Léandre Bouchard, photographié lors des Championnats panaméricains à Aguascalientes au Mexique.
Léandre Bouchard, photographié lors des Championnats panaméricains à Aguascalientes au Mexique.

Léandre Bouchard souhaite continuer jusqu’en 2024 [VIDÉO]

Peu importe ce qui se passera au cours de la prochaine année, l’athlète de cross-country en vélo de montagne almatois Léandre Bouchard a l’intention de tenter sa chance pour les Jeux olympiques de 2024 de Paris, en France. Voilà l’une de ses confidences faites lors d’un entretien d’une heure en direct sur la page Facebook du Quotidien.

«J’adore mon sport et je veux encore en faire pour quelques années», a-t-il confié sur ses intentions après les prochains Jeux olympiques qui ont été repoussés à 2021. En 2024, Léandre Bouchard, présentement âgé de 27 ans, aura franchi la trentaine, mais pour lui, l’âge ne posera pas de problème, car le vélo de montagne est un sport à développement tardif. Il s’inspire notamment de sa compatriote Catharine Pendrel, qui a remporté le bronze en 2016 à Rio à 35 ans. Le champion du monde en titre Nino Schurter aura 34 ans le mois prochain.

Léandre Bouchard a également révélé que même s’il parcourt le monde depuis plus de dix ans grâce à son sport, plus jeune, il n’a pas participé aux Jeux du Québec. «J’ai commencé plus vieux un peu que certains jeunes. J’ai continué à travailler et c’est plus tard que sont venus mes succès, grâce à la persévérance», a-t-il indiqué au Quotidien lorsque questionné sur son message aux jeunes.

Au moment de la pause, Léandre Bouchard s’apprêtait à vivre une période critique dans sa quête d’une qualification olympique dans une bataille avec l’Ontarien Peter Disera pour le poste disponible. Il fondait beaucoup d’espoir sur la première Coupe du monde de la saison en République tchèque vers son objectif olympique.

«Ce n’est que partie remise. J’ai hâte que la compétition reprenne pour montrer ce dont je suis capable», a-t-il annoncé, avouant avoir eu des émotions en montagnes russes à l’annulation du calendrier sportif pour une période indéterminée, espérant un retour dans les pistes à l’automne.

Concernant la rivalité avec Peter Disera, Léandre Bouchard mentionne avoir une bonne relation avec lui malgré la compétition entre les deux. «Le plus fort va mériter sa place tout simplement», de faire valoir l’Almatois qui occupe le 16e rang mondial.

«Je mets encore plus d’importance sur le chemin que la destination. Ce qui m’importe le plus, ce sont tous les efforts mis dans ma préparation en visant une sélection olympique. Je sais que je vais être fier de moi parce que je vais avoir donné le maximum et c’est de ça que je veux me souvenir. Si j’y vais, c’est tant mieux. Si c’est Peter, il va l’avoir mérité. Ce que je veux aussi bien entendu, c’est que ce soit le meilleur Canadien qui nous représente à Tokyo», de poursuivre Léandre Bouchard, qui avait pris part aux Jeux olympiques de 2016, réalisant la meilleure performance canadienne, une 27e place. Durant l’entrevue, il n’a d’ailleurs pas manqué de souligner la démesure du rendez-vous olympique qui, depuis, lui a offert une notoriété supplémentaire.

«Tout est multiplié par dix. C’est vraiment fou toute l’attention qui est dédiée aux Olympiques et l’importance qu’on y accorde. C’est pour ça qu’on dit un peu que le sport amateur vit aux quatre ans. Les projecteurs sont sur nous à ce moment et tous les athlètes visent cette compétition. Chaque année et même plusieurs fois par année, il y a des compétitions d’aussi gros calibres, mais qui sont moins mises sous les projecteurs», a-t-il répondu, rappelant du même souffle qu’il s’agit d’une rare occasion de côtoyer des athlètes des autres sports.

Le membre de l’équipe québécoise Pivot Cycles-OTE, qu’il a intégrée l’an dernier, a d’ailleurs beaucoup apprécié le parcours olympique de Tokyo qu’il a eu la chance d’essayer lors de l’épreuve-test, à la fin de la saison dernière, qu’il a trouvé à la fois technique et physique.

Pendant la pause, Léandre Bouchard garde la forme comme il le peut, mais également la motivation. Pour lui, il est primordial d’aller chercher de la satisfaction dans l’entraînement et le processus dans cette période d’incertitude.

«Je travaille sur différents aspects. J’entraîne autant le côté physique que mental. On a juste hâte de savoir vers quoi on s’enligne», d’avouer l’athlète, qui utilise notamment un système de gommettes pour se récompenser après chaque objectif atteint quotidiennement.

«Le positivisme est de mise et c’est important de demeurer dans le moment présent», de faire valoir Léandre Bouchard, qui fait encore du fatbike en plus de séances d’entraînement en ligne, s’estimant chanceux d’avoir tout de même accès au grand air, ce qui n’est pas le cas partout dans le monde.

Également adepte de cyclotourisme à ses heures, Léandre Bouchard a réalisé la traversée de la Valée de la Mort, en Californie, en 2014, un périple de 700 kilomètres. «J’adore le côté aventurier. J’aime le plein air et le cyclotourisme me permet de faire du plein air tout en faisant du vélo», de noter le vététiste qui a fait une randonnée semblable l’année dernière, de Los Angeles à San Francisco, pour terminer à Tucson en Arizona.

«Des voyages comme ça, ça m’a forgé comme cycliste. Pour moi, c’est joindre l’utile à l’agréable», d’estimer Léandre Bouchard qui, parmi ses coins favoris du monde, aime beaucoup l’Amérique Centrale.