Anne-Sophie Dériger rayonnait après avoir terminé deuxième au Marathon de la relève.

Les filles s’illustrent au Marathon de la relève Rio Tinto

La gent féminine a volé la vedette au 27e Marathon de la relève Rio Tinto, vendredi, dans les eaux du lac Saint-Jean, entre Mashteuiatsh et Roberval. Antoine Marchand a été le plus rapide, alors qu’Anne-Sophie Dériger et Maéva Cassivi-Vermette ont respectivement terminé sur la deuxième et troisième marche du podium.

C’est la première fois depuis 2013 que deux nageuses se retrouvent parmi les trois premiers au fil d’arrivée. Deuxième derrière Marchand, Anne-Sophie Dériger était tout sourire après cette grande performance.

« Je ne m’attendais pas à ça du tout, a soufflé la nageuse de Sainte-Julienne, dans Lanaudière. Ç’a vraiment bien été tout le long. Il y a peut-être eu un petit moment où j’ai trouvé que ça passait un peu moins vite, mais je n’ai jamais trouvé ça si difficile. »

Anne-Sophie Dériger, auteure d’un temps de 2 h 46min02sec, a nagé un certain temps avec une autre nageuse, avant de rattraper des garçons, au fur et à mesure que la course avançait. Elle a nagé avec eux, avant de se rendre compte qu’elle les avait semés et qu’elle était seule.

À sa troisième participation, Antoine Marchand a remporté l’édition 2019 du Marathon de la relève après avoir terminé deux fois quatrième lors des éditions précédentes.

« J’ai accéléré et je me suis rendu compte qu’ils ne suivaient plus, a ajouté la rayonnante athlète de 16 ans, qui en était à une première expérience au Marathon de la relève. Je ne pouvais vraiment demander mieux ! »

Troisième sur le podium, Maéva Cassivi-Vermette ne croyait pas terminer devant plusieurs garçons, mais celle qui a nagé en eau libre pour une première fois aux Jeux du Québec il y a trois ans a découvert un sport qui lui enlève une certaine pression.

« En piscine, il y a toujours cette pression de battre un temps et c’est plus démotivant qu’autre chose, a-t-elle fait remarquer. En eau libre, le temps importe peu et tu te bats contre les autres. »

Marchand a souffert

Champion cette année après avoir terminé deux fois quatrième en 2017 et en 2018, Antoine Marchand ne l’a pas eu facile. Sa stratégie était de partir rapidement pour se forger une avance, mais il a subi les contrecoups de ses efforts intenses.

Antoine Marchand a touché la plaque près de 14 minutes avant son plus proche poursuivant chez les garçons.

Le jeune homme de 17 ans a dû se parler pour maintenir le rythme, ce qu’il a finalement fait de brillante façon. Il ne croit pas être parti trop vite parce que de toute façon, c’était le plan. Il a nagé les dix kilomètres entre Mashteuiatsh et Roberval en 2 h 37min28sec, soit près de 14 minutes devant son plus proche poursuivant chez les garçons, Benjamin Laboissonnière.

« Honnêtement, ç’a été vraiment difficile, a avoué Marchand. Il y avait beaucoup de vagues au début et j’ai trouvé ça très long. Quand mon entraîneur m’a dit qu’il restait cinq kilomètres, je me suis dit que ça allait être vraiment long. Les trois derniers kilomètres ont été vraiment difficiles. »

Maintenant que son titre de champion du Marathon de la relève est acquis, Antoine Marchand vise une participation au 10 km FINA l’an prochain. « J’aimerais faire la traversée de 32 km dans deux ans », a signifié le Montréalais, qui a réalisé que de franchir les 10 kilomètres est plus difficile, année après année.

Deuxième garçon à toucher la plaque, Benjamin Laboissonnière savourait pleinement sa quatrième place au classement général, d’autant plus qu’il croyait terminer plus loin en voyant le calibre relevé de la compétition.

Anne-Sophie Dériger rayonnait après avoir terminé deuxième au Marathon de la relève.

« Pour une première fois, ça s’est quand même bien passé, même s’il y avait beaucoup de vagues à mi-parcours, a-t-il analysé. Le froid faisait mal et ça devenait un défi mental, mais il fallait seulement rester forts et se dire que c’était bientôt fini. »

Le Rimouskois Mathis Bourbonnais a complété le podium chez les garçons, tandis que Virginie St-Arnauld a fait de même chez les filles.

