Grâce à des techniques particulières, un adepte du Wing chun peut repousser un agresseur de manière impressionnante. Même une femme pesant la moitié du poids de son agresseur peut réussir une telle manoeuvre, assure Alain Deselle, à droite sur les photos.

Le Wing chun kung-fu débarque

Les amateurs d'arts martiaux seront ravis. Une nouvelle discipline sera offerte dès cet automne à Chicoutimi; le Wing chun kung-fu, un véritable ballet de techniques de combat et d'autodéfense.Sommité du milieu des arts martiaux et champion international de Kickboxing, Alain Deselle enseignera cette discipline créée, selon la légende, par une Chinoise il y a quelques centaines d'années.
«Wing chun, c'était une petite femme qui voulait se défendre d'un homme. Une religieuse lui a enseigné une technique pour battre un agresseur plus fort. Au fil des ans, différentes personnes, dont Bruce Lee, ont adopté cette technique en y ajoutant d'autres disciplines», explique M. Deselle, qui s'est d'ailleurs entraîné avec l'héritier officiel de Bruce Lee.
Ce dernier intégrera des techniques venant d'autres disciplines, notamment la boxe américaine et l'art martial français. Il enseignera les techniques d'autodéfense à l'aide de plusieurs scénarios, comme une agression par l'arrière, une attaque au couteau ou une bataille dans un bar.
Le professeur, qui a participé à de nombreuses compétitions internationales dans plus d'une discipline, dont le kickboxing, la boxe thaïlandaise et le combat libre, offre des cours de Wing chun depuis quelques années dans la région, mais seulement à un groupe très restreint. Le programme sera pour la première fois ouvert au public.
«Avec d'anciens élèves pour m'assister, ça rend les démonstrations plus percutantes et pertinentes», justifie le Français, venu s'établir dans la région en 2007 pour poursuivre sa carrière de pilote.
Femmes
Les cours de Wing chun s'adressent à tout le monde. Mais les femmes trouvent leur compte avec cet art, qui fait travailler l'état émotionnel, le mental et le physique, indique M. Deselle. En effet, les pratiquantes peuvent se défendre face à un agresseur beaucoup plus imposant qu'elles.
«En Asie, on me disait que des petites femmes étaient capables de propulser des hommes de 200 livres. Je suis allé voir de mes yeux et c'était vrai. Je l'ai même essayé», raconte l'expert, ajoutant que la pratique du Wing chun est très présente en Asie, où les bagarres de rue sont plus fréquentes.
Par ailleurs, les femmes seraient plus performantes dans ce sport, ou du moins, possèdent des caractéristiques propices à l'apprentissage de cette discipline.
«La sensibilité est un aspect primordial. C'est complémentaire au visuel. Les agressions peuvent arriver la nuit, donc c'est important de sentir les gestes. On a tous cette sensibilité en nous, mais elle est latente. Et les femmes captent beaucoup mieux. Elles progressent plus vite sur cet aspect», détaille M. Deselle, tout en faisant une démonstration les yeux fermés.
Les gens pourront en connaître davantage sur la discipline à l'occasion de deux soirées portes ouvertes le 2 et 4 septembre prochain à l'école Sainte-Bernadette de Chicoutimi, entre 18 h et 20 h. Il est également possible de joindre M. Deselle à l'adresse suivante: jeetcenterca@hotmail.com.