Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a participé en matinée à un déjeuner causerie avec des détenteurs d’abonnements de saison des Saguenéens. Le président Richard Létourneau et l’entraîneur-chef Yanick Jean ont aussi pris part à l’activité, tout comme la coupe du Président et la coupe Memorial.

Le nouvel amphithéâtre «n'est pas une gâterie», dit Courteau

Le commissaire de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau, a profité d’un court passage au Saguenay, mercredi, pour s’entretenir du dossier de l’amphithéâtre + avec la mairesse Josée Néron.

La rencontre, à laquelle ont participé quelques conseillers, dont le président de la Commission des sports Michel Thiffault, a duré environ une heure. Gilles Courteau a également effectué une mise à jour de différents dossiers ayant un lien avec la LHJMQ, étant donné que la municipalité est propriétaire de la franchise. D’entrée de jeu, le commissaire dit apprécier le travail de la mairesse dans ce dossier. « Elle a un bon plan établi et une très bonne approche vis-à-vis le projet », de faire valoir Gilles Courteau lors d’une rencontre dans les bureaux du Quotidien en après-midi.

« Pour elle, c’est important que les gens prennent conscience de tout ce que peut comporter la construction d’un nouvel amphithéâtre et son emplacement. Plusieurs autres facteurs positifs entourent ce projet », souligne-t-il, estimant que la communauté doit s’approprier ce projet alors que les consultations débuteront en janvier prochain.

« On est rendus là. Ce n’est pas une gâterie d’avoir un nouvel amphithéâtre. Ça répond aux besoins des amateurs, de l’équipe, des commanditaires et de la population, insiste-t-il. Depuis 1973 que les Sags opèrent dans la LHJMQ. Ils méritent un amphithéâtre. On célèbre notre 50e anniversaire et si on veut que la franchise continue pour les 50 prochaines années, ça passe par là. »

Pour Gilles Courteau, Saguenay doit se doter d’une infrastructure au goût du jour, un peu à l’image de Gatineau, dont la nouvelle construction verra finalement le jour d’ici quelques années. « Jusqu’à il y a 7-8 ans, on parlait beaucoup de 34 matchs. Maintenant, ce sont 34 événements, lance-t-il. Avec le dollar loisir, les familles doivent décider où elles vont dépenser chaque semaine et sont très sélectives. Le client doit bénéficier et avoir une belle expérience du 20 $ qu’il va dépenser pour venir 2 h 30 dans un aréna. L’expérience client est un facteur très important dans le développement de notre entreprise. »

Les Saguenéens seraient les locataires principaux de la nouvelle infrastructure, mais le commissaire de la LHJMQ estime qu’un amphithéâtre neuf serait un élément important de croissance pour la municipalité. Comme les dirigeants de l’équipe et de la municipalité, il croit également que les coûts d’un nouvel aréna seront les mêmes qu’une rénovation du centre Georges-Vézina avec les autres travaux nécessaires au centre-ville, dont l’autogare. « Ce sont des choses qui doivent être prises en compte par la population quand va venir le temps de se positionner », de noter Gilles Courteau.

Conscient que l’état actuel du centre Georges-Vézina n’empêche pas présentement le bon déroulement des matchs, malgré plusieurs éléments archaïques, dont l’espace pour les reprises vidéo, le statu quo n’est pas envisageable pour le commissaire de longue date. « Pas dans l’état dans lequel l’aréna est en ce moment, ça, c’est non. On priorise un aréna neuf ou un projet de rénovations majeures », indique Gilles Courteau, rappelant l’urgence d’agir rapidement. En exemple, il annonce qu’en mai 2021, des travaux seront nécessaires d’une façon ou d’une autre avec les nouvelles normes pour les bandes, les baies vitrées et l’éclairage dans chaque amphithéâtre du circuit.

« Quand on a terminé la rencontre, j’ai dit à la mairesse Néron qu’elle avait notre collaboration à 100 %. Peu importe le niveau d’aide dont elle va avoir besoin, je ne suis jamais plus loin qu’un coup de téléphone pour répondre à ses questions, faire des interventions ou faire quoi que ce soit pour aider la réalisation de ce projet », de mentionner Gilles Courteau.

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TOUR D'HORIZON DES DOSSIERS EN COURS...

