Je suis convaincu que plusieurs formations doutent de pouvoir aller chercher des centaines de milliers de dollars en commandites, comme elles le faisaient chaque saison. Ici, à Saguenay, c’est une énorme différence dans le budget des Saguenéens.
Je suis convaincu que plusieurs formations doutent de pouvoir aller chercher des centaines de milliers de dollars en commandites, comme elles le faisaient chaque saison. Ici, à Saguenay, c’est une énorme différence dans le budget des Saguenéens.

L’après-COVID-19 s’annonce difficile pour les clubs

Ça fait déjà trois longues semaines que nous sommes privés de sport. Pour moi, c’était un peu mon pain et mon beurre de tous les jours. Je trouve que le temps est long même si, au début, je m’informais un peu au sujet de ce fameux virus. On pensait que ça pourrait durer trois, quatre, voire cinq semaines, mais plus le temps passe, plus je trouve que c’est long ! Et ce ne sera sans doute plus jamais pareil lorsque cette crise du coronavirus sera derrière nous.

On remet tout en question. Au début, on espérait bien sûr des séries de fin de saison dans la Ligue nationale de hockey (LNH), dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ), dans la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), etc., mais rien n’est arrivé. Semaine après semaine, on annule tout. Personne n’aurait pu prédire une telle catastrophe.

Je suis toutefois assuré que le sport professionnel, malgré de nombreuses annulations, va reprendre sa place après de nombreux reports. On n’a qu’à penser aux Jeux olympiques qui, eux, auront lieu l’an prochain. En espérant bien entendu que les athlètes pourront performer et impressionner toute la planète encore l’an prochain.

La LNH, elle, étire l’élastique et donne encore de l’espoir aux partisans qu’elle pourra peut-être trouver une formule pour déterminer un champion de la Coupe Stanley pour la saison 2019-20. Mais plus le temps avance, plus le confinement se poursuit, ça me semble presque impossible, surtout du côté américain, que l’on puisse trouver cette fameuse formule.

Commandites au rendez-vous

Du côté de la LHJMQ, les propriétaires comptabilisent leurs résultats de la fin de saison. Je suis convaincu que plusieurs équipes sont à regarder le bilan financier. Ce sera extrêmement difficile pour la majorité des clubs. Oui, on regarde vers l’avenir, mais à quel prix ?

Je suis convaincu que plusieurs formations doutent de pouvoir aller chercher des centaines de milliers de dollars en commandites, comme elles le faisaient chaque saison. C’était la différence entre boucler le budget, un léger surplus ou un léger déficit. Ici, à Saguenay, c’est une énorme différence dans le budget des Saguenéens. C’est plusieurs centaines de milliers de dollars que les Sags allaient chercher dans la collectivité.

Je ne veux pas être pessimiste, mais pour avoir vendu de la publicité pendant une vingtaine d’années dans les médias, avec la fermeture depuis plusieurs semaines que vivent les commerces actuellement, fermeture qui se prolonge, les propriétaires vont être beaucoup plus parcimonieux dans leurs choix de publicité, où ils investiront leur argent pour ramener la clientèle dans leurs commerces.

Pression au golf

Maintenant, parlons un peu de golf. La saison arrive à grands pas. Les clubs sont eux aussi en mode gestion de crise. Pourront-ils ouvrir leurs installations aux dates prévues, soit vers la mi-mai ? D’autre part, pourront-ils offrir les mêmes services à leur clientèle ? Pour avoir parlé à des gens du milieu, seront-ils en mesure d’engager leurs employés pour préparer l’ouverture de la saison ?

Un club de golf n’est pas une entreprise qui met la clé sous la porte pour rouvrir quand on est prêt ! C’est la nature qui décide de la façon de faire...

S’ils ratent leur début de saison, ils risquent de mettre leur calendrier 2020 en péril. Pourront-ils obtenir une dérogation pour au moins permettre de faire le minimum requis pour préparer le terrain et la saison ? Je sais que l’on parle actuellement avec le gouvernement pour obtenir une exemption pour service essentiel, un peu celle obtenue par les sociétés d’horticulture un peu partout au Québec. 

De plus, pour les clubs de golf, il se pointe déjà des problématiques majeures à l’horizon. Certains clubs ont reçu l’annulation de certains tournois, une source importante de revenus pour les clubs. Il y a eu aussi l’annulation de réservations de salles durant les fins de semaine.

Parmi les autres questionnements, est-ce que les clubs pourront offrir à leur clientèle les mêmes services de vestiaires, de restauration, de voiturettes électriques et d’entretien des bâtons, etc. On est complètement dans le néant du côté des directions de clubs de golf.

Casse-tête généralisé

Et qu’en sera-t-il des autres organisations qui prévoient tenir des événements ? Je pense ici à Jean Delisle et au Challenge Banque Nationale de Saguenay, qui a toujours lieu à l’automne. Là aussi, je suis convaincu qu’on est en gestion de crise et surtout, en réunion pour préparer la prochaine édition. Est-ce que les commanditaires seront au rendez-vous malgré les succès obtenus par le tournoi ? Autre question : est-ce que les joueuses qui doivent se déplacer un peu partout à travers le monde pourront venir jouer chez nous, à Saguenay ? C’est la grande question et la réponse demeure inconnue pour l’instant.

En terminant, continuons de suivre les recommandations du gouvernement afin de pouvoir reprendre nos activités le plus rapidement possible et surtout, une vie tout à fait normale.