(de gauche à droite) Carlos Sainz fils, Pierre Gasly et Lance Stroll sur le podium au Grand Prix d'Italie.
(de gauche à droite) Carlos Sainz fils, Pierre Gasly et Lance Stroll sur le podium au Grand Prix d'Italie.

Le Québécois Lance Stroll décroche la troisième place au Grand Prix d'Italie

Alexandre Geoffrion-McInnis
La Presse Canadienne
Lance Stroll a véritablement aspiré à la victoire dimanche au Grand Prix de Formule 1 d'Italie, mais contre toute attente c'est l'un de ses points forts, ses départs, qui l'ont privé d'un tel exploit.

Le Québécois a néanmoins terminé en troisième place d'une course complètement folle à Monza, s'adjugeant du même coup son deuxième podium en carrière en F1.

Il s'agissait aussi de son premier podium depuis sa troisième place au Grand Prix d'Azerbaïdjan en juin 2017. Aucun Québécois n'a signé de victoire en F1 depuis Jacques Villeneuve, le 28 septembre 1997, au Grand Prix du Luxembourg.

«Ça fait quelques années que je ne me suis pas retrouvé sur le podium. C'est bien d'être de retour ici. J'ai échappé la victoire aujourd'hui, mais une troisième place c'est bien», a-t-il admis en entrevue d'après-course.

Le Grand Prix d'Italie a été remporté par le pilote Alpha Tauri Pierre Gasly, devant le pilote McLaren Carlos Sainz fils et Stroll. Il s'agissait de la première victoire de Gasly en F1, et de la première victoire d'un pilote français en F1 depuis Olivier Panis (Ligier) au Grand Prix de Monaco en 1996.

«Ç'a été une course complètement folle. La voiture était rapide, elle a progressé énormément depuis 18 mois, a admis le Français. J'ai signé mon premier podium l'an dernier (au Brésil), et j'ai maintenant ma première victoire à Monza. Je suis bouche bée.»

Les trois pilotes n'avaient jamais savouré de victoire dans la série reine du sport automobile, et ils comptaient tous un seul podium avant cette course-ci.

«Je ne peux pas être déçu de terminer deuxième, a confié Sainz. Si ç'avait été une course habituelle, j'aurais terminé deuxième derrière Lewis [Hamilton]. Nous avons été très rapides pendant tout le week-end. J'ai pourchassé Pierre [Gasly] et j'ai terminé trois ou quatre dixièmes de seconde derrière lui... c'est comme ça.»

Lando Norris (McLaren) et Valtteri Bottas (Mercedes) ont complété le top-5.

Le meneur au championnat, Lewis Hamilton, s'est contenté de la septième place après avoir écopé d'une pénalité pour être entré aux puits alors qu'il était interdit de le faire.

«C'est un résultat fantastique pour Pierre — il a été rétrogradé par une équipe de pointe (Red Bull), et il a maintenant battu toutes les équipes de pointe, a rappelé Hamilton. Je suis très heureux pour lui. Pour ma part, j'ai simplement été malchanceux.»

L'autre pilote Racing Point, Sergio Perez, a abouti au 10e rang. Le Torontois Nicholas Latifi, sur Williams, a suivi en 11e place.

En vertu de ces résultats, Hamilton demeure en tête du classement général avec 164 points. Bottas a repris la deuxième place avec 117 points, soit sept de plus que Verstappen. Stroll suit en quatrième position, à 57.

Le Grand Prix d'Italie a été interrompu pendant quelques minutes à la mi-course à la suite de la violente sortie de piste du pilote Ferrari Charles Leclerc au virage Parabolica, puisque des travaux ont dû être effectués sur le muret de sécurité endommagé.

L'épreuve a été relancée avec un départ arrêté au 27e tour et Hamilton, alors en tête, est entré aux puits pour purger sa pénalité de 10 secondes, ce qui l'a relégué temporairement en queue de peloton. Au même moment, Stroll partait en deuxième place puisqu'il était le seul pilote à ne pas s'être arrêté avant l'incident impliquant Leclerc.

Malheureusement pour lui, Stroll a complètement saboté son départ. Gasly et Sainz en ont profité pour se faufiler devant lui, et n'ont plus jamais regardé derrière eux par la suite.

«Ç'a été une course complètement folle, a déclaré Stroll à la sortie de sa voiture. Je suis très content pour Pierre, car il la méritait (la victoire), mais c'est un peu décevant, car j'avais l'issue de la course entre mes mains et que j'ai patiné énormément au (deuxième) départ.»

L'autre pilote Ferrari, Sebastian Vettel, a été contraint à l'abandon au septième tour en raison d'un bris mécanique. Le pilote Red Bull Max Verstappen a subi le même sort.

D'autre part, une page d'histoire s'est tournée dimanche puisqu'il s'agissait du dernier Grand Prix de Claire Williams à la tête de l'écurie du même nom. L'équipe britannique a récemment été achetée par la firme d'investissement Dorilton Capital.

Les pilotes remettront ça dès le week-end prochain, avec la présentation du Grand Prix de Toscane, à Mugello.