Le smash de Sarah-Pier Babin a été bloqué sur ce jeu par le mur trifluvien.

Les Patriotes trop fortes au volleyball féminin

Les Inuk avaient fort à faire en affrontant les favorites en finale du Championnat universitaire, division 2, de volleyball féminin. La logique fut respectée alors que les Patriotes de l'Université du Québec à Chicoutimi l'ont emporté 25-18, 25-16 et 25-14 au Pavillon sportif de l'UQAC.
Le match a été disputé devant près d'une centaine de spectateurs bruyants.
La partie a bien débuté pour les joueuses de l'UQAC, avec un pointage de 9-9 à un certain moment. Les Trifluviennes ont ensuite pris les devants 19-15. Avec Jessica Michaud au service, les protégées de l'entraîneur Ghyslain Bergeron ont presque créé l'égalité, arrêtant leur remontée à 19-18. L'UQTR a par la suite remporté six points consécutifs. Ce fut le dernier moment serré dans tout le match, dominé par la suite par les championnes.
« C'était la grosse équipe. Elles sont arrivées prêtes », a reconnu Ghyslain Bergeron.
Le sort de la deuxième manche a été scellé rapidement, alors que l'UQTR a rapidement pris les devants 5-1. Par la suite, trois services hors lignes par les filles de l'UQAC ont désamorcé toute tentative de remontée. Les nombreux smashs d'Audrey Marcoux des Patriotes ont eu raison de la défensive chicoutimienne.
La troisième manche s'est déroulée de la même manière, l'UQTR se donnant rapidement une priorité de 7-1. Sarah-Pier Babin a réalisé quelques bijoux défensifs, mais en vain au final. La partie s'est conclue sur un bel échange, après quoi les filles des Patriotes ont célébré de façon assez conservatrice, comme si la victoire était attendue de leur part.
« C'était la grosse équipe. Elles sont arrivées prêtes. »
Ghyslain Bergeron
L'entraîneur-chef Bergeron était satisfait de l'effort de ses troupes. « Je suis content, car cette année on a perdu de bonnes joueuses. Mes filles ont donné le maximum », a-t-il louangé. La formation 2015-2016 de l'UQAC avait mis la main sur le titre. 
Selon lui, sa meilleure joueuse fut la passeuse Allyson English, une étudiante de deuxième année en kinésiologie. « Je suis fière de nous. On a vraiment travaillé fort. Du côté défensif, on a été très bonnes », a raconté la #3.
En effet, l'arsenal offensif des gagnantes était plus imposant tout au long du match, les smashs puissants et gagnants se faisant plus rares d'un côté que de l'autre.
Bronze
Le match pour la médaille de bronze a été disputé avant la grande finale. Les Torrents de l'Université du Québec en Outaouais ont eu le dessus sur le Nordet de l'Université du Québec à Rimouski.
Corinne Lormel a réalisé quelques belles pièces de jeu contre les Patriotes.
À 39 ans avec les Inuk!
La lecture des alignements du match réservait une surprise pour le journaliste du Progrès-Dimanche. Les Inuk comptaient sur une joueuse de 39 ans. Tout un exploit, au niveau universitaire.
Corinne Lormel a d'ailleurs été une des meilleures de son équipe, brillant à plusieurs reprises notamment en troisième manche.
«J'ai commencé avec les Inuk au milieu de l'an dernier. C'était ma première année complète. J'ai commencé à jouer seulement depuis que je suis avec les Inuk. M. Bergeron (l'entraîneur-chef) a vu que j'avais les attributs physiques. C'est vraiment grâce à la formation de M. Bergeron. Il me fait pratiquer pendant l'été», a raconté l'étudiante à la maîtrise en gestion des organisations.
Au sein des Inuk, les deux autres joueuses les plus âgées ont 23 ans.
Bien qu'elle aurait aimé l'emporter, Corinne Lormel était fière de ses coéquipières. «C'était un match qu'on appréhendait. Elles étaient les premières durant la saison. On a donné le meilleur de nous-mêmes, mais ça n'a pas suffi», a-t-elle analysé.