Le technicien de glace en chef pour le Championnat canadien de curling mixte, Frédéric Joanette, travaille en étroite collaboration avec le technicien de glace au niveau local, Yannick Martel, qui occupe le même poste au Club de curling de Kénogami.

Le travail minutieux de transformer la glace

Si le Foyer des loisirs a des allures de temple du curling pour la semaine, il a fallu plusieurs heures de travail minutieux pour en arriver là. Le chef d’orchestre derrière cette transformation est Frédéric Joanette, technicien de glace en chef pour la durée du Championnat canadien de curling mixte.

Épaulé par son équipe, il s’assure que tous les éléments soient en place pour offrir des conditions de jeu optimales. Température de l’air ambiant, température de la glace et taux d’humidité sont au nombre des données scrutées à la loupe. M. Joanette a toutes ces statistiques à portée de main, à partir d’une application sur son cellulaire.

« Pour vous donner une idée, c’est comme si je devais changer un terrain de soccer en vert de golf », illustre-t-il, pour démontrer l’ampleur du travail méticuleux qui l’attend chaque fois qu’il se présente à un endroit configuré en patinoire de hockey.

« On essaie de contrôler tous les paramètres qui peuvent modifier la surface glacée », a-t-il ajouté. Fort d’une expérience de plus de 25 ans, Frédéric Joanette a rapidement ajusté le système de réfrigération mis à sa disposition, de sorte que les conditions de jeu étaient pratiquement optimales dès dimanche, pour le début du tournoi.

À son arrivée au Foyer des loisirs, le technicien de glace en chef a arpenté la patinoire pour évaluer l’épaisseur de la glace. Après un travail d’amincissement, il a pu modeler la surface et l’adapter en « arène » de curling.

La plus grande différence entre une patinoire dédiée à la pratique du hockey et une autre réservée pour la pratique du curling se situe dans la température de la glace. Celle pour le curling est légèrement inférieure à 4 degrés Celsius, donc passablement plus chaude de ce qu’on retrouve pour le hockey.

« À 2 degrés Celsius, la glace se transformerait en eau, a précisé le spécialiste. On se situe donc sur la ligne entre une glace optimale ou une glace trop chaude. Il ne faut pas non plus oublier que la situation évolue pendant le tournoi. Ça demande donc un suivi constant. »

Colleen Jones, qui a joué sur différentes glaces aux quatre coins du globe, a eu d’excellents commentaires sur la qualité des installations du Foyer des loisirs.

« Pour tous les curleurs, jouer sur une glace d’aréna est beaucoup mieux que de jouer dans un club, a-t-elle fait remarquer. Les techniciens semblent être en mesure de mieux contrôler la température et ça offre de meilleures conditions pour les pierres. Plusieurs clubs de curling refroidissent la glace à l’aide de vieilles technologies et jouer sur une glace d’aréna offre de meilleures sensations. »

Autre victoire du Québec

Parmi les matchs du jour 2 de la compétition, le Québec a ajouté une deuxième victoire facile à sa fiche, en battant l’Île du Prince-Édouard 10-3. L’équipe du capitaine Jean-Sébastien Roy a rendez-vous avec le Nord de l’Ontario, mardi après-midi, dès 14 h.