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Léandre Bouchard
Léandre Bouchard

Léandre Bouchard satisfait de sa progression physique et mentale

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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Le compte à rebours est commencé pour Léandre Bouchard. Dimanche, il ne restera que 70 jours avant qu’il n’amorce sa bataille pour l’unique place du Canada en vélo de montagne aux Jeux de Tokyo 2020.

En entrevue téléphonique, l’Almatois se montre serein face à sa préparation en vue des deux étapes de la Coupe du monde en cross-country olympique qui permettront de déterminer le représentant canadien aux Jeux olympiques.

Bien sûr, il a adoré l’expérience de ses premiers Jeux à Rio, en 2016, et il aimerait bien pouvoir revivre l’aventure cet été. Mais la pandémie complique tellement tout qu’il préfère se concentrer sur ce qu’il peut contrôler en vue des rendez-vous de Albstat en Allemagne, les 8 et 9 mai, et de Nove Mesto en République tchèque, les 15 et 16 mai, deux sites qu’il connaît bien.

La situation reste incertaine et un peu stressante, mais ce sont des choses hors du contrôle de l’athlète de 28 ans. Ce qu’il peut contrôler par contre, c’est sa progression physique et mentale. Et à ce chapitre, le fleuron du club Cyclone est satisfait.

« On voit des gains physiologiques par rapport à mes capacités physiques et c’est très encourageant. Souvent, rendu à mon niveau, on va s’entraîner fort, mais on a de la difficulté à percevoir les gains à l’entraînement et parfois, on va les voir un peu en compétitions. Mais là, déjà de les percevoir à l’entraînement, c’est vraiment bon, fait valoir Léandre. Et quand on me parle d’une amélioration de 2-3 %, c’est ce qui me manque pour gagner une coupe du monde. »

L’olympien des Jeux de Rio 2016 en vélo de montagne Léandre Bouchard fait tout ce qu’il peut pour arriver fin prêt pour les deux premières étapes de la Coupe du monde en mai, lesquelles serviront de sélection olympique pour les Jeux de Tokyo.

En 2016, ses efforts avaient mené à un dénouement positif pour la sélection aux Jeux olympiques. « C’est la même chose cette fois-ci. Je veux juste être content de ce que je fais. Et jusqu’à maintenant, je suis très satisfait. C’est vraiment l’fun de voir que je fais des progrès et j’ai hâte de pouvoir le montrer. Je pense que c’est ce qui me manque le plus : ces opportunités d’aller me mesurer aux autres et de mesurer mes progrès. Parce que je sais que j’en ai fait. J’ai bien fait des choses cet automne. »

Sa préparation des derniers mois lui a permis d’acquérir une bonne routine. « Je suis sérieux dans ma préparation et je fais des efforts chaque jour, tant au point de vue physiologique que mental. Mon préparateur mental, Jacques Plouffe, m’a dit aussi que je m’en sors vraiment mieux que d’autres athlètes. “Tu restes motivé, tu te donnes des défis et tu vois les efforts que tu fais à l’entraînement” », raconte l’athlète jeannois.

En Colombie-Britannique

De par son statut d’athlète élite, l’Almatois a pu aller s’entraîner pendant deux semaines à Victoria, en Colombie-Britannique, en janvier, en compagnie de quelques membres de l’équipe Pivot Cycles-OTE. « Ç’a été super intéressant de pouvoir sortir de la routine de la maison pour une routine avec l’équipe et mes coéquipiers. J’en ai profité pour faire beaucoup de vélo de montagne. En Colombie-Britannique, c’est plus chaud qu’au Québec, mais ça reste frais. En vélo de montagne, c’était plus acceptable. Ils ont vraiment un beau réseau de vélo de montagne et le terrain résiste vraiment bien aux intempéries. Les sentiers offrent également un assez bon challenge. Il y avait des places qui me poussaient un peu et me forçaient à repousser un peu mes limites », relate-t-il, heureux de retrouver ces sensations. « Ce que j’ai vraiment aimé, c’est de retrouver l’aspect social et de couper un peu mon hiver en deux. »

Pour le Jeannois, peu importe ce qui se passera aux coupes du monde de mai, il aura la satisfaction d’avoir fait tout en son possible. Et s’il ne réussit pas à être sélectionné, ce ne sera pas la fin du monde. « Moi, j’ai plein d’autres projets en tête et d’autres objectifs. Ça me prendrait un podium sur les deux premières coupes du monde, mais si je ne l’ai pas, je vais continuer d’y croire pour d’autres courses durant l’année et j’aurai vraiment le sentiment d’avoir fait tout en mon possible. Et ça, ça apporte un réconfort. Parce que peu importe le résultat, on est satisfait de notre effort et on sait qu’on n’aurait pas pu faire mieux. »

Démarches ardues

Si le mois de mars sera partagé entre de l’entraînement intérieur (Zwift) et extérieur (fatbike), Léandre aimerait pouvoir se pointer en avril en Europe, afin de pouvoir prendre part à des compétitions préparatoires

Mais les démarches sont plus compliquées que prévu en raison des restrictions liées à la pandémie. De plus, certaines courses annoncées sont par la suite retirées du calendrier. Le jeune homme ne baisse pas les bras et poursuit ses démarches dans l’espoir que ça aboutisse positivement.

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RÉCIPIENDAIRE DU TITRE PERFORMANCE 2020 DE LA FQSC

Grâce à sa performance aux Championnats du monde de vélo de montagne l’automne dernier et à l’appui populaire, l’Almatois Léandre Bouchard a remporté le concours PerformancErable 2020 de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC), propulsé par l’Érable du Québec.

Il a devancé, dans l’ordre, Hugo Houle (route), Ariane Bonhomme et Laurianne Genest (piste) et Maghalie Rochette (cyclocross) à l’issue des points obtenus par une évaluation d’experts indépendants et le vote du public pendant les quatre semaines de votation.

La FQSC avait soumis une liste de 10 candidats pour ce concours. Du lot, Léandre avait été retenu pour sa 26e place aux mondiaux en Autriche. Bien soutenu par sa communauté et par ses performances, Léandre a donc été couronné.

« Merci beaucoup à tous ceux qui ont voté pour moi. Je reçois cela comme une belle tape dans le dos, car l’un ne va pas sans l’autre et je suis vraiment choyé d’avoir un bon support de ma communauté. Pour un athlète, c’est important de se sentir appuyé par les gens qui nous entourent et nos partenaires. C’est très encourageant, car ce n’est pas seulement un vote populaire, puisqu’il y avait aussi une partie des points qui reposait sur les performances », a commenté celui qui a eu droit à un panier de produits de l’érable comme prix.