Le wingsurf gagne en popularité partout dans le monde, y compris au Saguenay–Lac-Saint-Jean.
Le wingsurf gagne en popularité partout dans le monde, y compris au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Le wingsurf gagne la région

Samuel Duchaine
Samuel Duchaine
Le Quotidien
Le wingsurf, un sport de glisse qui ressemble à un mélange entre la planche à voile et la planche aéroportée (kitesurf), fait ses premiers pas au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Voyant la popularité grandissante pour ce sport à travers la planète, le président de l’entreprise Kitebroker, basée à Saint-Fulgence, Michel Montminy, a décidé de tenter le coup en l’introduisant dans la région. Selon lui, il ne s’est pas trompé.

« Ce n’est pas vieux comme sport. Ç’a peut-être un an, deux maximum. Au début, j’étais sceptique. Je me disais : ‘‘Bon, encore une autre affaire’’. Mais c’est le sport nautique qui connaît la plus grande progression depuis un lustre. Je ne m’attendais pas à ça. Toutes les compagnies qui fabriquaient d’autres types de planches ou de voiles ont commencé à en produire. »

Selon lui, c’est l’accessibilité du sport qui lui permet d’attirer autant d’amateurs. « C’est très accessible et la courbe de progression est très rapide comparativement au kitesurf ou à la planche à voile. Apprendre les rudiments de ce sport, c’est une question de quelques heures. De plus, c’est très sécuritaire parce que l’aile n’est pas fixe et est directement dans les mains. Le contrôle est plus facile. L’aile peut aussi être utilisée l’hiver avec des skis ou une planche à neige. »

L’autre point fort du wingsurf, c’est qu’il peut être pratiqué un peu partout sur les lacs. « Tu peux décoller d’un peu partout, sur le bord du lac ou du ponton, chose que tu ne peux pas faire avec un kitesurf. Tu peux en faire sur des lacs beaucoup plus petits, ce qui incite encore plus les gens à se tourner vers le wingsurf. Ça prend quand même du vent constant, mais c’est plus facile d’en faire un peu partout. Dans la région, on a plein d’endroits parfaits pour ça », explique M. Montminy.

Pour le moment, aucun cours ne se donne dans la région, mais il est possible d’essayer ce sport chez Kitebroker. D’ailleurs, M. Montminy n’écarte pas la possibilité de donner des cours lorsqu’il sera capable d’exceller. « Il y en a ailleurs, mais ce sont les balbutiements. Au Québec, on a peut-être une dizaine de personnes qui se débrouillent vraiment bien, mais quand on va avoir quelqu’un d’assez bon pour donner des cours, c’est sûr qu’on veut l’offrir. »