Tyler Myers (57) et Connor Hellebuyck ont souffert contre Marcus Foligno et le Wild, dimanche. Les Jets sont toutefois convaincus
 de pouvoir reprendre leur envol, mardi.

Les Jets prêts à redécoller

ST. PAUL — Le gardien Connor Hellebuyck a pris son temps pour enlever son équipement après la séance optionnelle d’entraînement des Jets de Winnipeg lundi, jasant et ricanant avec ses homologues Steve Mason et Jamie Phillips.

À sa troisième saison et sans expérience préalable dans les séries, Hellebuyck ne semblait nullement découragé d’avoir été retiré du match lors de la défaite de 6-2, dimanche, contre le Wild. Et n’attendez pas non plus de moments de panique ou de frustration chez les Jets à l’occasion du quatrième match de la série de premier tour, mardi (20h) au Minnesota.

«Il y a de l’énergie dans ce vestiaire», a déclaré le défenseur Ben Chiarot. «Personne n’aime perdre, mais dans ce vestiaire nous prenons ça très au sérieux. Surtout quand arrivent les séries éliminatoires. Nous allons sortir en force lors du quatrième match.»

Malgré leur jeunesse, les Jets ont montré une capacité à rebondir rapidement cette saison. La troupe de Paul Maurice, qui a gagné 11 de ses 12 derniers matchs réguliers, n’a pas subi deux revers successifs depuis les 13 et 15 mars. Elle a perdu deux matchs d’affilée seulement trois fois depuis janvier.

«Les joueurs ont une idée très claire de la qualité de leur jeu quand ça va bien, et ils sont capables d’y revenir rapidement, a souligné Maurice. «On pouvait le voir du banc de joueurs et de la passerelle; ce n’est pas de cette façon que nous jouons quand nous sommes à notre meilleur. Nous savons quoi faire pour ramener notre jeu à ce niveau.»

Depuis que Maurice a décidé d’utiliser le gardien de 24 ans sur une base régulière, en novembre, après que Mason eut été blessé, Hellebuyck a perdu deux matchs de suite à titre de partant seulement cinq fois. Cependant, ce sont les séries, la période de l’année où même la plus petite des erreurs est amplifiée. 

«Je dirais qu’il n’y a pas beaucoup de différence», en réalité», a déclaré Hellebuyck, qui ne semble pas ressentir la pression. «J’oublie ce genre de matchs rapidement, peu importe le moment où ils arrivent.»

La maladie de la lenteur

Hellebuyck a gagné ses deux premiers matchs éliminatoires en carrière tout en bloquant 34 des 37 tirs auxquels il a fait face. «“Bucky” est l’un des gardiens les plus forts sur le plan mental avec qui j’ai joué,» a affirmé Chiarot. «Pas grand-chose le dérange. Il est plutôt décontracté. Il concède six buts, mais je ne crois pas que ça l’agace beaucoup. Il sera prêt pour le quatrième match. Il sera le même gardien que nous avons vu toute l’année.»

Globalement, les Jets croient également qu’ils rebondiront de la même façon qu’ils l’ont fait pendant la saison. Ils ont contrôlé les deux premières rencontres, dominées 84-37 au chapitre des tirs, avant que le Wild ne revienne dans la série, dimanche.

Les joueurs des Jets étaient arrivés au Minnesota plus tôt en journée après que leur vol eut été perturbé par la neige. Ils n’ont pas cherché d’excuses. Mais un commentaire de Maurice sert à démontrer la différence entre les deux premières parties et la défaite de dimanche. «La base de notre jeu repose sur un certain niveau de rapidité, et nous n’avons pas été très efficaces dimanche soir. C’est la maladie de la lenteur et c’est ce qui nous a coûté le match.»

Les joueurs des Jets ont plusieurs raisons d’être motivés et plus rapides mardi. Parmi elles, il y a leur état d’esprit à la suite de la mise en échec de Marcus Foligno à l’endroit de Tyler Myers. Le défenseur n’a pas patiné lundi et Maurice n’a pas voulu donner une mise à jour de son état de santé.

Foligno tentait de bloquer une passe de Myers lorsque son élan l’a transporté vers le défenseur. Alors que Foligno tombait, il a agrippé le bras gauche de Myers près de la rampe et l’a amené avec lui sur la patinoire. Myers est demeuré étendu pendant plusieurs minutes avant d’être escorté vers le vestiaire.

Foligno a assuré qu’il n’avait aucune mauvaise intention et a nié qu’il avait donné un coup de poing au genou de Myers pendant la collision. Il ne sera pas réprimandé par la LNH, ce que Maurice accepte mal.