50 ans de la LHJMQ

Sur les 50 années de la Ligue de hockey junior majeur du Québec, Gilles Courteau est associé au circuit junior majeur depuis 43 ans, dont les 33 dernières comme commissaire. Ayant débuté comme statisticien avec les Draveurs de Trois-Rivières à 18 ans, il a gravi les échelons pour être un témoin important de l’histoire de la LHJMQ dont il souligne l’anniversaire du demi-siècle en effectuant une tournée des 18 marchés, en compagnie de la coupe du Président et la coupe Memorial. Pour Gilles Courteau, deux éléments majeurs ont grandement contribué à l’essor de la ligue, d’abord l’expansion dans les Maritimes dans des amphithéâtres très respectables en plus de s’assurer d’un bassin de joueurs exclusif, ensuite la qualité des propriétaires qui ont joint les rangs depuis 25 ans. « Quand on déposait des projets à mettre en place pour s’assurer du développement des joueurs sur et hors glace, aux études ou comme personnes, ils ont toujours adhéré. Ils ont aussi mis des personnes de qualité pour diriger les joueurs, comme personnel de soutien, médical ou scolaire. Ils ont toujours fait le nécessaire, d’assurer Gilles Courteau. Mon message, c’est de dire qu’on doit toujours être devant la parade pour s’assurer que le joueur va apprécier son passage pour trois ou quatre années. »

Une ligue en santé

Gilles Courteau estime que la ligue qu’il dirige est en bonne santé. Pour illustrer son point, il annonce qu’en 2016, des promoteurs de St. John’s à Terre-Neuve ont effectué des démarches pour un retour de la LHJMQ, mais aucune équipe n’était à vendre, ce qui est encore le cas présentement. « C’est un beau message », d’avancer le commissaire, soulignant que lors des dix dernières années, de petits marchés ont fait leur marque, le Drakkar de Baie-Comeau qui participé à la finale deux fois, les Foreurs de Val-d’Or qui ont soulevé la coupe du Président en 2014, puis le Titan d’Acadie-Bathurst l’an dernier qui a remporté la coupe Memorial. « Le mythe de dire que c’est une ligue avec de gros marchés, ce n’est pas le cas. Quand la rondelle tombe, tout le monde a une chance de gagner », d’assurer Gilles Courteau, qualifiant Chicoutimi de « bon et beau marché de hockey junior ». 

Réduction du calendrier

« On est rendus à l’étape de procéder à une étude qui nous démontrerait les impacts positifs et négatifs de réduire le calendrier », d’annoncer Gilles Courteau sur ce dossier qui a fait beaucoup jaser au cours des dernières semaines, notamment après la sortie de l’entraîneur-chef des Remparts de Québec, Patrick Roy. Pour le commissaire, il est impératif de trouver des manières de réduire le nombre de matchs en semaine, moins populaires. Le calendrier a déjà été réduit de 72 à 70, puis a 68 matchs au cours des dernières années. « Il faut qu’on arrive avec des faits pour démontrer des choses. Ce n’est pas seulement de dire que ça va faire mal à l’équipe A ou B de baisser le nombre de matchs et du bien à l’équipe G et H. Il y a plusieurs facteurs à prendre en compte », d’insister Gilles Courteau. 

Recours collectif d’anciens joueurs

Le recours collectif d’anciens joueurs de la LHJMQ sur les conditions de travail des joueurs a été entendu lundi dernier. Deux journées avaient été prévues au départ pour les représentations, mais seulement une demi-journée a été nécessaire pour que les deux parties fassent entendre leurs arguments. Une décision n’est pas attendue avant mai ou juin. « Après 50 ans dans la LHJMQ, ça n’a jamais existé les salaires. On a toujours voulu que le joueur qui vient jouer chez nous n’ait pas de soucis, qu’on paie toutes ses dépenses, qu’on s’occupe de lui et que ça ne lui coûte rien pour jouer au hockey pour qu’il se développe comme étudiant, joueur de hockey et personne. Si, à la fin de son stage junior, il ne fait pas une carrière professionnelle et qu’il décide d’aller à l’école, on lui donne un programme de bourses d’études et il devient un actif pour la société », plaide Gilles Courteau, mentionnant qu’à son avis, des salaires représenteraient beaucoup de stress et de gestion pour les jeunes. « C’est le fondement du hockey junior qui est remis en question. Ce n’est pas seulement de changer le statut du joueur d’athlète amateur à salarié, d’indiquer Gilles Courteau. Ça ne tient pas la route. On ne peut pas faire ça. On causerait beaucoup plus de dommages que de bien. C’est inimaginable ce que ça amènerait comme aspects négatifs. »

