La présidente du nouveau club de soccer issu de la fusion, le Venturi de Saguenay, Anne Wittmeyer, et le DG Maxime Pepin-Larocque souhaitent obtenir des réponses à leurs questions concernant le projet de centre multisport (soccerdôme) qui est présentement sur la glace.

Le Venturi souhaite avoir l'heure juste à propos du soccerdôme

Avoir l’heure juste pour le projet du centre multisport, savoir ce qui cloche et proposer des pistes de solutions au besoin. Telles sont les attentes des dirigeants du club de soccer Venturi de Saguenay en vue de la rencontre qui aura lieu, mercredi matin, avec les responsables de la Commission des sports. La mairesse Josée Néron assistera également à la rencontre.

Présidente du Venturi de Saguenay, le nouveau club de soccer issu de la fusion, Anne Wittmeyer, et le DG Maxime Pepin-Larocque s’attendent à sortir de cette rencontre avec des réponses à leurs questions et savoir où s’en va ce projet.

D’entrée de jeu, les deux porte-parole du club avouent leur déception face à cet autre revirement de la saga du soccerdôme qui semble vouloir perdurer. « Ça fait plusieurs fois que le projet est annoncé par différents intervenants, tantôt la Ville, tantôt des promoteurs privés, tantôt Jean Tremblay, tantôt Josée Néron. Et là, pour une énième fois, c’est mis sur la glace et reporté », déplore le DG.

« Ça fait 15 ans que la Ville et la région se font parler d’un soccerdôme et que ça plante tout le temps. Là, on veut avoir l’heure juste. Quand la Ville a demandé aux clubs de faire leurs devoirs pour le centre multisport, on les a faits. On a fait la fusion des clubs et j’ai remis un gros document PowerPoint pour établir les besoins. On a fait tout ce qu’ils nous ont demandé », rappelle Maxime Pepin-Larocque.

De fait, le projet est le plus avancé des six grands projets qui ont été mis sur pause. Les plans et devis sont faits même si les dirigeants du club ne les ont pas encore vus. Le terrain est acheté, la subvention de 7,5 millions a été accordée et les quatre clubs de soccer (La Baie Chicoutimi, Jonquière et Shipshaw) se sont fusionnés.

« Tous les éléments sont en place pour que le projet se fasse bien et on nous donne comme raisons que les arguments financiers. On peut se remettre à la planche à dessin pour ça. D’ailleurs, il y a plusieurs pistes de solutions que l’on veut apporter mercredi à la rencontre et on veut travailler avec la Ville pour leur montrer que notre projet tient encore la route », fait valoir la présidente du club.

Un premier pas

Le club n’a pas l’intention de se lancer dans une opération charme pour (re)vendre le projet aux élus, car le projet avait reçu l’approbation unanime du conseil. La rencontre de mercredi est perçue comme une première étape qui leur permettra de « se faire confirmer que le problème est d’ordre financier et aller voir avec eux comment lever cette barrière ».

« On veut connaître leurs intentions et savoir ce qui coince vraiment. On entend certaines choses par les médias, mais on n’a pas encore eu de discussions directes (avec la Ville). Si c’est au niveau du budget, on va présenter quelques arguments. On peut aller plus loin », précise Mme Vittmeyer qui espère sortir de cette rencontre avec des réponses fermes.

Parmi les pistes de solutions, le club proposera une association avec les commissions scolaires, comme ç’a été le cas pour le projet de Rivière-du-Loup. « À Rivière-du-Loup, une ville de 20 000 habitants, ils ont un soccerdôme et ce sont quatre entités qui ont mis la main à la pâte : la Ville, la Banque Nationale (pour le nom), la Commission scolaire qui gère la bâtisse en partenariat étroit avec les autres, et le gouvernement (subvention) », cite Maxime Pepin-Larocque en exemple.

Les dirigeants du club se sont même livrés à un exercice budgétaire concernant les coûts d’opération qu’ils ont validés avec d’autres centres. Ils estiment que les coûts d’opération du projet actuel représentent autour de 350 000 $ bon an mal an et qu’il pourrait presque s’autofinancer. « On serait capables d’aller chercher 300 000 $ à 350 000 de revenus avec les heures de location des adultes, les événements, les commandites, le nom de la bâtisse, la cantine, la vente de bière, etc. », avance le DG.

Les porte-parole du Venturi espèrent donc que la rencontre sera fructueuse. Entre-temps, rappelons que la pétition en ligne lancée il y a moins d’une semaine pour favoriser la construction du soccerdôme avait été signée par 1736 personnes sur le coup de 16h30 mardi.