L'avenir de Charles Hudon au centre?

L'avenir de Charles Hudon au sein du Canadien passera peut-être par une mutation à la position de centre, lui qui a toujours évolué à l'aile gauche.
Pour la première fois lundi, Hudon a pivoté un trio lors du match intragroupe de fin de journée au camp de développement de l'équipe. Les résultats n'ont pas été mauvais du tout. Le principal intéressé a lui-même été agréablement surpris.
«J'étais stressé parce que c'était une première pour moi, a-t-il commenté, mardi. Mais ça s'est très bien passé. Je ne sais pas si c'est une expérience qu'on souhaite répéter. Martin (Lapointe) me dit qu'il me voit davantage au centre avec l'excellente vision périphérique que je possède. Une position ou l'autre, ça ne me dérange pas. Mais j'aurai besoin de plus d'encadrement au centre.»
En octobre, Hudon va entreprendre sa carrière chez les professionnels. Son plan A est de faire ses débuts dans l'uniforme du Canadien. Évidemment, les Bulldogs de Hamilton représentent un plan B plus plausible et réaliste dans le cas du talentueux attaquant.
Mais Hudon est gonflé à bloc après avoir complété son stage dans les rangs juniors sur une note positive. Le patineur natif d'Alma, au Lac-Saint-Jean, affirme que l'échange qui l'a fait passer des Saguenéens de Chicoutimi au Drakkar de Baie-Comeau s'est avéré la meilleure chose qui puisse lui arriver. Il accorde beaucoup de mérite à l'entraîneur du Drakkar, Éric Veilleux, qui est d'ailleurs un des deux entraîneurs de la LHJMQ invités par le Tricolore au camp de développement cette semaine.
«Éric m'a beaucoup aidé pour ce qui s'en vient pour moi», a confié le patineur âgé de 20 ans, mardi.
Veilleux et Martin Lapointe, du Canadien, sont de bons amis après avoir évolué ensemble chez le Titan de Laval, dans la LHJMQ, au début des années 1990.
«Après l'échange au Drakkar, je recevais un message par jour ou presque de Martin (Lapointe). Souvent, c'était Éric qui me le transmettait en son nom. «Bouge tes pieds, bouge tes pieds', qu'ils n'ont cessé tous les deux de me répéter», a glissé Hudon en arborant un sourire.
À l'âge de 18 ans, le choix de cinquième tour en 2012 (122e au total) de l'équipe avait livré neuf matchs dans l'uniforme des Bulldogs en fin de saison.
Grégoire très occupé
Le camp de développement permet à un autre joueur du Drakkar (et ancien des Saguenéens de Chicoutimi), Jérémy Grégoire, de peaufiner sa préparation en vue de sa participation au camp d'évaluation d'Équipe Canada junior, qui aura lieu à Montréal au début d'août.
«C'est un été occupé comme je les aime, a commenté Grégoire. Je suis un 'maniaque» de l'entraînement. Je n'aime pas demeurer assis à ne rien faire.»
Grégoire, qui vient de parapher un contrat avec le CH, a la chance de s'entraîner au gymnase de son père, à Sherbrooke.
Cette invitation canadienne au camp d'évaluation n'était pas nécessairement attendue, mais il a bien l'intention de saisir l'occasion qui s'offre à lui.
«J'ai connu une bonne série Subway et j'ai eu une bonne progression, la saison dernière. Mais on ne sait jamais parce qu'il y a tellement de bons joueurs au Canada.»
Grégoire, cinquième choix du CH l'an dernier (176e au total), entend démontrer que sa constance, sa polyvalence et sa compréhension du jeu pourraient être de précieux atouts pour l'équipe canadienne. Il juge que ce sont ses principales aptitudes qui l'amèneront jusqu'à la LNH.
«J'ai obtenu 69 points la saison dernière, mais je ne suis pas nécessairement un attaquant à caractère offensif. Je travaille avec acharnement aux deux bouts de la patinoire. Ma bonne compréhension du jeu est un autre de mes atouts.»