Après avoir reçu l’autorisation du gouvernement, le club ProX Motocross Saguenay pensait pouvoir accueillir ses premiers utilisateurs lors de la fin de semaine du 9 et 10 mai. Il devra attendre puisqu’il a été avisé qu’il n’était plus autorisé vendredi après-midi.
Après avoir reçu l’autorisation du gouvernement, le club ProX Motocross Saguenay pensait pouvoir accueillir ses premiers utilisateurs lors de la fin de semaine du 9 et 10 mai. Il devra attendre puisqu’il a été avisé qu’il n’était plus autorisé vendredi après-midi.

Le circuit ProX Motocross Saguenay: volte-face après un feu vert

Coup de théâtre dans le milieu du motocross. Alors que le club ProX Motocross Saguenay avait obtenu jeudi l’autorisation d’accueillir les pilotes sur son circuit sis dans l’ancien secteur Saint-Jean-Vianney, voilà que vendredi après-midi, les dirigeants ont reçu un avais contraire les informant qu’ils n’auraient jamais dû avoir cette autorisation! Première à ouvrir dans la région, l’organisation se préparait en vue d’accueillir ses premiers clients durant la fin de semaine du 9 et 10 mai, si dame Nature collabore bien sûr.

Vice-président du club, Bobby Renaud n’en revenait pas de cette volte-face, lui qui avait effectué toutes les démarches requises auprès du gouvernement et des avocats pour que leurs installations soient reconnues comme service essentiel. Non sans surprise, il a reçu la bonne nouvelle, jeudi soir, et d’autres pistes de motocross au Québec lui ont emboîté le pas, dont l’organisation de Deschambault. Le retournement de situation de vendredi après-midi lui a prouvé qu’il avait raison d’être étonné.

Pour l’organisation de ProX, il n’en demeure pas moins que l’ouverture d’une piste de motocross est nécessaire dans la région afin de réduire les risques engendrés par les adeptes du motocross qui ont décidé de s’entraîner dans les pics de sable ou pire encore, sur les terres des agriculteurs.

« Qu’on ouvre ou qu’on n’ouvre pas, les adeptes du motocross vont rouler pareil. On a pas besoin de se promener longtemps sur Facebook pour voir que tout le monde a sorti sa moto. J’ai vu des tracks improvisées dans des pics de sable et des cultivateurs nous ont appelés pour nous demander d’ouvrir parce qu’il y a eu des bris sur leurs terres. Il y a aussi des propriétaires de carrière qui nous ont appelés parce qu’avec les menaces de poursuite, il n’y en a pas un qui veut avoir des motocross dans leur pic », explique M. Renaud.

« Il y a plusieurs pistes qui se sont improvisées un peu partout qui ne sont pas gérées et ne sont pas gérables, et c’est souvent dangereux, ajoute-t-il en entrevue téléphonique. On ne sait pas si on va avoir des courses, mais tout le monde a besoin de sortir et de se défouler. On a la chance d’avoir un sport individuel. »

Évidemment, l’accès aux installations se fera dans le respect des consignes émises par la Santé publique dès qu’ils recevront le feu vert pour de bon. Des mesures qui ne posent aucune difficulté pour l’organisation puisqu’il est facile de respecter le deux mètres de distanciation en tout temps pour les utilisateurs. « Nous sommes donc en train d’élaborer, en fin de semaine, un protocole pour gérer l’affluence de coureurs. On va probablement fonctionner par réservation, avec un petit nombre de pilotes sur la piste», avait indiqué M. Renaud en entrevue avant de recevoir l’avis contraire.

Comme le circuit est l’un des premiers à ouvrir au Québec, il est facile de penser que les coureurs vont se ruer pour réserver. « Si on voulait, on aurait 500 personnes par jour parce que tout le Québec viendrait. Mais on va privilégier les gens du club et de la région. On ne veut pas faire une passe de cash avec ça. On veut vider les pics de sable et on veut que les gens roulent ici, en sécurité. Parce que comme ça se passe présentement, ce n’est pas bon. Un saut fait à l’aide d’une pelle ronde, ce n’est pas comme un saut fait avec un bulldozer », met-il en relief.

Dès qu’elle aura à nouveau le feu vert, l’organisation a l’intention de faire respecter toutes les règles. « On n’a pas de bâtisse, tout se déroule à l’extérieur. On va exiger qu’il n’y ait pas de covoiturage et que les membres dans un véhicule soient tous de la même famille. On va probablement faire deux vagues, une le matin et une l’après-midi, avec des blocs de quatre heures, afin d’en faire rouler le plus possible. On veut faire vider les pics de sable parce que c’est sûr qu’il va arriver des accidents si ça continue. C’est un sport dangereux, mais personne ne s’est débâti sur notre piste l’an passé, souligne M. Renaud. Tandis que les accidents de motocross qui ont eu lieu, c’est dans des chemins de chalet, dans des zecs, des pics de sable, etc. »

À noter que la carte de la Fédération québécoise des motos hors route (FQMHR) sera obligatoire pour avoir le droit de rouler.