Le hockeyeur a participé à un entraînement qui a duré environ 30 minutes.

Les Blackhawks accueillent un Almatois

Le jeune hockeyeur Benoit Savard, 13 ans, a réalisé le rêve de sa vie. L’Almatois a participé à un entraînement des Blackhawks de Chicago, le vendredi 25 octobre, et a rencontré son idole, Patrick Kane. Le dimanche suivant, dans un match contre les Kings de Los Angeles, il a effectué la mise au jeu protocolaire entouré de Jonathan Toews et Anze Kopitar.

Cependant, le chemin qui l’a amené à chausser les patins avec son idole n’a pas été de tout repos. Quand il était âgé de neuf ans, les médecins lui ont diagnostiqué une leucémie lymphoblastique. S’il est en rémission depuis environ 18 mois, l’annonce de cette maladie a été un choc pour lui et sa famille.

Le hockey lui a permis de garder espoir pendant ces années difficiles. Notre sport national lui permettait d’être un enfant comme les autres, avec ses passions, rappelle sa mère, Claudie Bouchard.

Elle raconte qu’il s’est remis à jouer au hockey dès que son état de santé le lui a permis. Il a d’ailleurs reçu l’étoile officielle de la 54e édition du Tournoi provincial de hockey pee-wee de Jonquière en 2018, pour souligner son courage et sa détermination.

« Ça fait un bout qu’il tripe sur les Blackhawks. Je ne sais pas pourquoi. Ça doit être parce que son joueur préféré, c’est Patrick Kane », explique-t-elle.

Rêves d’enfants

Alors qu’il commençait à prendre du mieux, la Fondation Rêves d’enfants lui a annoncé qu’elle exaucerait un de ses souhaits. « La consigne qu’on lui a donnée, c’est de s’imaginer un rêve le plus fou possible, et nous, on va s’organiser avec ça », explique Mme Bouchard.

Le choix a été facile à faire : il voulait rencontrer les joueurs de son équipe préférée. C’est au début du mois d’octobre que Benoit Savard a appris que son souhait aller se réaliser, dans le cadre de l’événement Hockey Fights Cancer.

Plusieurs surprises l’attendaient. « Il a pratiqué une bonne demi-heure avec eux, le vendredi matin. Dans la chambre des joueurs, il y avait sa place avec son nom, son chandail, comme si c’était un des leurs. Il s’est changé, et est parti avec les joueurs. À la fin, Patrick Kane est venu jouer spécialement avec lui. C’était un beau moment », indique sa mère, ajoutant qu’il s’est entretenu avec quelques joueurs des Blackhawks qui parlaient français.

Benoit Savard a fait la mise au jeu protocolaire, le dimanche 27 octobre, lors du match entre les Blackhawks et les Kings de Los Angeles. Il s’est retrouvé au centre des capitaines Anze Kopitar et Jonathan Toews.

Mise au jeu

L’aventure de la famille à Chicago n’était pas terminée. Le dimanche, Benoit Savard a laissé tomber la rondelle, vêtu de son chandail rouge avec le numéro 88, entre Jonathan Toews et Anze Kopitar, lors de la mise au jeu protocolaire Pour la famille, ce voyage a été une manière de clore un chapitre, celui de la maladie de Benoit. Il a d’ailleurs mis la cerise sur le sundae dans un scénario presque hollywoodien.

L’adolescent a réussi un lancer parfait de la ligne bleue, dans le United Center. Alors qu’un panneau avec trois cibles se trouvait dans le filet, il a logé la rondelle en plein centre du but, s’attirant les applaudissements de la vingtaine de milliers de spectateurs présents à Chicago.

Benoit Savard a été invité dans le cadre de Hockey Fights Cancer.

« En comptant, il s’est offert une dernière surprise. Moi, j’étais derrière, près de la Zamboni. Je ne voyais pas super bien, mais j’ai entendu la réaction des gens. Là, je me suis dit : ‘‘ On ferme ce livre-là d’une façon positive ’’. J’étais fière de partager ça avec autant de personnes », se souvient Claudie Bouchard.

Benoit Savard, son frère, et ses parents ont été transformés par la maladie du jeune homme. Aujourd’hui, ils ont appris l’importance de vivre un jour à la fois, et de garder espoir.

« Ça fait un an et demi que Benoit est en rémission, mais on a encore des petits rendez-vous de contrôle. Le voyage vient mettre un terme à tout cet épisode-là. C’est un garçon qui est passé à travers la maladie comme un champion. Il nous a aidés à voir la beauté de la vie à travers ça. Il n’a pas dit un mot. C’est le plus grand guerrier que j’ai vu », affirme Mme Bouchard, heureuse de tourner la page.

Une place était spécialement attitrée au jeune Almatois dans le vestiaire des Blackhawks.