Les joueurs de l’équipe de football des Couguars ont lancé une invitation à l’ensemble de la communauté du Cégep de Chicoutimi pour faire des dons de Plasma d’ici le 30 novembre. Déjà, des jeunes et du personnel ont posé le généreux geste, dont Jean-Pierre Bolduc, adjoint administratif des services aux étudiants (à l’avant), et à André Archer, technicien en loisir, qui posent en compagnie d’Audrey Larouche, d’Héma-Québec/Plasmavie Saguenay.

Les Couguars feront des dons de plasma

Quoi de mieux que de faire appel à une équipe de football pour récolter des dons de sang et/ou de plasma? À l’invitation d’Héma-Québec, les Couguars du Cégep de Chicoutimi ont accepté de faire des dons de plasma, notamment le samedi 30 novembre, à Plasmavie Saguenay, mais ils ont en plus lancé une invitation à l’ensemble de la communauté du collège sous le thème «Entraîne-toi à donner».

En juin dernier, l’entraîneur-chef des Couguars, Nicolas Ménachi, a été sollicité pour un projet de dons de plasma auxquels seraient associés joueurs et entraîneurs.

«Héma-Québec avait déjà fait un partenariat semblable avec les équipes sportives de l’université de Sherbrooke. Plusieurs dons de plasma avaient été faits, alors (Héma-Québec) a décidé d’étendre le projet à d’autres régions. Au départ, Mme Brigitte Bernier m’avait approché pour le football. Quand elle m’a présenté le projet, ça m’a tout de suite intéressé parce qu’il y a une pénurie de plasma et des besoins pour les réserves canadiennes et mondiales. Une équipe de football, c’est intéressant parce que ça représente 55 joueurs et des entraîneurs. Ça peut impliquer de 70 à 75 personnes. J’ai voulu faire une sorte de compétition et étendre cela à toutes les disciplines sportives du cégep», relate Nicolas Ménachi

Le pilote des Couguars a parlé du projet à Jean-Pierre Bolduc, adjoint administratif des services aux étudiants, et à André Archer, technicien en loisir. Ces derniers ont fait progresser le projet et finalement, le jeune Éli est venu témoigner de l’importance des dons de plasma peu avant un match.

«L’organisation est venue pendant un match avec le jeune Éli et son père pour expliquer aux gens intéressés ce que sont les dons de plasma, poursuit Nicolas Ménachi. Ç’a donné de la visibilité au projet. Éli est venu dans la chambre des joueurs avant le match pour leur faire prendre conscience que s’il va bien aujourd’hui, c’est parce qu’il a reçu des dons de plasma.»

«Ç’a touché mes jeunes et en ce moment, il y a déjà une belle mobilisation qui s’est faite. On a réservé la date du samedi 30 novembre pour que tous ceux qui veulent y aller puissent le faire. On ne force personne, mais j’aimerais que le plus de monde possible y aille. On va partir en groupe avec ceux qui voudront donner. Déjà, plusieurs jeunes ont fait un don de plasma avant le 25 novembre pour être sûrs de pouvoir en redonner le 30 avec l’équipe», souligne le pilote des Couguars en expliquant qu’il faut un écart de six jours entre chaque don de plasma.

Boule de neige

Le projet a pris de l’ampleur et l’invitation a été lancée à l’ensemble du personnel et des étudiants du cégep. «Le projet a reçu un bel accueil chez les jeunes. Ils sont mobilisés, ils veulent y aller et ils ont de l’intérêt pour ça. Ils posent des questions et ils veulent savoir.»

Pour Nicolas Ménachi, donner du sang ou du plasma est un petit geste qui peut faire la différence pour bien des receveurs. «De voir le jeune Éli, ça m’a fait chaud au coeur. Je suis papa de deux jeunes garçons et c’est venu me chercher, confie Nicolas Ménachi. On est chanceux d’être en santé et souvent on ne le réalise pas... Jusqu’à ce que quelqu’un vienne nous parler et nous fasse prendre conscience qu’il y a des besoins et que tout ce qu’on a à faire, c’est de s’asseoir sur une chaise et de donner du sang.»