Un bel esprit de camaraderie règne au sein du hockey mineur régional, mais la situation n’est pas toujours rose à l’intérieur des différentes associations.

L'association régionale de hockey pourrait sévir

Les dirigeants de Hockey Saguenay–Lac-Saint-Jean ont ressenti l’obligation de lancer un appel à la sensibilisation concernant certains commentaires racistes qui ont été formulés sur les patinoires de la région, au cours des dernières semaines. Les Autochtones seraient les communautés visées par ces commentaires désobligeants.

L’organisation qui encadre les différentes associations de hockey mineur a publié un message sur sa page Facebook, jeudi, en rappelant que ces comportements n’étaient pas tolérés. Les dirigeants de Hockey Saguenay–Lac-Saint-Jean ont avisé les ligues, entraîneurs et officiels sur la glace de faire preuve de prudence et de dénoncer toute situation jugée déplorable.

Le coordonnateur Pascal Bouchard a fait savoir que les représentants des Premières Nations de Mashteuiatsh, Obedjiwan et Chibougamau, notamment, font parfois face à des commentaires déplacés sur la glace.

« On a un événement qui nous est rapporté de temps en temps et malheureusement, à un moment ou un autre, il y a un joueur qui s’échappe, a-t-il concédé. On fait de la sensibilisation auprès de nos ligues et on demande de porter une attention particulière aux paroles qui peuvent se dire, pour que, justement, ça n’arrive pas. C’est sûr que ça ne sera pas toléré. »

Pascal Bouchard rappelle qu’une réglementation de Hockey Québec existe par rapport aux gestes antisportifs. L’intimidation et la tenue de propos racistes font partie des gestes réprimandés. Une pénalité mineure pour conduite antisportive peut être la sanction pour une première offense, allant jusqu’à l’expulsion du match et la suspension du joueur fautif.

« Avec les rapports d’arbitrage, ça peut se rendre aux comités de discipline », a soutenu le coordonnateur, ajoutant qu’aucune suspension n’avait encore été rapportée pour des propos racistes.

« On a eu certains cas plus graves, mais ça s’est réglé entre les organisations concernées et entre les jeunes, a ajouté M. Bouchard. Des lettres d’excuses ont été remplies en bonne et due forme. »

Pascal Bouchard a affirmé qu’aucun propos menaçant ou potentiellement violent n’aurait été rapporté. On parlerait davantage d’insultes et de commentaires intimidants.

« L’éducation commence à la maison et, en faisant une publication sur Facebook, on espère que les parents et le plus de gens possible seront conscientisés », a conclu Pascal Bouchard.