Le Mont Lac-Vert a reçu la troisième édition de la Main Wildside, une course d’enduro de vélo de montagne.
Le Mont Lac-Vert a reçu la troisième édition de la Main Wildside, une course d’enduro de vélo de montagne.

Le Mont Lac-Vert charme l’élite de l’enduro

Le Mont Lac-Vert d'Hébertville était le théâtre dimanche, du Marin Wildside, une compétition de vélo de montagne d’enduro. C’est le Bromontois Philippe Ricard qui a remporté la catégorie Élite. L’olympien d’Alma Léandre Bouchard a terminé deuxième.

Ce sont 150 vététistes de 11 ans à expert (35 ans et plus) et de partout au Canada qui étaient présents pour cette rare compétition de vélo de montagne en sol québécois cette saison. L’épreuve du Mont Lac-Vert était la deuxième d’une série transcanadienne qui devait en compter huit. Les deux premières en Colombie-Britannique ont dû être annulées. C’est à Saint-Raymond, le 12 juillet, que la série s’est amorcée.

Pour la station d'Hébertville, la journée a été une réussite sur toute la ligne. « On est très content. Encore cette année, on a satisfait les exigences des organisateurs de la série et ceux des athlètes aussi. On veut se faire connaitre, apporter de l’eau au moulin, et je crois que c’est réussi », a fait savoir le trésorier du conseil d’administration du Mont Lac-Vert et représentant des bénévoles, Steeve Bouchard.

Selon lui, le Mont Lac-Vert est un parcours exceptionnel et il n’est pas le seul à avoir cette opinion. « Les organisateurs ont confirmé qu’on avait un des plus beaux parcours au Canada. Ils aiment particulièrement la variété du circuit et la difficulté. En plus, il y a beaucoup de dénivelé », a mentionné Steeve Bouchard, qui croit fort bien qu’une quatrième édition sera présentée l’an prochain.

Une nouvelle piste qui fait des heureux

Le Mont Lac-Vert a profité de la tenue de la compétition pour inaugurer une nouvelle piste, la Pangolin, un nom qui fait un clin d’oeil à la pandémie. « C’est un projet né à l’automne dernier et mis sur pied par les bénévoles du Mont Lac-Vert. On a fait une randonnée pédestre et on trouvait que ça faisait un beau parcours de descente. On est retourné au printemps pour voir de quoi ça avait l’air et on a décidé de la faire », a raconté M. Bouchard.

La nouvelle piste, la Pangolin, a été façonnée à la main par un groupe de bénévoles. Son nom fait référence à la pandémie.

Après une discussion avec les organisateurs du Marin Wildside, ce qui était une idée a pris forme. « On voulait offrir de meilleures pistes pour le Marin Wildside. Une nouvelle piste même pas tapée, eux ça leur plaisait. Vous en voulez une, vous allez en avoir une », a fait savoir M. Bouchard.

La piste a été faite à la main, ce qui la rend très différente des autres. « Elle a un tracé atypique. Les courbes vont à l’encontre de la mode des belles courbes travaillées avec de la machinerie. C’est quelque chose d’un peu plus sauvage et je crois que les coureurs ont grandement aimé. Ils ont apprécié de descendre dans quelque chose de plus naturel, plus difficile et plus technique », a expliqué le bénévole qui a mis de nombreuses heures en compagnie de ses semblables pour façonner la piste.

Un athlète complet

Le vététiste d’Alma Léandre Bouchard était des 150 participants. Même si l’enduro n’est pas sa discipline de prédilection, il a très bien faire en terminant deuxième du classement général, ce qui prouve qu’il est un athlète redoutable sur son vélo, peu importe la compétition.

« C’est le cycliste le plus complet au Québec et au Canada. Il est excellent en cyclocross et en cross-country bien sûr, mais aussi sur route et maintenant, un des meilleurs en enduro. Léandre possède de qualités physiologiques et physiques extraordinaires et nous devons rester à l’affût des diverses compétitions pour son développement », a exprimé son entraîneur, Jude Dufour.

Pour Bouchard, il s’agissait d’une excellente préparation en vue des compétitions de vélo de montagne à l’automne. « Afin d’arriver au meilleur pour les Mondiaux, il y a plusieurs petits détails que Léandre doit améliorer et ce type de course est pertinent. L’enduro est une plateforme intéressante pour améliorer certains aspects de son pilotage », a expliqué M. Dufour.

La nouvelle piste, la Pangolin, a été façonnée à la main par un groupe de bénévoles. Son nom fait référence à la pandémie.

Son entraîneur et lui espèrent toujours la tenue de compétitions à l’international. « On se concentre sur les deux prochaines courses de cross-country de la Coupe Québec. Nous espérons toujours la présentation des deux étapes de Coupe du monde en République tchèque en septembre et les Mondiaux en Autriche », a fait savoir Jude Dufour.

Le Tobo-Ski de Saint-Félicien recevra la Coupe Québec les 8 et 9 août.