Vététiste aguerri, Pierre Pilote, ici photographié en compagnie de Rachel Pageau, a fait une violente chute vers la toute fin d’une descente en vélo de montagne dans un sentier qu’il connaît bien, dimanche, au Mont-Lac-Vert. Sa tête a percuté un rocher, mais son casque lui a sauvé la vie. Il souhaite que sa mésaventure sensibilise les gens à l’importance de porter un casque à vélo, même sur une courte distance.
Vététiste aguerri, Pierre Pilote, ici photographié en compagnie de Rachel Pageau, a fait une violente chute vers la toute fin d’une descente en vélo de montagne dans un sentier qu’il connaît bien, dimanche, au Mont-Lac-Vert. Sa tête a percuté un rocher, mais son casque lui a sauvé la vie. Il souhaite que sa mésaventure sensibilise les gens à l’importance de porter un casque à vélo, même sur une courte distance.

Le port du casque a sauvé la vie de Pierre Pilote

«Pas de casque, c’est officiel que je serais mort!»

Vététiste aguerri et patrouilleur en ski, Pierre Pilote est catégorique. Dimanche, ce sportif bien connu de la région aurait fort bien pu y rester, alors qu’il terminait le parcours d’une piste de vélo de montagne qu’il connaît bien du Mont Lac-Vert. L’ivresse du plaisir, un petit bris mécanique à un frein, une fraction de seconde d’inattention et une fausse manoeuvre et le voilà qui a fait un vol plané qui s’est terminé lorsque sa tête a frappé contre un rocher. Par miracle, il s’en sort avec une entorse cervicale, mais n’a aucune fracture ni commotion.

Même s’il se sent «béni», le Jeannois se félicite d’avoir investi dans un bon casque, dans ce cas-ci, un casque MIPS (Système de protection contre les impacts multidirectionnels) conçu pour atténuer les chocs portés à la tête. Déjà convaincu de l’importance de porter le casque, il souhaite que sa mésaventure ait des répercussions positives et qu’elle incite des jeunes et des moins jeunes à investir peut-être un peu plus sur un bon casque, et surtout à le porter en tout temps, même s’ils ne circulent que sur une courte distance.

Pierre Pilote est catégorie: sans son casque, il serait mort quand il voit la cassure à l’intérieur et à l’extérieur de son casque.

Sensibilisation
Le vélo de montagne, l’homme de 47 ans connaît ça, lui qui en fait depuis 20 ans. Il a roulé sur la Coupe du Québec et a été membre du club Cyclone d’Alma. Dimanche, il a emprunté un sentier technique, La Sportive, «mais [mon accident] n’est pas arrivé dans une portion technique. J’avais presque terminé, il me restait 50 pieds à faire. J’étais tout près de la maison», raconte-t-il en entrevue téléphonique.

L’Hébertvillois s’est donc rendu chez lui, mais les fortes douleurs au cou l’ont incité à appeler une ambulance pour se rendre à l’hôpital. Après des radiographies, il s’en sort avec une entorse cervicale, sans fracture ni commotion. «Avoir eu un casque ordinaire, j’aurais probablement fait une commotion, mais là, je n’en ai pas fait. Mon casque est cassé (intérieur et extérieur), mais je n’ai aucun symptôme de commotion. Il coûte un peu plus cher, mais c’est vraiment efficace. Je vais m’en racheter un», assure celui dont la mésaventure a suscité beaucoup de réactions et de témoignages sur Facebook.

Preuve que le choc a été violent, une fois le collier cervical retiré, Pierre Pilote n’a pas été capable de se lever lorsque le médecin le lui a demandé. «J’avais l’impression que ma tête pesait 500 livres, image-t-il. Je n’étais pas capable de me lever sans aide. Les muscles de mon cou étaient tellement endoloris! C’était assez incroyable!»

De retour chez lui et avec du recul, le Jeannois prend encore plus la mesure de sa chance et s’est tenu tranquille lundi. Mardi, il s’est limité à du travail intellectuel et non physique. «Ça aurait vraiment pu être pire que ça», laisse-t-il tomber, encore un peu secoué. Et s’il n’est pas allé voir l’état de son vélo, il est clair qu’il remontera en selle bientôt. «J’ai hâte!», assure-t-il.

Pour lui, il ne faut pas lésiner sur l’équipement. «À l’époque où je faisais de la course, j’ai fait deux bonnes chutes. C’est plate, mais comme en ski, ça fait partie du sport. Et c’est pourquoi c’est important d’être bien équipé. Quand je vois des enfants dans la rue, sans casque, circuler à travers les véhicules et le long des chaînes de trottoirs, je viens sans connaissance. Oui, dans notre temps, il n’y en avait pas de casque. Mais même si on en avait voulu un, il n’y en avait pas. Mais en 2020, que les gens ne portent pas de casque à vélo, ça n’a pas de sens. Je veux que cet accident serve à sensibiliser les gens parce qu’il y a encore beaucoup d’éducation à faire, insiste-t-il. Les gens ne sont pas conscients du danger. Moi, je n’allais pas nécessairement très vite et je n’étais pas dans une section technique du sentier. Ç’a été une fraction de seconde et j’aurais pu me casser le cou. Ne pas avoir eu de casque, j’aurais pu être dans un état comateux, car le casque a cassé. La boîte crânienne a des limites! J’aurais aussi pu être plusieurs semaines, voire des mois sans être capable de retourner au travail», fait valoir celui qui a pris la bonne habitude de changer son casque tous les quatre ans. Et le prochain sera encore un MIPS, assure-t-il avec conviction.