En plus d’annoncer la tenue du souper-conférence du 11 novembre au profit de l’Académie de boxe Le Pugiliste d’Alma et de la Fondation des Lynx du PWD d’Alma, le DG du club, Maxime Dallaire (au centre), a inauguré officiellement les nouveaux locaux en présence du maire de Desbiens, Nicolas Martel, et de Maxime Tremblay, respectivement président d’honneur et partenaire de l’activité-bénéfice.

Le Pugiliste renaît de ses cendres

Ses installations parties en fumée dans l’incendie du Dooly’s d’Alma survenu en mars dernier, l’Académie de boxe Le Pugiliste vient de renaître de ses cendres six mois plus tard. Sauf que le DG Maxime Dallaire a dû investir d’importantes sommes pour être en mesure de relancer le club et ramener la clientèle. Afin de l’aider à remettre le club almatois sur les rails et à soutenir ses athlètes, un souper-bénéfice avec des conférenciers de renom aura lieu le 11 novembre, à l’hôtel Universel d’Alma.

En conférence de presse, les organisateurs de l’activité-bénéfice ont annoncé qu’outre le souper, les convives pourront assister à une version de l’Antichambre de RDS qui sera axée sur l’importance de l’entraîneur pour les athlètes amateurs de haut niveau et l’encadrement déployé pour leur permettre d’atteindre les plus hautes sphères de son sport.

Les conférenciers réunis pour l’occasion parleront en connaissance de cause et leur expertise saura retenir l’attention de leur auditoire. Il s’agit en effet des entraîneurs de boxe haute performance Stéphan Larouche et Danielle Bouchard, tous deux natifs de Jonquière, des olympiens en judo Nicolas Gill (maintenant entraîneur de l’équipe nationale) et Antoine Bouchard (athlète jonquiérois), ainsi que Patrice Boudreault, bien connu pour parcours d’entraîneur de football et sa longue association avec les Lynx du Pavillon Wilbrod-Dufour (PWD). D’ailleurs, une partie des fonds amassés seront aussi versés à la Fondation des Lynx du PWD.

De plus, le collègue du Quotidien Dave Ainsley animera les discussions entre les différents invités en compagnie du coloré Michaël Gagnon, responsable du marketing au CA du club almatois.

Repartir à zéro 

DG de l’Académie, Maxime Dallaire a rappelé que les installations du club qui étaient attenantes au Dooly’s avaient été complètement détruites en mars dernier, incluant le nouveau ring qu’il venait tout juste d’acquérir. Le hic, c’est que les installations et les équipements valaient autour de 45 000 $ et qu’ils n’étaient assurés que pour 10 000 $.

Sa fille Émy Dallaire venait tout juste de réaliser son rêve en remportant l’or aux Jeux du Québec à Alma, « mais quatre jours après, on passait au feu. On a perdu les infrastructures et nos investissements. Ç’a été un dur coup, mais les gens m’ont aidé, a souligné l’entraîneur-chef de l’Académie. Le PWD m’a aidé en me donnant un endroit pour tenir mes entraînements. Ça nous a donné une chance de nous relever rapidement. »

Moins d’une semaine plus tard, il avait racheté des équipements d’un club qui fermait, mais en août, il n’avait toujours pas déniché un local où installer le club. Les bons liens établis avec l’hôtel Universel durant les Jeux lui ont servi. Les dirigeants lui ont proposé de s’installer dans un local sis au 418, rue Sacré-Coeur Ouest et le club a rouvert ses portes le 11 septembre.

Président d’honneur extrême

À une situation extrême qui a nécessité une bonne dose d’audace pour se relever, le maire de « Desbiens Extrême », Nicolas Martel, était tout indiqué pour assumer la présidence d’honneur de cette activité-bénéfice qui viendra non seulement en aide au club et à ses pugilistes, mais aussi à la Fondation des Lynx.

