Selon deux sources, l'agent de LeBron James aurait dit aux Cavaliers de Cleveland que le joueur étoile ne se prévaudrait pas d'une option de 35,6 millions $ afin de devenir joueur autonome.

LeBron James serait de nouveau agent libre

CLEVELAND — LeBron James a fait le premier geste. Le mystère devient sa destination : Cleveland, Los Angeles ou Philadelphie? Ou bien un club insoupçonné?

Selon deux sources au courant du dossier, James a dit aux Cavaliers qu’il délaisse une option de 35,6 millions $. Il devient donc libre comme l’air, ce qui lui donne plus d’options.

James pourrait rester avec les Cavaliers, qui peuvent lui offrir le plus d’argent, soit 209 millions $, sur cinq ans. Ou il peut accepter un contrat à court terme. C’est ce qu’il a fait chaque année depuis son retour à Cleveland, en 2014.

James avait jusqu’à 23h59 vendredi pour informer les Cavaliers et son agent Rich Paul l’aurait fait en matinée. La période d’autonomie des joueurs ne débute que dimanche.

James, un triple champion, est le plus convoité d’un groupe où figurent aussi Paul George, Chris Paul et DeMarcus Cousins, notamment. Les Lakers semblent avoir une longueur d’avance, eux qui rêvent d’une «super équipe» où se trouveraient aussi George et Kawhi Leonard, si les Spurs sont ouverts à une transaction. George (28 ans) est un bon ami de James (33 ans). 

«King James» a aussi deux résidences dans la région de Los Angeles, où il détient aussi une compagnie de production de films. Il pourrait être tenté de se joindre à l’un des clubs les plus emblématiques de la NBA.

Les Sixers et les Rockets tenteraient aussi de séduire celui qui a pris part aux huit dernières finales du circuit. La famille de James sera un facteur, l’athlète de 33 ans ayant trois enfants.

James vient de disputer sa 15e saison, et possiblement sa meilleure. Il a pris part à tous les matchs en saison régulière pour la première fois en carrière.

Il a récolté en moyenne 27,5 points, 8,6 rebonds et 9,1 passes par match. Au chapitre des passes, il n’a jamais mieux fait. Il n’a pas paru ralenti, semblant même avoir découvert la fontaine de Jouvence.

En route vers la finale, les Cavaliers ont notamment balayé les Raptors de Toronto, qui ont eu le meilleur dossier dans l’Est. Avant et après, l’équipe a prévalu lors de matches ultimes contre l’Indiana et Boston. A suivi une quatrième finale de suite contre les Warriors, qui ont triomphé grâce à un balayage.

Quitter le bercail une deuxième fois?

Pour James, le dilemme est de savoir s’il quitte ou non la maison à nouveau. Quand il est rentré au bercail il y a quatre ans, à la suite d’un passage à Miami, il avait dit qu’il lui avait fallu être loin de chez lui pour réaliser ce qui lui manquait.

«Le lien que j’ai avec le nord-est de l’Ohio va au-delà du basket», avait-il déclaré. «Je ne le réalisais pas il y a quatre ans. Maintenant oui.»

James a mentionné qu’au fond de lui, il a toujours eu l’impression qu’il reviendrait à Cleveland, pour ainsi clore sa carrière où elle a commencé. Mais c’était avant que le natif d’Akron mène les Cavaliers jusqu’en finale pendant quatre ans, incluant un triomphe en 2016. C’était le premier grand championnat sportif à Cleveland depuis 1964. Si sa plus récente cécision l’amenait ailleurs, il semble être serein face à l’idée.

«Je suis revenu parce que je sentais qu’il y avait quelque chose d’inachevé», avait expliqué James après le dernier match de la finale de la NBA, cette année. «Je vais toujours me rappeler de l’équipe que nous avions il y a deux ans et de la manière dont nous avons gagné... Ç’a mis fin à une disette de plus de 50 ans pour Cleveland. Je pense vraiment que ça va marquer l’histoire du sport.»