Le dekhockey débarque à Dolbeau-Mistassini

Après avoir vu des surfaces de dekhockey apparaître à Saint-Nazaire, à Hébertville et à Saint-Prime au cours des dernières années, c’est maintenant la Ville de Dolbeau-Mistassini qui investit dans ce sport en pleine croissance au Québec. Le but : investir dans les saines habitudes de vie pour faire bouger les jeunes et moins jeunes.

« Ça fait quelques années qu’on regardait les possibilités d’investir dans le dekhockey, et on a maintenant décidé d’aller de l’avant », explique le responsable des loisirs de Dolbeau-Mistassini, Paul Morel.

Avec l’aide de plusieurs partenaires privés, la Ville a ainsi décidé d’investir 23 000 $ pour faire l’achat d’une surface spécialisée et des filets qui l’entoureront, ainsi que procéder à l’ajout de téflon sur les bandes. Le responsable note que les prix ont grandement baissé depuis quelques années, car le même projet était évalué à 40 000 $ il y a trois ans.

« Pour notre municipalité, c’est un investissement intéressant, pour les jeunes et moins jeunes, parce que c’est une nouvelle activité qui s’ajoute aux activités disponibles pendant la période estivale », remarque Paul Morel. La surface sera installée au mois de mai.

C’est l’organisation Dekhockey Lac-Saint-Jean, qui pilote la ligue dans le sud du Lac (Hébertville et Saint-Nazaire) depuis 2013, qui organisera la nouvelle ligue à Dolbeau-Mistassini. « Pour la première année d’opération, on vise à recruter près de 200 joueurs », soutient Éric Simard, un des fondateurs de Dekhockey Lac-Saint-Jean. Si les prévisions se concrétisent, une quinzaine d’équipes juniors et une vingtaine d’équipes seniors seraient ainsi formées. L’an prochain, la ligue de Dekhockey Nord du Lac espère rejoindre 300 joueurs.

Selon ce dernier, une offre de service structurée est désormais nécessaire pour faire bouger les jeunes.

L’ajout de cette nouvelle surface de jeu fait en sorte que tous les résidants au Lac-Saint-Jean ont désormais une surface de jeu à moins de 30 minutes de leur résidence, estime Éric Simard. « D’ici quelques années, il n’est pas exclu de lancer une ligue régionale de haut calibre », dit-il.

Ailleurs dans la province, le sport est également en pleine croissance. À Trois-Rivières, on retrouve notamment un complexe avec huit surfaces de jeu, alors que Drummondville détient un complexe avec six surfaces. Avec l’arrivée de nouvelles surfaces, plus de 75 000 joueurs pratiquent désormais le sport à l’échelle du Québec.