Le Mont-Édouard, hôte d’une étape NORAM

Après avoir accueilli les Championnats nationaux de ski alpin (U18 à senior) en mars dernier, le Mont-Édouard passera à un défi supérieur, du 3 au 7 février 2020, alors qu’il sera l’hôte d’une étape du volet masculin du circuit NORAM.

Dans la gradation des calibres, le circuit NORAM se situe juste en dessous de la Coupe du monde et des Jeux olympiques. Directeur général de la station anjeannoise, Claude Boudreault a confirmé la tenue de cet événement qui réunira l’élite nord-américaine du ski alpin.

« Le NORAM est encore plus gros que les Championnats canadiens parce que ça inclut le Canada et les États-Unis. Nous n’accueillons que le volet masculin parce que, comme organisation, on trouvait ça trop gros si on avait eu à accueillir aussi le volet féminin. Ce sera donc de 100 à 150 des meilleurs athlètes nord-américains. Et la tranche que nous avons obtenue est une FIS-SKI, donc les résultats vont compter pour la Coupe du monde. C’est encore une grosse compétition et nous sommes fiers d’être rendus là », explique M. Boudreault.

Belle renommée

Le centre de glisse de L’Anse-Saint-Jean s’est tellement forgé une bonne réputation qu’il reçoit plusieurs demandes pour la tenue d’événements. D’ailleurs, l’organisation a accepté de tenir, au début décembre, la Coupe des entraîneurs. « Au début de chaque saison, tous les entraîneurs du Québec tiennent une compétition et, comme ils s’entraînent tous au Mont-Édouard, ils ont décidé d’y faire la compétition! », souligne-t-il en riant.

Ces grands événements nécessitent toutefois la présence d’un bon nombre de bénévoles. Bien que les personnes intéressées sont toujours les bienvenus, l’organisation peut compter sur un bon noyau.

« C’est pour cela que nous n’avons pris que le volet masculin. Ils vont compétitionner sur une seule piste au lieu de deux, comme c’était pour les championnats nationaux. Au lieu de plus de 100 bénévoles par jour, nous serons capables de gérer la compétition avec 50 à 60 bénévoles. Et au lieu de huit jours de compétitions, c’est cinq. Ce sera plus léger à gérer », fait-il valoir.

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TOUJOURS PAS DE DG

(JSTP) — La direction de la station de glisse du Mont-Édouard envisage de recourir à des chasseurs de têtes pour dénicher la perle rare qui succédera à Claude Boudreault au poste de directeur général de la station. Un premier processus d’embauche n’a pas permis de trouver un successeur parmi les 19 candidats sur les rangs.

L’ancien DG adjoint, Louis Tremblay-Poirat, qui devait prendre la relève au début septembre, s’est finalement désisté il y a un peu plus d’un mois. S’en est suivi une offre d’emploi diffusée à la grandeur du Québec et sur le site de l’Association des centres de ski à laquelle 19 candidats ont répondu. L’organisation en a retenu cinq pour l’étape de l’entrevue et trois pour l’étape finale. Dans les trois cas, pour différentes raisons, l’exercice n’a pu aboutir à une embauche.

Le processus est donc à recommencer. « On a une rencontre lundi avec notre comité et la municipalité. D’après moi, on va probablement se tourner vers une firme spécialisée pour trouver la perle rare », estime Claude Boudreault, qui a dû reprendre du service dans les circonstances.

Effervescence 

Il faut dire que le Mont-Édouard est en pleine effervescence. Les clients s’arrachent les produits offerts. « On est dépassés par la réception de nos produits, avoue le DG. Pour notre produit performance (entraînement des équipes), c’est complètement fou ! À partir de la première semaine de novembre, on est pleins jusqu’au 15 décembre, avec quatre ou cinq équipes par jour, pendant un mois et demi. Une bonne partie vient du Québec, mais ça vient aussi de l’Ontario et des États-Unis. On a même eu une demande de l’Europe ! », souligne-t-il fièrement.

Selon lui, la station anjeannoise s’est taillé une excellente réputation avec la présentation des Championnats nationaux, en mars dernier. « On a livré la marchandise de façon extraordinaire et notre piste de Super G est réputée. C’est LA piste de Super G dans l’est du Canada », énonce M. Boudreault.

Quant à l’incroyable engouement pour les produits de la haute route, il ne se dément pas. « C’est encore aussi fou ! On a mis les refuges en location il y a un mois et c’est déjà complet pour l’hiver. Nous en avons quatre et les fins de semaine sont toutes prises. On commence à louer la semaine. La barre est haute », note le DG.

Avec une telle explosion de la popularité des produits, M. Boudreault devra certainement accompagner son successeur. La retraite anticipée pour septembre devra attendre, tout comme les projets de voyage qu’il avait concoctés avec sa famille. 

Investissement de 2,4 M$: budget respecté

L’équipe du Mont-Édouard n’a pas chômé, cet été, afin de finaliser les travaux du projet d’investissements de 2,4 millions à la station de glisse de L’Anse-Saint-Jean.

En entrevue téléphonique, le DG Claude Boudreault est fier de souligner que le budget alloué a été respecté à quelques centaines de dollars près.

«On avait une partie (consacrée à la) haute route où l’on faisait trois sommets avec deux refuges. On avait 1,7 million pour le système d’enneigement artificiel automatisé et environ 40 000 $ pour le (développement des sentiers de) ski de fond, rappelle-t-il. Je suis content parce que nous avons fait nos chiffres, samedi, et on arrive avec un dépassement d’environ 1000 $ sur un projet de 2,4 millions $. J’en suis fier!»