Robert Desjardins
Robert Desjardins

Le curling est de retour et le calibre s’annonce relevé

Johanne Saint-Pierre
Johanne Saint-Pierre
Le Quotidien
Les tournois de curling sont de retour et les équipes de compétition sont au rendez-vous, si l’on se fie à l’engouement pour les tournois auxquels est associé Robert Desjardins. Les trois événements programmés affichent tous complet, que ce soit en double mixte ou en classe ouverte. Et ça commence en fin de semaine, au Club de curling Jacques-Cartier de Québec, qui accueillera la finale du Circuit Goldline double mixte de Québec.

« Cette finale devait avoir lieu à Chicoutimi en avril dernier, mais ç’a été annulé en raison de la COVID. Je l’ai reporté et cherché un club qui ouvrait assez tôt pour pouvoir la tenir avant le début de la nouvelle saison. Comme la majorité des clubs ne sont pas ouverts, on va donc la jouer au Club Jacques-Cartier de Québec. »

La limite a été fixée à 16 équipes et il y aura plus de 6000 $ remis en bourses. « Avec les classements gelés, les points ne compteront pas pour les classements canadiens et mondiaux, mais on a voulu garder le format de 16 équipes et l’inscription à 400 $ pour que les gens s’habituent au fait qu’à la fin de l’année, ça coûte un peu plus cher d’inscription. Par contre, il y a plus de bourses. Comme je garde un petit montant sur chaque tournoi du circuit Goldline, on pourra gâter un peu plus les participants lors de la finale. Ils ont plus de nourriture et différentes activités gratuites. De plus, 100 % des inscriptions sont remis en bourses. Alors, ça vaut la peine de venir le jouer même si c’est un peu plus cher d’inscription », fait valoir Robert Desjardins, responsable du tournoi.

Par contre, le fait que les points amassés ne compteront pas a incité des équipes de la Saskatchewan, du Manitoba et deux équipes de l’Ontario à renoncer à la finale, puisque leur participation aurait représenté des débours importants.

Calibre relevé

Malgré l’absence des équipes des autres provinces, Robert Desjardins assure que le tournoi s’annonce très relevé.

« Sur les 16 équipes inscrites, plus de 12 ont une chance de remporter le tournoi, estime-t-il. Le classement de certaines équipes ne reflète pas leur calibre. C’est juste qu’elles ont participé à peu de tournois en double mixte. Dans ma section, on retrouve Ginette Simard et Steeve Villeneuve, de Chicoutimi. Ils ont déjà remporté le tournoi de Chicoutimi en double mixte, mais comme ils ne participent pas à beaucoup de tournois, ils n’ont donc pas de classement », cite-t-il en exemple.

À Saguenay

L’Open de Saguenay se déroulera du 16 au 18 octobre au Club de curling Kénogami et, là aussi, le calibre sera très relevé. De grosses pointures seront au rendez-vous.

Associé à l’organisation de trois tournois, dont deux en double mixte et un en classe ouverte, Robert Desjardins constate que le calibre sera très relevé à chaque rendez-vous. Tous les tournois affichent complets. En fin de semaine, ce sera la finale du circuit Goldline en double mixte au Club Jacques-Cartier de Québec qu’il jouera en compagnie de sa fille Emilie.

« On a les deux meilleures équipes seniors de la province, dont Martin Ferland, qui fait son entrée dans le circuit senior cette année. Il sera avec sa nouvelle équipe qui compte Éric Sylvain, qui a joué le plus de Brier au Québec, et Maurice Cayouette, mon ancien coéquipier. C’est une équipe super solide. Et il y aura aussi François Roberge, avec le Jonquiérois Serge Reid, qui forment la meilleure équipe senior. Ces deux équipes feront partie des cinq meilleures inscrites au tournoi. »

Comme c’est en classe ouverte, les équipes proviennent de différentes catégories. Ainsi, on retrouvera Yannick Martel et sa nouvelle équipe, Desjardins et ses coéquipiers Jean-François Gionest, Pierre-Luc Morissette et Marc Alexandre Dion, l’équipe de Noémie Verreault, qui a représenté le Québec aux Scotties l’an passé, celle d’Alex Bédard, qui a représenté les hommes au Brier l’an passé, celle du natif de Jonquière, Jean-Sébastien Roy, etc.

« On a une brochette d’équipes de haut niveau dans diverses catégories. Je ne pense pas qu’on ait de tournois où il y a autant de gagnants de diverses catégories », avance le responsable du tournoi.

Le troisième tournoi au programme sera en double mixte et il aura lieu au Club Chicoutimi. Baptisé « Noël en folie », il remplace le tournoi initialement prévu à Valleyfield en octobre. Là aussi, seulement 16 équipes pourront s’inscrire au coût de 140 $ par équipe et un total de 1500 $ en bourses.

Format du bonheur

Pour les trois événements auxquels il est associé, Robert Desjardins préconise un maximum de 16 équipes, un format qui recèle de nombreux avantages.

« C’est le format du bonheur!, assure-t-il. On aurait pu avoir plus d’équipes que ça au tournoi de Kénogami (16 au 18 octobre), mais je reste à 16 parce que cette formule assure à tout le monde de jouer trois parties dans sa section. Puis, les huit meilleurs vont jouer les finales de la compétition et les positions de 9 à 16 vont jouer en ronde consolation. Tout le monde va jouer le dimanche et tout le monde est qualifié en ‘rondes finales’ », explique M. Desjardins.

Les participants ont la satisfaction de pouvoir disputer au moins quatre parties et ça crée des horaires agréables qui n’obligent pas les gens à jouer très tard le soir. « La seule chose, c’est que ça dilue un peu (les montants) au niveau des bourses », mentionne Robert Desjardins.

Sous la loupe

Inutile de dire que ce premier tournoi, en fin de semaine, donnera le ton pour les suivants en matière de respect des mesures sanitaires.

« On ne veut pas commencer trop gros et qu’à cause de nous, les clubs ferment », souligne Robert Desjardins, qui s’est assuré, en collaboration avec les comités COVID de chaque endroit, que les règles mises en place respectent les exigences de la Santé publique en matière de consignes sanitaires.

« En tant qu’organisateur, je n’ai pas le choix de faire le mieux possible pour que ça les respecte, dit-il. Le but, c’est vraiment de démontrer qu’on peut jouer au curling de façon sécuritaire. Nous avons fait parvenir trois pages de procédures à suivre à toutes les équipes. Tout est super bien structuré, dans la mesure où les gens suivent les directives. Et ils vont faire de leur mieux pour que ça le soit », ajoute celui qui espère que la Santé publique ne fermera pas tous les clubs de curling si, par malheur, il venait à y avoir un ou deux cas qui surviennent après un tournoi.