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Pas de chance pour le judoka natif de Jonquière, Antoine Bouchard, qui a dû faire l’impasse sur les Championnats du monde de Hongrie, dernière chance de pouvoir améliorer son classement avant les Jeux de Tokyo.
Pas de chance pour le judoka natif de Jonquière, Antoine Bouchard, qui a dû faire l’impasse sur les Championnats du monde de Hongrie, dernière chance de pouvoir améliorer son classement avant les Jeux de Tokyo.

Le judoka Antoine Bouchard forcé de faire l’impasse sur les Mondiaux

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
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La pandémie aura chamboulé les plans olympiques du judoka Antoine Bouchard jusqu’à la toute fin. L’athlète natif de Jonquière a dû faire l’impasse sur les Championnats du monde en cours à Budapest, en Hongrie. Il a ainsi perdu la chance de récolter de précieux points pour maintenir, voire améliorer son classement chez les moins de 73 kilos.

Après toutes les difficultés éprouvées en lien avec l’entraînement au Québec en 2020, l’athlète a reçu un test positif à la COVID-19 au printemps dernier, à son retour de la tournée des grands chelems de Tbilissi, en Géorgie, vers la fin mars, et de celui d’Antalya, en Turquie, au début avril. Heureusement, tout s’est bien passé. Il n’a pas eu à composer avec des complications et a fait sa quarantaine comme il se doit.

Toutefois, au moment de reprendre l’entraînement, les médecins avec qui il fait affaire à l’Institut national du sport (INS) du Québec l’ont averti qu’il était possible qu’il teste à nouveau positif, et ce, jusqu’à trois mois après la fin des symptômes, en raison de résidus du virus dans le corps.

«Normalement, les médecins sont capables de fournir une lettre aux institutions pour les aviser qu’on avait déjà eu la COVID et c’est pourquoi on testait positif. Mais malheureusement, ça ne fonctionnait pas avec la Fédération internationale de judo», relate le Saguenéen de 26 ans.

«Et là-bas, si tu testes positif, peu importe la raison, ils te retirent du tournoi. Sachant cela, on avait fait un test préliminaire ici et j’ai testé négatif. Puis, 72 heures avant le départ, il faut obtenir deux tests négatifs par PCR pour pouvoir partir. Lors du premier, j’ai testé à nouveau positif, donc je n’ai malheureusement pas pu m’envoler [pour la Hongrie].»

Au lieu de combattre sur les tatamis, il se retrouve donc à suivre les combats comme spectateur. «Je pense que c’est ça le plus dur. D’avoir fait tous ces efforts pour la préparation pour finalement m’asseoir dans une chaise et regarder ce qui se passe pour la fin», concède-t-il. Car mardi, à l’issue de ce tournoi, les athlètes connaîtront leur classement final pour les Jeux de Tokyo 2021. 

Billet pour les Jeux de Tokyo ou pas, le judoka Antoine Bouchard poursuivra sa carrière jusqu’à la fin de 2022 minimum.

Espérer jusqu’au bout

Cette situation fait qu’Antoine Bouchard n’a pas son sort entre ses mains. En fait, il doit compter sur les performances d’autres judokas pour voir ses chances s’améliorer. «[La situation] ne joue vraiment pas en ma faveur, admet-il. Il faudrait un concours de circonstances.» Présentement 17e au classement olympique, il doit se maintenir dans le top-18 d’une part, et de l’autre, voir son compatriote Arthur Margelidon quitter le top-8 mondial.

«Si les Jeux olympiques étaient demain, j’irais aux Jeux, mais comme il y a un autre Canadien dans le top-8, je n’irais pas à cause de cela. Ça devient une gymnastique de chiffres. Ça impliquerait que deux ou trois gars du top-8 fassent de bons résultats pour remonter au classement. Des résultats assez bons pour avoir un impact sur le classement de Margelidon et le sortir du top-8.»

Malgré ce désavantage, Antoine Bouchard continue de croire en ses chances de retourner aux Jeux olympiques. «Je pense qu’il faut y croire jusqu’à la dernière minute. Compte tenu des différentes opérations et blessures que j’ai eues, et de la pandémie internationale, c’est quand même très bien que je sois rendu là. Donc on ne peut pas arrêter d’y croire jusqu’à la dernière seconde. Alors, je continue d’y croire!», réitère-t-il avec conviction.

Rappelons qu’en 2016, à Rio, le Jonquiérois avait causé une belle surprise en prenant le 5e rang mondial chez les moins de 66 kilos, ratant de peu la médaille de bronze.

Jusqu’en 2022 minimum

Peu importe le résultat de mardi, il est clair pour Antoine Bouchard qu’il poursuivra sa carrière en judo au moins jusqu’à la fin de 2022. «Au moins!», insiste-t-il.

S’il obtient son billet pour Tokyo, tant mieux. Mais sinon, il prévoit prendre une pause «pour reprendre mon énergie et me remettre de tout ça.» L’étudiant à la maîtrise en biochimie compte ensuite se remettre au boulot parce qu’il est toujours passionné et qu’il peut se le permettre, lui qui réussit à concilier son sport et ses études. «Tant que j’aime ça, je vais continuer et je me projette au moins jusqu’à la fin de 2022!»