MISSION ACCOMPLIE POUR LES NAGEURS D'ICI

Les trois nageurs du Saguenay– Lac-Saint-Jean à prendre le départ au Marathon de la relève ont accompli leur mission, en plus d’arriver à l’intérieur des délais réglementaires de 3 h 30.

Ann-Sophie Lepage a réussi la meilleure performance régionale avec une 6e position chez les filles et 11e au général sur les 19 nageurs à avoir complété l’épreuve. Cinq ont abandonné, surtout en raison de la fatigue et de la température un peu trop froide de l’eau.

« Ça me prenait un nouveau défi», a partagé la jeune Lepage, une habituée des cinq kilomètres. La résidante de Saint-Félicien a réussi un premier 10 km en 3 h 07min31sec.

« Ça fait changement et c’était un beau petit défi à faire, a candidement mentionné la nageuse de 16 ans. Pour une première fois, j’ai fait un bon temps, donc je n’ai aucune raison de me plaindre. Il y avait des vagues, mais ce n’était pas trop pire et la température de l’eau était bien également. »

L’autre représentant de Saint-Félicien, Samuel Brassard, a terminé 14e au classement général. Il a réussi à tenir bon, même s’il a souffert d’hypothermie en cours de route. « Étant donné les conditions, ça s’est quand même bien passé, a-t-il souligné. J’avais froid, mais je ne m’en rendais pas trop compte et je pensais surtout que j’étais fatigué. Sauf que je ne voulais pas abandonner pantoute. Je voulais finir, même si j’avais fini à la brasse de grand-mère ! »

Samuel Brassard visait surtout de terminer dans les délais. L’athlète de 14 ans a peiné en fin de course, mais il a apprécié l’ambiance en compagnie des autres participants. « Je suis fier de ne pas avoir arrêté et c’est un beau moment », a-t-il partagé.

Finalement, Clémence Bélanger pouvait dire mission accomplie après avoir nagé sa plus longue distance à vie. Elle a terminé une dizaine de minutes avant les délais, ce qui était son objectif. « Ça s’est très bien passé pour une première fois, je suis très contente, a-t-elle réagi. À mi-parcours, c’était plus difficile avec les vagues et la fatigue, mais ça s’est bien terminé. »

La menue athlète de 15 ans sera certainement de retour au Marathon de la relève l’an prochain, car elle caresse un rêve encore plus grand d’ici trois ou quatre ans. « Depuis que j’ai huit ans, mon objectif est de faire la grande Traversée du lac Saint-Jean, donc je trouvais que le 10 km était une belle étape pour me rendre jusqu’à mon objectif principal », a-t-elle laissé savoir.

Liam Lambert, de Saint-Fulgence, était le quatrième nageur local inscrit, mais il a finalement décidé de faire l’impasse sur la compétition.

LA COMBINAISON INTERDITE?

Si la tendance se maintient, les puristes seront comblés, tout comme plusieurs nageurs! Avec une température de l’eau au-dessus de 20 degrés Celsius vendredi matin, le port de la combinaison thermique devrait être interdit samedi matin, pour le départ de la 65e Traversée internationale du lac Saint-Jean, prévu à 8h30 samedi matin à partir du quai de Péribonka. L’arrivée des premiers nageurs dans la rade de Roberval est annoncée vers 14h30

RIO TINTO RENOUVELLE SON PARTENARIAT

Rio Tinto fera partie de l’aventure de la Traversée internationale du lac Saint-Jean pour au moins les trois prochaines années. La multinationale a confirmé le renouvellement de son partenariat, vendredi, dans un communiqué envoyé par l’organisation de la Traversée. Rio Tinto, partenaire officiel du Marathon de la relève depuis 1998 et de la traversée de 32 km depuis 2015, agira donc à titre de commanditaire présentateur jusqu’en 2022. « La Traversée est un événement rassembleur bien implanté dans notre communauté, qui permet de mettre le lac Saint-Jean en lumière sur la scène internationale, a partagé la directrice générale de la division Énergie électrique de Rio Tinto, Nathalie Morin. Rio Tinto a à coeur de souligner ce partenariat et souhaite la meilleure des chances aux participants de la 65e édition ! »