Joueuse de troisième année, Sophie Gobeil disputera son dernier match au gymnase du pavillon des Sciences, vendredi soir.

Les dernières minutes de jeu de Sophie

Trois-Rivières — Depuis trois ans, Sophie Gobeil évolue dans l’ombre des meilleures marqueuses chez les Diablos. Pour elle, c’est très bien ainsi. C’est dans ce rôle qu’elle se plaît. Vendredi soir, les projecteurs seront toutefois braqués sur elle alors qu’elle sera l’unique finissante à l’honneur lors de la visite des Lynx du Cégep Édouard-Montpetit.

Chaque année, le dernier match local de la saison régulière permet de saluer les joueuses qui mettent un terme à leur parcours collégial. C’est toutefois plutôt rare qu’une seule joueuse se retrouve au centre de l’attention. Pour l’ailière de 19 ans originaire de Chicoutimi, cette soirée s’annonce d’ailleurs chargée en émotions. Non seulement il s’agira de son dernier match au pavillon des Sciences, mais le duel déterminera qui des Diablos (3-10) ou des Lynx (3-10) accédera aux matchs éliminatoires.

«C’est un match qui aura un gros impact. On peut avoir notre ticket pour les quarts de finale. Si on gagne, on continue, si on perd, la saison est terminée. J’ai hâte de jouer un match comme ça. Ça va être une belle expérience.»

Pour son entraîneur Faisal Docter, c’est assurément une partie de l’âme de l’équipe qui désertera le vestiaire à la fin de l’année. «Sophie est une des meilleures personnes que j’ai coachée dans ma vie. Elle est tellement équilibrée, tant à l’école que dans le sport. Elle rend tout le monde heureux autour d’elle. Elle représente parfaitement les valeurs des Diablos. Même si ce n’était pas facile cette saison, elle a su être une bonne leader pour l’équipe.»

Même si certaines universités lui ont tendu une perche pour l’enrôler dans leur équipe de basketball, Sophie Gobeil a fait son choix. Elle poursuivra ses études en génie à l’Université de Sherbrooke l’automne prochain, ce qui signifie du même coup qu’elle fait une croix sur le basketball. Mais n’allez pas la penser malheureuse.

«J’avais même dit à mon coach d’aviser les équipes universitaires que je ne comptais pas continuer à jouer l’an prochain. Je suis pleinement satisfaite de mes trois années ici. Je suis en paix avec mon choix.»

Son entraîneur admire d’ailleurs sa décision.

«Ce n’est pas facile à cet âge d’avoir la maturité nécessaire pour décider qu’il est temps de passer à autre chose. C’est tout à son honneur», mentionne Faisal Docter.