Le Zoo de Falardeau est sur place afin de faire voir aux gens les différentes espèces qui vivent dans nos forêts, dont les renards comme Léonardo, 4 mois. Il est accompagné de sa gardienne, Marie-Hélène Godin.

Les diverses facettes de la chasse à l’honneur

Pour toute la fin de semaine, la Fête de la chasse se déroule à l’aréna Marina-Larouche de Chicoutimi-Nord. Plusieurs exposants, allant des essais de tirs gratuits à la rencontre d’animaux de la Boréalie, en passant par la taxidermie, sont sur place pour faire découvrir les diverses facettes de la chasse.

« On voulait vraiment que ça devienne un partage de nos passions, des multiples angles qu’est la chasse », explique l’un des organisateurs de l’événement, René Bergeron. Cette fête se tient normalement une fois tous les deux ans, bien que l’an dernier, l’organisation ait dû sauter une année. Mais les organisateurs ont fait les choses en grand cette année, en organisant la fête pour une première fois au Saguenay.

« Nous avons toujours été dans le coin du Lac, à Saint-Félicien, à Roberval. Mais beaucoup d’amateurs de chasse se retrouvent aussi à Saguenay, donc on s’est dit pourquoi pas ! », mentionne M. Bergeron.

Toutes les activités sont gratuites et pour tous. Les essais de tir à la carabine à plomb sont supervisés par des bénévoles et malgré tous leurs merveilleux conseils, l’auteure de ces lignes n’a pas été capable d’atteindre la cible en forme de poussin placée devant elle. L’expérience est néanmoins quelque chose à ne pas manquer.

Dans le kiosque tout juste à droite, il est possible d’essayer le simulateur de pêche. « Tu peux choisir quels poissons tu veux attraper ! Profites-en, c’est pas comme ça, normalement ! », a dit un bénévole avec humour. Neuf espèces de poisson sont proposées, certaines étant plus difficiles que d’autres à pêcher.

L’organisateur de l’événement, René Bergeron souligne que c’est une fête qui se veut rassembleuse et familiale.

À la suite de la belle prise d’un espadon, par un jeune homme qui visitait l’endroit avec ses parents, le bénévole a expliqué que ce ne sont pas toutes les espèces de poissons qui agissent de la même façon. « Le saumon donne des coups, la truite est plus vache », a-t-il laissé tomber.

Des êtres vivants pour toujours
Tout près de la porte qui donne accès à la surface bétonnée où sont installés tous les kiosques se trouve la vingtaine d’animaux naturalisés apportés par Bilodeau Canada afin de démystifier l’univers de la taxidermie.

« Les chasseurs aiment bien exposer leurs meilleures prises, parfois ils nous vendent simplement les peaux », a expliqué l’un des exposants.

De l’autre côté de la salle, un cri d’un très gros chat se faisait entendre. Il s’agissait du cougar que le Zoo de Falardeau a amené sur place, qui répondait à Marie-Hélène Godin, sa gardienne. « Ce sont mes bébés. On veut montrer aux gens ce qu’on retrouve dans nos forêts », mentionne-t-elle en se déplaçant devant la dizaine d’espèces. Deux jeunes ratons, un renard de quatre mois, deux bébés cerfs de Virginie, en plus d’une louve arctique, ainsi qu’un cougar et un lynx se retrouvent à la Fête de la chasse.

La nature en savon
Selon les chasseurs d’expérience rencontrés sur place, la meilleure façon de passer inaperçu en forêt est d’utiliser les produits naturels fabriqués par Sonia Bouchard à Normandin. « Je fais des savons, des déodorants, du shampoing entre autres », a-t-elle raconté en présentant son étalage fait de rondins de bois.

Sonia Bouchard, propriétaire de Captive, une entreprise de produits naturels établie à Normandin, offre une gamme de produits destinés particulièrement aux chasseurs.

Tous les produits faits par la compagnie Captive ne contiennent aucun parfum artificiel, toutes les odeurs sont présentes grâce aux huiles essentielles que Mme Bouchard prend soin de sélectionner.

« J’ai la gamme du chasseur qui est très populaire, puisque tout est fait dans l’idée qu’ils soient invisibles dans les bois. » Elle offre même un détergent à lessive fait pour détacher tout ce qui peut se retrouver sur les vêtements d’un chasseur, peu importe la nature de la substance. « Il suffit de trouver la bonne acidité. Une fois que c’était fait, j’avais un produit gagnant ! », a-t-elle expliqué avec passion.