédiments est possible, mais sera de faible ampleur, nous informent les gestionnaires du site.