Vincent Godin a nagé les 89 kilomètres entre la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine en 48 heures en 2015. Le Trifluvien réalisera un nouveau défi de nage longue distance cet été, cette fois dans le fjord du Saguenay

Le fjord à la nage pour Vincent Godin

Sauvé plus jeune par la natation, Vincent Godin veut maintenant faire sa part à sa manière pour la cause de la dysphasie. Le Trifluvien nagera dans le fjord du Saguenay cet été afin d’amasser des fonds, mais aussi de faire de la sensibilisation.

«Oui c’est un défi personnel, mais c’est aussi pour mobiliser la population pour faire connaître la dysphasie et l’association locale», explique Vincent Godin qui n’a pas de problème de langage, mais plutôt de compréhension. Au secondaire, il a découvert la natation, qui est devenue une véritable thérapie afin de canaliser ses énergies et lui permettre d’avoir une meilleure concentration. 

Vincent Godin s’est fait connaître d’abord en 2015 lors d’une traversée de 89 kilomètres entre la Nouvelle-Écosse et les Îles-de-la-Madeleine qu’il avait effectuée en 48 heures. En 2016, il avait assuré la présidence d’honneur du match de basketball intitulé Jouons pour la dysphasie au Cégep de Jonquière et, à ce moment, il avait fait part de ses intentions de réaliser un défi dans la région.

Le jeune homme a tenu promesse et se lance un défi ambitieux en août. Il prévoit partir de La Baie pour arriver le lendemain à Sainte-Rose-du-Nord et même un peu plus loin, si jamais son rythme lui permet d’en faire plus. 

«À la base, je voulais faire la traversée entre La Baie et Tadoussac, mais je me suis rendu compte que c’était plus difficile. Il y avait aussi une question de marées et de courants. Ce n’était donc pas nécessairement possible. C’est une longue distance à la nage. Je ne suis pas nécessairement entraîné pour réaliser un 100 kilomètres. Je suis un bon entraînement et je vais être en mesure de réaliser un plus petit défi cet été pour un plus grand, d’ici cinq ans à l’extérieur du Québec», de confier Vincent Godin qui a déjà des idées en tête, notamment de rallier deux pays. 

Il entend également faire appel aux politiciens locaux afin de les sensibiliser à la réalité et les difficultés des dysphasiques. Il s’implique auprès de l’organisme Langage Québec qui aide les jeunes avec des troubles d’apprentissage et langagier. «J’ai la chance de pouvoir communiquer et bien m’exprimer. Je veux être un porteur d’espoir et mes défis m’aident beaucoup», fait-il valoir. 

Vincent Godin ne ferme pas la porte à de l’accompagnement pour son défi même si pour le moment, ce n’est pas prévu. Si des gens veulent se joindre à lui dans cette aventure, il en serait toutefois ravi. «Si ça devient un défi collectif, pourquoi pas, mais pour le moment, je suis le seul à nager», raconte le Trifluvien qu’il est possible de joindre sur sa page Facebook (Vincent Godin officiel). 

«Si on veut faire une différence, plus on est de gens, plus ça pèse dans la balance et qu’on peut avoir un impact, d’une certaine façon», souligne-t-il. 

En 2016, Vincent Godin était le président d’honneur d’un match de basketball régional intitulé Jouons pour la dysphasie, qui a permis d’amasser 4000$ pour la cause.