Le gagnant de la première édition de la compétition d’hommes forts de Saint-Ambroise, Gabriel Rhéaume, a depuis fait le saut chez les professionnels.

Les hommes forts de retour

Jonathan Simard revient à la charge avec sa compétition d’hommes forts amateurs à Saint-Ambroise. La deuxième édition de la compétition provinciale se tiendra le 1er septembre, dans le stationnement du restaurant L’Accueil.

Pour le moment, sept athlètes ont confirmé leur présence et rivaliseront de force lors de quatre épreuves à compter de 13h. Du groupe, cinq prendront part, la semaine suivant,e au Championnat provincial. L’année dernière, Jonathan Simard avait organisé l’événement conjointement avec Simon Boudreau, avantageusement connu au sein du Saguenay Strongest Club.

Cette fois, il est le seul organisateur, mais est tout de même bien entouré, lui qui peut notamment compter sur son acolyte à l’animation. «Je passe tout le temps par Simon pour avoir des conseils. Il n’est jamais bien loin pareil», mentionne Jonathan Simard, qui pourra encore une fois compter sur la présence, comme arbitre, de Nick English, un homme fort professionnel du Saguenay.

Jonathan Simard a perdu beaucoup de poids pour devenir un homme fort amateur. En plus d’organiser une compétition provinciale le 1er septembre à Saint-Ambroise, il sera l’un des participants.

Avec la tenue de cette compétition, Jonathan Simard fait d’une pierre deux coups. En plus de permettre aux athlètes plus jeunes de se faire connaître et d’aspirer aux professionnels, l’événement permet de démocratiser la discipline, et ce, dans son coin de pays. Le gagnant de l’an dernier, Gabriel Rhéaume, a d’ailleurs fait le saut sur le Circuit des hommes forts. Son frère, Frédérick, qui avait terminé 4e l’an dernier, sera encore présent.

«Quand on parle d’hommes forts, on pense encore à Hugo Girard, mais ça fait dix ans qu’il ne fait plus de compétitions. Aujourd’hui, ce sont Jean-François Caron, Jimmy Paquet, Simon Boudreau. Je veux vraiment faire connaître notre sport, notre passion», exprime Jonathan Simard qui sera lui-même l’un des participants qui se feront face dans des épreuves pour le moins costaudes. «La force, ce n’est pas juste le physique. Ça part du coeur et de la tête. Ce que tu as dans le coeur et la tête, ça joue pour beaucoup», fait-il valoir.

La journée débutera avec le soulever de l’auto. Ensuite, suivra un medley d’épaule, une épreuve trois dans une avec trois charges, soit une barre de 225 livres, un billot de 250 livres et un poids libre de 150 livres à soulever à trois reprises.

Lors de la troisième épreuve, la marche du bûcheron, les participants devront d’abord parcourir 60 pieds avec une charge de 600 livres, avant de compléter par un aller-retour de 60 pieds avec une poche de sable de 270 livres. La compétition se terminera avec les légendaires pierres d’Atlas.

Comme chez les professionnels, les participants pourront choisir entre une pierre de 290 livres ou une autre plus pesante de 330 livres, mais plus payante au pointage. «Ça va être des épreuves assez lourdes et assez dures. Il y a une question d’endurance également pour les athlètes», pointe Jonathan Simard qui aurait aimé offrir un volet féminin, mais qui a dû se raviser en raison d’un conflit d’horaire. «J’ai essayé parce que je me suis pris trop tard. Normalement, ça aurait fait partie de mon show. Je veux que les gens voient qu’il n’y a rien d’inaccessible avec une bonne base», explique-t-il.

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UNE RENCONTRE QUI CHANGE TOUT

Une rencontre fortuite de Jonathan Simard avec Simon Boudreau a changé le destin de celui qui est devenu homme fort après avoir perdu beaucoup de poids. 

En 2014, Jonathan Simard pesait plus de 300 livres quand il a décidé de tenter sa chance lors d’un concours organisé sur la Zone portuaire par Énergie, afin de trouver la personne la plus forte de la région. «À ce moment-là, je ne connaissais aucunement Simon Boudreau et le Saguenay Strongman Club», raconte-t-il. 

Sans aucun entraînement, il avait réussi à se rendre à l’avant-dernière étape de l’épreuve du lever de poids. «J’avais vraiment ‘‘pogné’’ la piqûre. C’est un rêve d’enfant. Plus jeune, j’écoutais les hommes forts à RDS. Je me suis rendu compte qu’il n’y a rien d’inaccessible», relate Jonathan Simard qui avait également participé au tir du camion. «Je m’en rappelle, j’avais soufflé ma vie», lance-t-il en riant. 

À ce moment, Jonathan Simard ne s’entraînait pas. Quatre ans plus tard, à 36 ans, il a complété toute une métamorphose. «J’étais obèse avec une grosse bedaine. Je travaillais, mais je n’avais pas une bonne nutrition. Simon m’a pris du bon bord quand je lui ai demandé de m’aider. Il m’a fait un plan de nutrition. J’ai suivi ses conseils et ça pris un an avant que je puisse commencer à faire des hommes forts», confie-t-il. 

«Quand j’ai connu Simon Boudreau et que j’ai commencé à m’entraîner, j’ai perdu du gras et c’est là que j’ai commencé à faire des hommes forts», mentionne Jonathan Simard qui a baissé son poids jusqu’à 221 livres. Maintenant, il a pris de la masse et pèse 250 livres.

«Je pense plus de vivre dans le moment présent. Je ne pense pas pouvoir me rendre sur le niveau international parce que j’ai commencé tard. Je pense plutôt y aller comme ça va et en m’amusant», d’indiquer Jonathan Simard, qui, lors de l’entrevue, se rendait à une compétition à Acton Vale. Même s’il est toujours considéré comme un amateur, il s’est qualifié lors des derniers mois pour le Championnat provincial à Waterloo.