« Le sport-études (en boxe et autres sports) connaît beaucoup de succès. J’ai trouvé que c’était un événement génial que d’amener des entraîneurs de haut niveau avec une formule semblable à l’Antichambre, de savoir comment ils font pour les amener au niveau olympique. Ça prend des entraîneurs engagés et des entraîneurs de formation. Le style de l’événement m’a plu tout de suite. Les conférenciers vont transmettre leur passion, mais aussi des petits trucs acquis avec l’expérience », a expliqué le maire de Desbiens.

Ce dernier a aussi rappelé que la pratique du sport-études peut faire la différence dans le décrochage scolaire. « Vivre ses passions dans un milieu de vie étudiant, c’est vraiment sain. On a des athlètes de haut niveau qui sont passés au PWD et plus ça va, plus il y en a, que ce soit au football, au hockey, etc. Quand je vois des gens qui s’engagent envers les jeunes comme Maxime et son équipe, moi je veux être présent et donner mon 100 %. »

Couple dévoué

Joint par téléphone durant la conférence, Stéphan Larouche a félicité l’organisation pour son implication dans la boxe.

« Ce n’est pas dans toutes les villes où l’on trouve une énergie comme ça pour garder ce sport vivant ! C’est avec plaisir que l’on va aller partager de l’information et du savoir », a indiqué Larouche dont la conjointe, Danielle Bouchard, a agi comme entraîneuse nationale aux Jeux de Rio. « Elle aura une de ses athlètes qui va boxer pro dans deux semaines », ajoute-t-il, en précisant que pour sa part, « le 11 novembre, ma journée sera consacrée à la boxe à Alma ». À noter que le couple se prête bénévolement à l’exercice.

Au total, 350 billets sont en vente au coût de 80 $ l’unité. On peut se les procurer auprès des dirigeants du club, Maxime Dallaire (418-719-5164) ou sur la page Facebook du club, auprès de Carl Bouchard (ex-coordonnateur au développement affaires aux Jeux du Québec) au 418-321-5123, auprès de Maxime Tremblay d’Informe Affaires (418-548-7100), et du maire Nicolas Martel (418-346-5571).

Le Pugiliste en bref

•Les partenaires et organisateurs de la première édition du souper-conférence aimeraient que l’événement soit récurrent et qu’il serve à démystifier les sports de combat (karaté, taekwondo, etc.). «On veut démystifier les sports de combat parce que les gens pensent que c’est dangereux et pas encadré»...

•Maxime Tremblay, du club de judo Multikyo de La Baie, s’est senti interpellé par ce qu’a vécu l’Académie Le Pugiliste. «Nous avons nous aussi vécu une renaissance», rappelle celui qui a été à la base de la relance du club baieriverain...

•En prenant en charge le club de boxe almatois, Maxime Dallaire a en quelque sorte réalisé son rêve de mettre en place une maison des jeunes en offrant à ces derniers un endroit «pour venir se défouler, venir chercher une expérience de vie, de la concentration, de la discipline. Les bienfaits de la boxe sont multiples», dit-il...

•Le club de boxe almatois comptait 70 membres avant l’incendie. Depuis, l’organisation a réussi à en ramener 48...

•Ce n’est pas la première fois que Nicolas «Ali» Martel s’associe à la boxe almatoise, lui qui avait déjà obtenu un verdict nul avec Stéphane «Le poète» Ouellet il y a deux ans dans le cadre de «Desbiens Extrême». «J’ai toujours aimé baigner dans le sport depuis que je suis jeune. J’ai eu une carrière de boxe incroyable d’un combat contre Stéphane Ouellet et je me prépare pour un gala de lutte», a lancé en riant celui qui aimerait bien se mesurer aux frères Rougeau. «C’est mon rêve et je m’entraîne sérieusement»...

•Ancien membre du club de Jonquière, Stéphan Larouche a rappelé qu’à 12-13 ans, il avait livré son premier combat contre un gars d’Alma. «Ça te marque pour la vie. À mon époque, Alma était extrêmement active au niveau de la boxe. Il y avait les frères (Mario et Claude) Savard.» À l’époque, il y avait aussi l’entraîneur-boxeur Johnny Dallaire, frère aîné de Maxime Dallaire...