Ligue canadienne

Le projet de regroupement des trois ligues canadiennes est présentement retardé par le recours collectif, lequel demande beaucoup de temps et d’énergie, mais n’est pas relégué aux oubliettes. Gilles Courteau donne l’exemple du Baseball majeur avec la Ligue nationale et la Ligue américaine qui opèrent indépendamment avec des règlements distinctifs. « Ce modèle-là, je l’aime beaucoup. Les trois ligues garderaient leur entité. Ça pourrait être Est-Ouest-Centre avec des matchs interligues, d’abord Ontario-Québec et on regardera comment on peut intégrer l’Ouest là-dedans », raconte Gilles Courteau, comprenant les inquiétudes de l’idée. « Si on veut continuer à progresser, ça prend une seule marque de hockey junior », insiste le commissaire qui rappelle qu’au début des années 90, avant l’expansion en Abitibi et dans les Maritimes, l’équipe la plus à l’Est était à Chicoutimi et celle-là plus à l’Ouest à Hull. À cette époque, il confie que pour atténuer les craintes, ces équipes participaient à un fonds de 7 500 000 $ afin de compenser les autres clubs pour le voyagement. « Ils paient 0 aujourd’hui. Tout le monde joue contre tout le monde et ç’a été éliminé », annonce Gilles Courteau. 

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LA CONSULTATION POPULAIRE PREND FORME

(Dave Ainsley) — La consultation populaire sur le projet d’amphithéâtre +, qui sera lancée au début de l’année 2019, commence à prendre forme. Un comité qui sera chargé d’en suivre l’évolution a été formé récemment avec des élus et des membres de la fonction publique. 

La mairesse Josée Néron en a fait l’annonce lors d’une entrevue avec Le Quotidien en fin de journée à la suite de sa rencontre avec le commissaire de la LHJMQ Gilles Courteau. Une firme spécialisée, Transfert environnement, a également été embauchée dont le mandat sera d’orienter la consultation publique. 

« C’était important d’avoir des gens qui viennent nous aider. Il y a quand même un travail afin de un, déterminer quelle forme prendraient les consultations et ensuite visiter les différents groupes d’intérêt qui voudront s’exprimer », mentionne Josée Néron, assurant que des ajouts et des modifications pourront être apportées en cours de route après chaque étape sur la première esquisse, présentée à la fin de l’été. 

« On a eu une opportunité devant nous comme population de se doter d’une infrastructure du 21e siècle. Je pense que si je n’avais pas pris le temps de l’analyser, on m’aurait dit que je n’ai pas fait mon travail », de souligner la mairesse, rappelant que, récemment, François Legault a assuré que son gouvernement serait au rendez-vous si la population saguenéenne appuie le projet. 

Au terme de la consultation publique, une consultation populaire suivra, et non un référendum, beaucoup plus coûteux, ce qui prendra sensiblement la même forme que le vote sur la salle de spectacles. La question opposera alors la rénovation du centre Georges-Vézina et l’amphithéâtre + sur la zone portuaire. « Ce qui est important, c’est que la population se l’approprie et signifie ce qu’elle désire que la Ville fasse », de signifier Josée Néron. Dave Ainsley

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POINTES DE PLUMES

Les Saguenéens s’unissent à un nouveau partenaire pour souligner les joueurs les plus méritants mensuellement ainsi que le joueur de l’année qui recevra dorénavant la Coupe Chicoutimi Chrysler. 

Des bourses de 50 $ seront attribuées aux joueurs offensif et défensif de chaque mois tandis que le joueur étudiant recevra un montant de 100 $. 

Le fonctionnement pour le titre annuel sera quelque peu modifié. Dorénavant, afin de déterminer le joueur du mois, les partisans pourront se prononcer via les médias sociaux parmi les trois nominés. 

Des prix seront accordés aux participants, ce qui sera bonifié s’ils assistent au match lors du dévoilement tandis que l’heureux élu recevra une mini-coupe Chicoutimi Chrysler. 

La grande coupe sera remise à la fin de la saison. Le joueur offensif et celui défensif de l’année recevront une bourse additionnelle de 250 $ tandis que le joueur étudiant méritera une bourse de 750 $.