Champions régionaux du junior AA pour une 6e fois en huit ans, les Marquis de Jonquière tenteront de mettre la main sur les grands honneurs à la Coupe Dodge (18 au 22 avril), eux qui ont perdu en tir de barrage, en finale, l’an dernier.

Le potentiel pour ravir les grands honneurs

Treize équipes, dont trois féminines, iront défendre l’honneur de la région à la 41e édition de la Coupe Dodge, dont le volet féminin se tiendra du 12 au 15 avril dans la région Québec/Chaudière-Appalaches, et le volet masculin, du 18 au 22 avril, dans la région de l’Outaouais. Même s’il est difficile d’évaluer le calibre des adversaires au provincial, certaines équipes du Saguenay-Lac-Saint-Jean sont en mesure d’aspirer aux grands honneurs.

Dans le volet masculin, la région sera représentée par les équipes suivantes : les Dynamos de Chicoutimi (atome BB), les Espoirs Sag-Lac (pee-wee AAA ainsi que pee-wee Relève), les Bulldogs de Saint-Félicien (pee-wee BB), les Espoirs Sag-Lac (bantam AAA ainsi que bantam Relève), les Patriotes de Saint-Bruno (bantam BB), les Espoirs Sag-Lac (midget Espoir), le Marco’s Pub de Saint-Félicien (midget BB) et les Marquis de Jonquière (junior AA). 

Pour le volet féminin, les RebElles auront des représentantes dans les catégories pee-wee A, bantam A et midget AA.

Au cours des dernières années, les seules équipes de la région qui ont été couronnées sont les RebElles Espoir midget AA en 2012 et les RebElles pee-wee A en 2013. 

Coordonnateur régional à Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean, Alexandre Lallemand estime que certaines équipes de la région pourront prétendre aux grands honneurs. « Il y a nos équipes de la structure AAA qui ont connu une belle saison et qui ont gagné des championnats. Entre autres, l’équipe pee-wee AAA qui a gagné (la classe pee-wee AA-Élite) au Tournoi international de hockey pee-wee de Québec. Même chose pour les équipes du pee-wee Relève et bantam Relève qui ont connu une belle saison. Les Dynamos de Chicoutimi dans l’atome BB comptent plusieurs bons joueurs et ils ont gagné plusieurs tournois. Il y a également l’équipe junior AA de Bob Desjardins qui serait due pour gagner. Ils se sont souvent rendus jusqu’en finale, dont l’an dernier, où ils ont perdu en tir de barrage. »

L’entraîneur des Dynamos, Steeve Boudreault, a d’ailleurs bon espoir de pouvoir mettre la main sur le titre provincial de l’atome BB. « On est classé parmi les trois meilleures équipes au Québec », souligne celui qui en sera à sa 4e participation aux championnats provinciaux, dans d’autres catégories cependant. Leur plus sérieux rival sera le Garaga de Saint-Georges qui trône au sommet du classement.

Ça augure bien aussi pour le Marco’s Pub de Saint-Félicien (midget BB) et les Patriotes de Saint-Bruno (bantam BB). « Ils ont une équipe à maturité. Cela dit, c’est difficile de se comparer parce que nous n’avons pas de AA comme c’est le cas dans certaines régions et ça vient “débalancer” le BB, nuance Alexandre Lallemand. Mais nos équipes BB, quand elles jouent dans des tournois à l’extérieur, font quand même belle figure. Cette année, ça pourrait donc être une belle saison aux championnats provinciaux. » Dans le cas du Marco’s Pub, l’équipe s’était inclinée en finale l’an dernier.

Les Dynamos de Chicoutimi sont classés dans le top-3 de l’atome BB au provincial. Ils feront tout en leur pouvoir pour remporter le titre à la Coupe Dodge qui se déroulera du 18 au 22 avril dans la région de l’Outaouais.

Stabilité

Bon an mal an, le Saguenay-Lac-Saint-Jean délègue toujours 13 équipes aux Championnats provinciaux de hockey masculin et féminin. « On envoie toujours le même nombre d’équipes qui participent à la Coupe Dodge, car ce sont les champions de nos ligues. La seule différence cette année sera dans le volet féminin. Il y aura les équipes pee-wee et bantam et nous aurons une équipe midget AA qui a joué toute la saison dans la Ligue (de hockey féminin de développement du Québec). Par contre, nous n’aurons pas d’équipe atome. L’an dernier, nous avions une équipe atome, mais pas de midget. En terme de nombre d’équipes, on a le même nombre, c’est juste la catégorie qui change », explique le coordonnateur régional.

« Concernant l’absence d’une équipe atome, cela s’explique parce qu’elle a été formée tardivement et on n’a pas été en mesure de les inscrire avant les dates limites. On a beaucoup de joueuses de calibre atome, mais on n’a pas été capables de les regrouper dans les délais. »

Des mesures pour accroître le hockey feminin

Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean souhaite contribuer au développement du hockey féminin dans la région et des actions sont mises de l’avant pour favoriser sa croissance.

« Il y a un mois, on a rencontré toutes les municipalités de la région pour leur demander d’offrir des plages horaires mensuelles afin de pouvoir regrouper les joueuses novices, atome et pee-wee entre elles. D’autre part, le 22 avril, au Centre sportif de Kénogami, on va tenir des camps de sélection pour former les équipes des RebElles (pee-wee, bantam et midget). Les joueuses intéressées pourront s’inscrire au coût de 30 $ pour la journée. Il y aura deux séances d’entraînement sur glace et des séances d’information pour les parents. C’est un nouvel événement qu’on met en place pour que les filles développent le plaisir de jouer entre elles et de se regrouper pour jouer au hockey », explique Alexandre Lallemand, coordonnateur régional à Hockey Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Les séances pour le pee-wee seront à 8 h 30 et à 14 h, celles du bantam sont à 10 h et à 15 h 30, et celle du midget, à 11 h 30 et 17 h. Les personnes intéressées peuvent consulter l’invitation sur la page Facebook des RebElles  Hockey Féminin Saguenaylacsaintjean, sous la publication « précamps annuels » ou écrire un courriel à ohfsag-lac@hotmail.fr. 

D’autre part, une ligue provinciale d’excellence AAA verra le jour l’an prochain, mais elle fonctionnera avec des points de services, c’est-à-dire en regroupant des régions. « Nous serons avec la région de Québec et c’est là-bas que le programme AAA sera donné. Les joueuses devront donc aller à l’école là-bas », note M. Lallemand, conscient que l’obligation de devoir quitter la région constituera sans doute un frein pour certaines.