Le projet de pavillon d’accueil du Pano sur pause

Même si le projet de construction d’un pavillon d’accueil multiservices au Centre Le Panoramique se retrouve sur pause, les activités de financement se poursuivent. Ainsi, au cours des prochains jours, un bracelet-clip pour ceux qui souhaitent être contributeurs annuels au Pano sera disponible au coût de 20 $ dans les boutiques de vélos et auprès des membres du conseil d’administration de Vélo Chicoutimi.

Mais pour Jean-Robert Wells, président du conseil d’administration Vélo Chicoutimi, qui est cogestionnaire du centre avec Ville Saguenay, le projet d’un pavillon reste un incontournable. Le projet initial énoncé en 2016 proposait un pavillon de 5000 pieds carrés réalisé au coût de 1,5 millions $, incluant les coûts des services de professionnels.

La campagne ‘‘Accro du Pano’’ avait permis d’amasser 40 000 $, somme gardée dans une fiducie, et l’organisme avait bon espoir d’obtenir une aide financière du Fonds d’appui pour le rayonnement des régions (FARR). Malheureusement, leur projet n’a pas été retenu.

«L’an dernier, nous avons eu une déception majeure parce que nous avions déposé le projet au FARR. On pensait qu’on avait un projet vraiment gagnant à cet égard quand on analysait les requis et on avait bon espoir d’être retenu, mais ça n’a pas été le cas, se désole M. Wells.

Le financement devait comporter une mise de 20 % provenant de Vélo Chicoutimi et Ville Saguenay, un 40 % provenant du FARR et un autre 40 % provenant de Rio Tinto qui s’est engagé à verser cette contribution dans le cadre de la réalisation de la phase 2 du projet ‘‘Vaudreuil au-delà de 2022’’. Or, la phase deux n’est pas annoncée. De plus, le pavillon d’accueil ne fait pas partie des projets priorisés par la ville. «Pour l’instant, tout est un peu au point mort et c’est sûr qu’on n’aura pas de pavillon d’accueil en 2020, admet Jean-Robert Wells.

Incontournable

Bien qu’il comprenne, le président du CA de Vélo Chicoutimi croit que le projet ne pourra être repoussé indéfiniment. «On est rendu quatre saisons. Encore cet hiver, on a fonctionné avec une roulotte de chantier pour le fatbike, mais à long terme, ça ne pourra plus faire. Le vélo de montagne et le fatbike sont deux sport en croissance, tout comme la course en sentiers. Ce qui fait que la fréquentation est toujours en croissance. À long terme, on ne peut envisager de fonctionner sans structures d’accueil minimale, plaide-t-il.

De plus, la présence d’un pavillon d’accueil pourrait favoriser une forme d’auto-financement, puisqu’il pourrait y avoir un contrôle d’accès aux site et qu’une forme de tarification pourrait être instaurée. «Partout ailleurs au Québec, c’est 15-20 $ par jour alors que nous c’est gratuit»,souligne le porte-parole de Vélo Chicoutimi.

Cela n’empêche pas de trouver des idées de financement entre-temps. «On va lancer une campagne de contributions volontaires. Chaque année, on avait une vignette autocollante pour financer les travaux. Cette année, on y va avec un bracelet-clip aux couleurs du Panoramique. On a eu le support de Devinci pour produire un nouveau logo», mentionne-t-il.