Pour deux des quatre plongeons, les participantes débutaient leur saut directement à partir de la falaise.

Le bronze pour Lysanne Richard

Lysanne Richard est pleinement de retour sur le circuit international de plongeon de haut vol Red Bull. À sa deuxième compétition de la saison, la Saguenéenne a décroché sa première médaille avec une troisième place à São Miguel, aux Açores, un archipel à environ 1500 kilomètres du Portugal.

Elle a ainsi savouré le 14 juillet son premier podium depuis 2016 après avoir raté la saison 2017 au complet en raison d’une blessure au cou. «Quand j’étais revenue de la première étape au Texas, j’étais un peu déçue d’avoir raté le podium. Après, j’avais dit que l’objectif réaliste, c’était 5, et l’objectif optimiste, c’était 3. Cette fois, je partais en me disant que l’objectif optimiste c’était un, mais réaliste, c’était 3. Donc, je suis super contente», d’expliquer Lysanne Richard lors d’une entrevue téléphonique, après un retour quelque peu compliqué à son domicile de Montréal.

«Ça fait plaisir, mais aussi surtout pour l’entourage. Ma famille immédiate, mon mari et mes enfants, fait beaucoup de compromis pour me laisser partir en compétitions. Tous les entraîneurs qui travaillent avec moi croient en moi et que je réussisse, ça leur montre qu’ils ont fait un bon travail», d’exprimer la plongeuse québécoise qui a été devancée par la Mexicaine Adriana Jimenez et l’Australienne Rhiannan Iffland. Cette troisième place lui permet de se retrouver au 4e rang du classement général.

Lysanne Richard, ici à droite, a remporté la médaille de bronze aux Açores en fin de semaine dernière. Elle a été accompagnée sur le podium par l’Australienne Rhiannan Iffland et la Mexicaine Adriana Jimenez.

Ce qui a fait une grosse différence dans son esprit, c’est la qualité de son deuxième plongeon optionnel qu’elle avait raté aux États-Unis. Cette fois, elle se montrait très satisfaite de son triple avant avec une vrille et demie, doté d’un degré de difficulté de 3.9.

«Il n’était pas prêt au Texas et ç’a été l’un de nos focus principaux à l’entraînement par la suite et il était rendu prêt. Ç’a donc très bien été. C’est sûr que c’est encore possible de l’améliorer. Comme tous mes plongeons, je sens que ce n’est pas encore tout à fait à point», analyse Lysanne Richard, mentionnant que la nouvelle tour de haut vol au parc Jean-Drapeau l’a beaucoup aidée, lui permettant de s’entraîner à la même hauteur qu’en compétition et à l’extérieur. Elle espère maintenant pouvoir obtenir des notes de 9 lors des prochaines épreuves. À commencer par celle de Sisikon en Suisse la semaine prochaine, ce qui lui permettra de garder la cadence.

Le panorama de la compétition aux Açores était encore une fois spectaculaire.

«J’ai l’impression que je vais y arriver. D’ici la fin de la saison, je pense que je vais être meilleure qu’avant dans mes départs, parce que je sais concrètement sur quoi travailler et que mes bases sont plus solides. Je ne suis pas tout à fait là encore. Je dois mettre encore un peu d’expérience dans mon corps. Il faut que je rebâtisse ma confiance également. C’est ce qui nous aide à sauter au départ. Quand on est plus craintifs, on a hâte d’arriver en bas», d’expliquer Lysanne Richard, mentionnant que les conditions étaient particulièrement difficiles aux Açores. Premièrement, deux des quatre plongeons se faisaient directement à partir de la falaise et les énormes vagues avaient un impact important sur la qualité des entrées à l’eau.

«Ç’a bien été. Même si j’avais une compétition demain, je pourrais être meilleure qu’en fin de semaine dernière. Je sais quoi améliorer et je vais travailler dans les entraînements. Des fois, c’est seulement de changer un détail et c’est déjà amélioré», d’indiquer la native du Saguenay qui profitera de son court séjour au Québec pour profiter de l’été en famille.

La confiance grandit de jour en jour pour Lysanne Richard.

Coupe du monde
Avec son retour à la compétition, Lysanne Richard met également la table pour la Coupe du monde FINA qui viendra mettre un terme à la saison en novembre, à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis. Elle défendra également son titre acquis en 2016. «Je pense que je vais vraiment être rendue optimale à ce moment. Ça fait également mon affaire, parce que c’est plus formel. Le sport va devenir un sport olympique en raison du développement qui se passe avec la FINA», de faire valoir Lysanne Richard.