Le lac Saint-Jean s'est montré sous son pire visage, samedi dernier.

Le Club d'aviron d'Alma vient en aide à ses rameurs

Pour aider ses membres à composer le mieux possible avec les événements qui ont marqué la plus récente édition du marathon de 42 kilomètres à la rame de Festirame, le Club d'aviron d'Alma a cru bon de leur proposer une rencontre avec des intervenants d'un CLSC. Celle-ci a eu lieu lundi et elle donné l'occasion à des rameurs et à des proches d'échanger sur l'expérience vécue samedi dernier sur un lac Saint-Jean déchaîné.
<p>Le Club d'aviron d'Alma a pu récupérer ses embarcations qui avaient sombré dans le lac Saint-Jean. Malheureusement, elles sont une perte totale, comme en témoigne cette photo tirée de la page Facebook du club. </p>
Les dirigeants du club croient que l'exercice a été très profitable, principalement parce que chaque participant a vécu les événements à sa façon.
Ils ont tellement apprécié cette rencontre d'information sur les possibles réactions post-traumatiques qu'ils ont invité les rameurs des autres catégories à faire de même, mardi, dans un message diffusé sur le réseau social Facebook.
«Sachez qu'il est fortement conseillé de participer à ce genre de rencontre, et ce, peu importe comment vous vous sentez. Tous ceux qui ont participé au marathon de près ou de loin (ex. escorte, famille) peuvent y assister. Cette rencontre a été très bénéfique pour le club et nous avons pensé que vous pourriez être intéressés de passer par cette étape de groupe également», a écrit la direction du Club d'aviron d'Alma.
«La rencontre avec des intervenants du CLSC a eu lieu en fin d'après-midi, lundi, précise un dirigeant du club, François Bourgeois. C'est la direction du club qui a pris la décision d'offrir ce soutien aux membres. Nous sentions que certains en avaient besoin.
«La plupart des rameurs étaient présents, en plus de quelques escortes, des parents et des amis. Il ne manquait que trois ou quatre rameurs. La rencontre a permis à tout le monde de se retrouver, de discuter avec des intervenants, etc. On ne sait jamais comment les gens peuvent réagir. Personne n'a vécu les événements de samedi de la même manière. Deux (équipes) ont pu accoster leur aviron sans trop de problèmes. Ils ont moins souffert un peu des conditions et leur bateau a très bien réagi à la vague. Pour d'autres qui étaient en course, ce fut plus difficile.
«Nos gens ont apprécié la rencontre de lundi. Elle a fait du bien à tout le monde. Par exemple, une des rameuses qui a chaviré est arrivée à la rencontre en disant qu'elle ne mettrait plus jamais les pieds dans un aviron de sa vie. En sortant de la rencontre, elle a dit qu'elle se contenterait de ramer sur sa rivière...»
Par ailleurs, François Bourgeois note que les appels lancés sur les réseaux sociaux pour récupérer les embarcations perdues ont généré des réponses extraordinaires. Il assure que le club a grandement apprécié la collaboration reçue. Il a retrouvé ses bateaux perdus après deux jours de recherche, mais ils étaient dans un état lamentable. Il espère que les assurances couvriront une bonne partie des pertes.