Après avoir raté la fin de la saison 2016 et la saison 2017 au complet, le quart Ryan Tannehill se dit pleinement rétabli et souhaite, à 30 ans, relancer sa carrière avec les Dolphins.

Le nouveau départ de Ryan Tannehill

DAVIE, Floride — La passe de Ryan Tannehill a volé sur deux verges avant d’atterrir dans les mains d’un jeune receveur, qui l’a échappée.

Tannehill a rigolé. Il ne fait pas trop de cas quand une passe à son fils de deux ans, Steel, est incomplète.

Cette petite séance avec fiston après un entraînement contraste avec ce qui l’avait précédé lundi — deux heures de dur labeur avec ses coéquipiers des Dolphins de Miami.

Lors de la première journée du camp d’entraînement en équipement complet, il y a eu quelques batailles, des échanges de mots durs ainsi qu’une pratique à enjeux élevés, où l’unité perdante a eu à faire des push-ups.

«C’est un sport compétitif, indique Tannehill. J’aime ce que je vois de nos gars jusqu’à maintenant».

L’augmentation de l’intensité est compréhensible alors que la prochaine saison arrive à grands pas, et ça se sent d’autant plus chez Tannehill, lui qui vient de franchir le cap de la trentaine.

Après avoir manqué la fin de la saison en 2016 et toute la dernière saison en raison d’une blessure au genou, Tannehill assure être de retour à 100 %. Après cinq jours de camp, il est agréablement surpris que son bras ne soit pas endolori.

«Je me sens super bien, dit-il. Je disais à quelqu’un l’autre jour que je me sens comme si j’avais encore 25 ans. Trente, ça fait trop vieux.»

Ça fait surtout vieux pour un joueur qui n’a jamais pris part aux séries éliminatoires de la NFL. Mais à voir comment ses pairs Tom Brady et Peyton Manning ont vieilli avec grâce, Tannehill pourrait bien avoir encore une décennie de jeu devant lui.

«Il semble s’améliorer continuellement», constate son entraîneur Adam Gase. À voir les joueurs qui entrent dans la trentaine, ça ne semble plus être un problème pour les quarts-arrière — combien de gars avec le potentiel d’être nommés joueur le plus utile de 39 ou 40 ans avons-nous maintenant?»

Le meilleur scénario pour les Dolphins : que Tannehill se développe tardivement. Il est le quart partant depuis son premier camp d’entraînement en 2012, et il a connu sa meilleure saison il y a deux ans, quand il a mené Miami à la première ronde éliminatoire, match qu’il n’a pu disputer en raison de sa première blessure au genou.

Il n’a pas joué depuis, et ces jours-ci, il ne pense plus à ce pan de sa carrière.

«J’essaie simplement de devenir meilleur. Je sens que j’ai encore beaucoup de bonnes années de football en moi, et je veux juste être le meilleur possible cette année.»

Du sang neuf

Alors que son receveur favori, Jarvis Landry, a fait ces valises pendant la saison morte, Tannehill est ravi des nouveaux venus, particulièrement par le vétéran demi offensif Frank Gore.

«Ça m’étonne encore de voir avec quelle puissance il fonce dans les ouvertures. C’est probablement la chose la plus agréable pour moi — simplement le voir enfoncer son pied dans le sol et trouver le moyen de passer à travers une ouverture qui paraît trop petite pour un être humain.»

Danny Amendola et Albert Wilson vont donner à Tannehill de nouvelles cibles d’expérience, et il ne tarit pas d’éloges pour l’ailier rapproché recrue Mike Gesicki, un choix de deuxième ronde de Penn State.

«Il a une portée incroyable, constate Tannehill. Si tu peux mettre le ballon dans son environnement immédiat, il a la capacité de sauter pour le récupérer ou d’étendre le bras pour l’attraper. D’une façon ou d’une autre, il va mettre les mains dessus.»

Et puis il y a Steel Tannehill, qui ne fait que trois pieds et qui manque un peu d’expérience, et son père qui n’a pas encore décidé s’il devrait être un receveur ou un quart-arrière. Mais il est le nouveau venu au camp qui donne le plus d’espoir à Tannehill.

«Je ne sais pas à quelle position il joue», indique Tannehill avec un sourire en coin. «Pour le moment, il est l’assistant le plus drôle.»